Le Qatar pourrait investir 10 milliards de livres en Grande-Bretagne

Parmi les projets de l'émirat figure une centrale nucléaire que le français EDF doit construire à Hinkley Point, à l'ouest de l'Angleterre selon le Financial Times.

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Le Premier ministre britannique, David Cameron, serre la main du Premier ministre qatari, le Cheikh Hamad bin Jassim al-Thani, en mai 2012 devant le 10 downing street à Londres. Copyright Reuters
Le Premier ministre britannique, David Cameron, serre la main du Premier ministre qatari, le Cheikh Hamad bin Jassim al-Thani, en mai 2012 devant le 10 downing street à Londres. Copyright Reuters (Crédits : REUTERS/Luke MacGregor)

Et un investissement de plus. Le Qatar serait en discussion avec le gouvernement britannique pour investir 10 milliards de livres (soit environ 11,5 milliards d?euros) dans des projets d?infrastructures dans le pays selon le Financial Times.

Investisseur chef EDF ?

Parmi les projets dans lesquels le riche émirat pourrait investir figure la centrale nucléaire que le français EDF doit construire à Hinkley Point (ouest de l'Angleterre), selon le quotidien de la City qui cite des sources proches des négociations. EDF cherche de nouveaux partenaires pour ses projets nucléaires au Royaume-Uni alors que son partenaire initial, le groupe britannique Centrica, a jeté l'éponge.

Investissements dans l?énergie, les transports

Le gouvernement britannique, qui mène une politique d'austérité drastique, cherche aussi à faire investir le Qatar dans des centrales à gaz, dans l'éolien ou dans des projets routiers et ferroviaires, poursuit le FT. Gros investisseur en Grande-Bretagne, le Qatar a financé 95% de la construction du gratte-ciel londonien Shard, le plus haut d'Europe. Il détient par ailleurs notamment une participation dans la banque Barclays et possède le magasin de luxe Harrods.

Le Qatar est également très présent en France, où ses investissements suscitent la polémique. Il y possède notamment des parts dans de grandes entreprises comme Total (3%), Vinci (7%), Lagardère (12%), Veolia Environnement (5%) ou LVMH (1%) et Vivendi (3%), ainsi que des hôtels de luxe et le club de football Paris-Saint-Germain (PSG).

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Commentaires 7
à écrit le 14/03/2013 à 14:45
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Tiens, Cameron se prépare pour être associé dans un fond d'investissement quatari ?

à écrit le 14/03/2013 à 13:23
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surtout sur des projets d'état où la guerre des prix n'existe pas ! seul le rendement dirige ce pays qui vend à prix d'or son gaz/pétrole pour mieux "nous" racheter , sorte ce colonnialisme inversé .

à écrit le 14/03/2013 à 12:12
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Heureusement qu'il y a le Qatar pour investir. Il faut bien avouer qu'il bénéficie contrairement aux investisseurs locaux d'une réglementation sur mesure. Quand à investir dans le projet d'EDF qui propose un KW/h sur son EPR à 2 fois le prix du march...

le 14/03/2013 à 12:40
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Pour cela que la France et l'UK ont annonce hier vouloir livrer des armes aux insurges islamistes terroristes en Syrie (malgre l'embargo declare des Nations Unies sur les livraisons d'armes en Syrie), qui sont soutenus par la Qatar. L'UK et la France...

le 14/03/2013 à 15:00
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"....que les dames qui travaillent au bois de Boulogne." Euh... Attention aux apparences !

le 14/03/2013 à 15:15
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@Viking ,Ok je comprend mieux pourquoi les Qataris veulent perdre leurs pétrodollars dans un projet non viable économiquement. C'est un prêté pour un rendu : je te finance ton EPR, en échange on ferme les yeux sur le Djihad en Syrie. C'était bien la ...

le 14/03/2013 à 17:09
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+1 aka : la geopolitique est simple : suivez les petrodollars et le Qatar, c'est lui qui donne le rythme et les regles du jeu et camoufle ainsi ses agissements sombres

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