Présidentielle : pourquoi la BCE pourrait perturber les 100 premiers jours du mandat du futur chef de l'Etat
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Durant cette campagne présidentielle, le nom de la Banque centrale européenne (BCE) n'a pratiquement pas été évoqué. Pourtant, ses futurs choix de politique monétaire seront déterminants pour tracer le cadre dans lequel sera mené le programme du candidat qui sera élu le 24 avril.
L'institution monétaire réunit ce jeudi son conseil des gouverneurs. A l'ordre du jour, l'examen de l'évolution de l'inflation, qui s'est affichée à un niveau record en mars, à +7,5% sur un an, après +5,9% en février. La Réserve fédérale américaine et la Banque d'Angleterre ont déjà enclenché le relèvement des taux directeurs pour calmer la hausse généralisée des prix.
Seule la BCE temporise, alors que sa mission est d'agir pour maintenir ce niveau à 2%. "Si le chemin du resserrement est acquis, des divergences subsistent entre les membres, explique Thomas Giudici, co-responsable de la gestion obligataire chez Auris Gestion.
L'enjeu est de taille pour le prochain locataire de l'Elysée, car un resserrement de la politique monétaire européenne limitera les marges de manœuvre financières pour l'application des programmes politiques.
Ainsi aux Etats-Unis, malgré les premières hausses de taux de la Fed, l'inflation a atteint 8,5% en mars, son plus haut niveau depuis 40 ans, avec des prix records pour l'essence ou l'alimentation.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Cette tendance pourrait lors des élections de mi-mandat en novembre faire perdre à Joe Biden sa majorité démocrate au Congrès où il bataille toujours pour faire passer l'intégralité de ses plans de relance, fers de lance de son programme présidentiel.
À lire également
La BCE, elle, doit composer avec des pays qui sont en difficulté. Même l'Allemagne voit la dynamique de son modèle économique basé sur les exportations freinée par les perturbations chroniques dans les chaînes d'approvisionnement et le coût de l'énergie. Cette perte de compétitivité est aussi accentuée par l'effet de change.