[Article publié à 09h11, dernière mise à jour à 19h.]
C'est pour le moins inhabituel : ce sont la Banque centrale européenne (BCE) et la Commission européenne qui viennent d'annoncer ce mercredi matin le rachat de la banque espagnole aux abois Banco Popular par sa compatriote beaucoup plus solide, Santander. Pour un euro symbolique.
Tous les actifs et le capital de Banco Popular, qui avait perdu la moitié de sa valeur boursière en une semaine, ont été transférés ce jour à Santander. Le schéma a été validé par la Commission européenne.
Les autorités européennes ne précisent pas ce qu'il adviendra de la montagne de 37 milliards d'euros de créances douteuses, pour l'essentiel immobilières, de Popular.
Le ministre espagnol de l'Economie, Luis de Guindos, a salué la résolution :
Santander indique dans son propre communiqué qu'elle procédera à une augmentation de capital de 7 milliards d'euros pour financer l'opération qui la hissera au rang de première banque espagnole avec 17 millions de clients, devant CaixaBank. La banque dirigée par Ana Botín précise qu'elle va provisionner 7,9 milliards d'euros afin de couvrir le passif douteux ou irrécouvrable de Popular. L'opération devrait être neutre sur son ratio de fonds propres (CET1) et produire des synergies annuelles de l'ordre de 500 millions d'euros à partir de 2020.
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