Bitcoin : le G20 Finances refuse de le considérer comme une monnaie
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G20 Finances
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À la demande de la France et de l'Allemagne, les ministres des Finances du G20 ont planché sur la question des monnaies virtuelles lors de la réunion qui s'est tenue à Buenos Aires, les 19 et 20 mars. Dans leur compte-rendu, ils se sont accordés sur le fait que les "crypto-actifs ne réalisent pas les fonctions clés d'une monnaie virtuelle" et ne considèrent donc pas, de facto, le bitcoin comme une monnaie.
Le G20 Finances a néanmoins souligné l'intérêt des monnaies virtuelles, tout en alertant sur leur possible "implication sur la stabilité financière". D'ailleurs, le Conseil de stabilité financière (FSB) a lui-même reconnu que, "si les monnaies virtuelles ne font actuellement pas peser de risque sur la stabilité financière mondiale, cela pourrait changer" si ces outils venaient à être plus intégrés au système financier.
La réunion de Buenos Aires, à laquelle ont aussi participé les banquiers centraux, a du coup appelé le Groupe d'action financière (Gafi) "à avancer dans l'application à l'échelon mondial" des standards qui s'appliquent à la finance en général pour éviter que leur anonymat permette des opérations de blanchiment, le financement du terrorisme ou encore de l'évasion fiscale.
Le risque que cette cryptomonnaie serve a différentes activités illégales est une des raisons pour laquelle la France, par la voix de Bruno Le Maire, a souhaité aborder la question d'une éventuelle régulation du bitcoin lors du G20 Finances. En décembre, le ministre de l'Économie a déclaré sur le plateau de LCI qu'il était là "pour garantir la sécurité aux épargnants". Avant d'ajouter :
Les ministres ont ainsi demandé aux institutions comme le Conseil de stabilité financière (FSB) de "continuer à surveiller les crypto-actifs et leurs risques, et qu'ils évalue une réponse multilatérale si besoin".
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Plus tôt dimanche, la veille du sommet du G20 Finances, le Conseil de stabilité financière, qui coordonne la réglementation financière pour les pays du G20, avait déjà fait savoir qu'il rejetait les appels de plusieurs pays qui demandaient une régulation des cryptomonnaies.
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Toutefois, le FSB a souligné la nécessité d'une plus grande coordination internationale en matière de surveillance de ces technologies, qui évoluent vite, mais qui représentent toujours un secteur minuscule équivalant à moins de 1% du produit intérieur brut mondial.
(Avec AFP et Reuters)
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