Pourquoi le groupe Aéma est prêt à débourser 3,2 milliards pour Aviva France

 |  | 1303 mots
Lecture 7 min.
En cas de succès de l'opération de rachat d'Aviva France, le groupe Aéma disposerait de 11 milliards d'euros de fonds propres.
En cas de succès de l'opération de rachat d'Aviva France, le groupe Aéma disposerait de 11 milliards d'euros de fonds propres. (Crédits : SIMON DAWSON)
Le groupe mutualiste, né du rapprochement de Macif et d’Aésio en janvier dernier, fait une offre pour la reprise de la totalité des activités d’Aviva France. L'opération sera financée sur fonds propres et une dette subordonnée de 1,75 milliard d'euros. L'intersyndicale d'Aviva a aussitôt salué cette reprise par le mutualiste français.

Après une compétition de six mois, Aéma Groupe, né en janvier dernier du rapprochement de Macif et Mutuelle Aésio, a fini par l'emporter. L'assureur mutualiste vient en effet d'entrer en négociations exclusives avec l'assureur Britannique Aviva pour le rachat de la filiale française, dans l'intégralité de son périmètre, Aviva France.

Aéma Groupe a ainsi mis sur la table 3,2 milliards d'euros, une offre qui ne serait pourtant pas la mieux disante financièrement. Toutefois, son compétiteur le plus sérieux, le tandem formé par Allianz et l'assureur-vie Athora, ne se serait pas aligné sur ce prix, selon des sources proches des négociations.

Le pari d'Amanda Blanc, patronne d'Aviva depuis l'été dernier et maitre d'œuvre du recentrage du groupe britannique sur ses marchés stratégiques (Royaume-Uni, Canada et Irlande), d'annoncer cette vente avant la présentation des résultats annuels le 5 mars, est donc tenu. La cession des activités polonaises, pour un montant estimé de 2 milliards d'euros, est également en bonne voie de finalisation, après la vente, en septembre dernier, de la filiale de Singapour, pour 1,9 milliard d'euros.

Opération structurante sur le marché français

Pour Aéma Groupe, cette opération est structurante à plusieurs égards. Elle lui permet de doubler sa taille, avec un chiffre d'affaires pro forma de 16 milliards d'euros de primes. Elle renforce aussi considérablement sa présence dans l'assurance-vie, grâce à la reprise de la gestion des contrats de l'Afer, puissante association d'épargnants, qui pèse plus de 55 milliards d'euros...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 23/02/2021 à 12:36 :
C'est marrant ça !
D'avoir confier à une boite le 'soin' de trouver de nouveaux noms à des entreprises ou des produits français fait qu'ils ont tous désormais des noms de pot de yaourt ! Ou de gel douche...

Aésio, Aéma, aviva... areva, clio, twingo ! ouga ouaga dans la jungle !
a écrit le 23/02/2021 à 12:24 :
Brexit, Contrats financiers à renégocier, ou pas ? Obligations pour le Royaume-Uni de respecter les contrats déjà signés. Autorisation à négocier en France ? Le volet financier du Brexit étant en négociations, ça reste la grande inconnue.
Marchés prioritaires pour Aviva, maintenant : Royaume-Uni, Canada, Irlande.
Causes toujours, tu m'intéresses.......
Réponse de le 24/02/2021 à 12:24 :
Vous vous parlez à vs même ou au seul usage des sourds et malentendants ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :