En Europe, la taxe carbone aux frontières pourrait rapporter 3 milliards d'euros
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Cette taxe aux frontières doit permettre de limiter les importations carbonées sur le Vieux continent.
Reuters
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Cette taxe aux frontières doit permettre de limiter les importations carbonées sur le Vieux continent.
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À
partir de dimanche, les entreprises européennes importatrices vont devoir rendre compte des émissions de gaz à effets de serre des produits importés à des pays tiers. « Une phase de reporting à blanc », comme l'expliquait Bercy ce vendredi 29 septembre.Cette période, qui doit s'étendre jusqu'à fin 2025, « doit nous permettre de fiabiliser la méthode et d'avoir une meilleure approche du prix du carbone d'importation », a ainsi détaillé le ministère de l'Economie lors d'une réunion avec des journalistes. Inscrit dans la politique de « Green Deal » de l'Europe, cet outil vise notamment à protéger la politique de diminution des émissions de gaz à effet de serre des possibles « fuites de carbone ».
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Concrètement, il obligera les entreprises qui importent dans l'Union européenne «
des marchandises à forte intensité carbone» de certains secteurs à payer une taxe sur le CO2 émis lors de leur fabrication à l'étranger.
L'objectif est ainsi d'imposer la règle du « pollueur payeur » aux entreprises implantées en dehors de l'Union européenne. « Le principe du CBAM (Carbon Border Adjustment Mechanism) est d'instaurer le même prix du carbone pour les produits domestiques et importés », résument les économistes Etienne Espagne (Banque mondiale) et Michel Aglietta dans l'ouvrage sur « L'économie mondiale 2024 »(CEPII). Au total, près de 10.000 entreprises en Europe pourraient être concernées.