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Les hostilités reprennent entre les Bettencourt

latribune.fr avec Reuters

Publié le 08 juin 2011 à 11:57 - Mis à jour le 08 juin 2011 à 12:01

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18 juillet 2026

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La fille de Liliane Bettencourt demande à nouveau la mise sous tutelle de sa mère. La nouvelle requête met en cause Me Pascal Wilhelm, désigné par avance comme le gestionnaire des affaires de la milliardaire en cas d'incapacité alors que ce dernier est aussi l'avocat d'une société de l'homme d'affaires Stéphane Courbit dans laquelle Liliane Bettencourt vient d'investir 143 millions d'euros.

La bataille judiciaire reprend entre Liliane Bettencourt et sa fille. Le conflit famillial qui semblait terminé entre l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt, et sa fille, Françoise Meyers, reprend avec une nouvelle demande de placement sous tutelle de l'octogénaire.

L'avocat de Françoise Meyers a saisi un juge des tutelles de Courbevoie (Hauts-de-Seine) pour obtenir, selon le journal Le Monde, des mesures de protection juridique limitant les possibilités d'initiative financière de la milliardaire. "Des inquiétudes sont apparues qui font craindre de nouvelles dérives contraires aux intérêts de Mme Liliane Bettencourt. Se reconstitue autour (d'elle) un cercle qui se prétend affectif au détriment de sa famille", lit-on dans la requête déposée lundi et publiée en partie par le journal.

La nouvelle requête met en cause notamment Me Pascal Wilhelm. Cet avocat dispose d'un "mandat de protection future" le désignant par avance comme le gestionnaire des affaires de la milliardaire en cas d'incapacité. Le mandat a été prévu après l'accord signé entre Françoise Bettencourt-Meyers et sa mère. Cet avocat est aussi celui d'une société de l'homme d'affaires Stéphane Courbit, spécialisé dans les paris en ligne et les médias, où Liliane Bettencourt vient d'investir 143 millions d'euros.

Le bâtonnier de Paris, Jean Castelain, a décidé d'ouvrir une enquête interne pour déterminer si Me Wilhelm - qui fut l'avocat de Patrice de Maistre, ex-gérant de fortune de Liliane Bettencourt, lui-même mis en cause dans le passé - est oui ou non en situation de conflit d'intérêt. "J'ai désigné un membre du conseil de l'ordre pour conduire cette enquête déontologique, conformément aux règles", a-t-il dit à Reuters. Sollicité pour un commentaire, Me Wilhelm n'a pas répondu aux messages.

Dans une ordonnance du 25 mars dernier, également publiée par Le Monde, le juge des tutelles de Courbevoie a déjà conclu que "les facultés cognitives de Mme Liliane Bettencourt (étaient) nettement altérées par une maladie cérébrale". "Ces altérations mettent Mme Bettencourt dans l'impossibilité de pourvoir seule à ses intérêts", dit l'ordonnance du juge, qui ne pouvait toutefois plus agir après un retrait d'une première demande de Françoise Meyers. L'héritière de 88 ans souffre depuis plusieurs années d'une maladie neurologique affectant sa mémoire, ses capacités de concentration et de compréhension, soutenaient de longue date les avocats de Françoise Meyers.

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Mais les avocats de Françoise Meyers contestent le mandat de protection future confié à l'avocat Pascal Wilhelm et le désignant par avance comme le gestionnaire des affaires de la milliardaire en cas d'incapacité.

Ils affirment également que le nouvel entourage, y compris médical, de la milliardaire fait craindre de nouvelles dérives, notamment financières, contraires à ses intérêts.

"Elle aura la monnaie de sa pièce, je ne veux pas me faire marcher dessus" répond Liliane Bettencourt

Liliane Bettencourt se dit "ulcérée" par la nouvelle demande implicite de mise sous tutelle engagée par sa fille Françoise Meyers et annonce qu'elle lui rendra "la monnaie de sa pièce." Dans une interview au Point.fr, l'héritière de L'Oréal affirme qu'elle se déferait plus facilement de sa famille que de son propre entourage. "Je suis ulcérée et malheureuse. Parce que c'est ma fille. C'est épouvantable ce qu'elle fait. Elle aura la monnaie de sa pièce, je ne veux pas me faire marcher dessus", dit-elle.

Liliane Bettencourt estime que sa fille, qui a été "gâtée, choyée, même récemment financièrement" se met "hors du jeu". "Moi, je suis dans le jeu. Je sais très bien comment elle est. Quand elle a quelque chose dans la tête, elle est hargneuse. Elle tient la ficelle, elle ne veut pas lâcher", estime-t-elle. "Mais elle va se foutre par terre, elle va être très malheureuse et seule."

Parallèlement, les enquêtes judiciaires nées de cette affaire se poursuivent à Bordeaux et un juge d'instruction a rendu visite mardi à Liliane Bettencourt à Neuilly, après deux refus de sa part de déférer à des convocations.

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Ces informations judiciaires, qui concernent notamment l'ancien ministre Eric Woerth, poussé à quitter le gouvernement fin 2010, menacent toujours potentiellement l'Elysée à moins d'un an de l'élection présidentielle de 2012, puisqu'il est aussi question d'un éventuel financement illégal de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007. Dans cette affaire, Mère et fille sont d'accord pour demander une annulation de procédure, plaidée lundi à Bordeaux. La décision a été mise en délibéré au 28 juin.

latribune.fr avec Reuters

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