Réindustrialiser sans polluer, un parcours d'obstacles pour la France
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Macron Industrie
Reuters
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« La bataille pour la réindustrialisation est clé sur le plan économique, est clé sur le plan géopolitique, est clé sur le plan politique et sur l'unité de la nation ». Emmanuel Macron entend bien poursuivre l'offensive pour attirer de nouvelles usines en France. Lors d'un discours-fleuve au palais de l'Élysée le 11 mai dernier, le chef de l'État a annoncé les grands axes de la politique industrielle de l'économie française. Les associations écologiques ont d'ailleurs salué « la volonté de conjuguer les ambitions climatiques et industrielles ».
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Après l'épisode houleux des retraites, le président de la République veut redorer son blason en endossant son costume de chef de guerre d'une industrie abîmée par des décennies de délocalisations et de plans sociaux. Dès le lendemain, le chef de l'État s'est déplacé à Dunkerque, symbole de « la reconquête industrielle », selon l'Élysée en allant inaugurer la nouvelle usine de batteries ProLogium. Quelques jours plus tard encore, la Première ministre, Elisabeth Borne, est venue présenter la feuille de route de l'exécutif pour lutter contre le réchauffement climatique devant le Conseil national de la transition écologique. L'objectif affiché est de doubler la réduction des émissions de CO2 d'ici 2030.
Mais derrière cette vaste opération de communication, réindustrialiser la France sans polluer pourrait se transformer en chemin de croix.