Transition énergétique : le secteur pétrolier investit-il suffisamment ou non ?
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Champ pétrolier dans le Dakota du Nord (Etats-Unis).
Reuters
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Champ pétrolier dans le Dakota du Nord (Etats-Unis).
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... comme l'a montré la guerre de la Russie menée en Ukraine.
« Les prix mondiaux du gaz ont été multipliés par sept l'année dernière, 3% des approvisionnements mondiaux en gaz ayant été touchés par l'invasion de l'Ukraine par la Russie, obligeant les pays à augmenter leurs dépenses énergétiques et à se tourner vers le charbon », a remarqué Bernard Looney, PDG de BP, à New Delhi, lors de la conférence B20 samedi dernier, prélude au sommet du G20 qui se tiendra en septembre dans la capitale indienne. En Europe, on a même pu voir plusieurs pays dont l'Allemagne recourir au charbon pour assurer leurs besoins en électricité. Un comble pour le continent qui se veut le plus vertueux de la transition énergétique !
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Cela montre que le basculement vers une économie mondiale décarbonée a paradoxalement besoin des hydrocarbures pour réaliser cette transition. Car même si les énergies renouvelables progressent très rapidement, passant dans le mix énergétique mondial d'une part de moins de 1% en 2000 à 7% en 2022, elles restent largement insuffisantes pour répondre aux besoins en énergie, qui restent dominés par les hydrocarbures à quelques 83% (pétrole 32%, charbon 27% et gaz naturel 24%), selon le dernier Statistical review of world energy.