Les marchands d'or ne veulent pas "d'aventuriers" dans leur profession
Christine Lejoux
Christine Lejoux
Les négociants d'or voient rouge. Ils viennent de se constituer en chambre syndicale -la Chambre syndicale des négociants d'or et de bijoux d'occasion (CSNOBO)-, afin de mieux réglementer leur profession. L'objectif de leur courroux? Tout un chacun peut s'improviser marchand d'or, peu importent sa connaissance du métal jaune et son casier judiciaire. La faute à une réglementation qui remonte à... Napoléon 1er, et qui n'a "rien de précis, rien de clair", déplore Gilles Rebibo, président-fondateur de la CSNOBO.
Si les marchands d'or sont aujourd'hui si soucieux de défendre leur pré carré, c'est parce que l'envolée de 532% du prix du métal jaune, au cours des douze dernières années, à 1.721 dollars l'once aujourd'hui, a suscité bien des vocations. Alors que la France comptait 1.000 négociants d'or il y a quatre ou cinq ans, on en dénombre aujourd'hui 3.000 environ.
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"Il faut que les règles soient les mêmes pour tout le monde, pour éviter toute concurrence déloyale", martèle Gilles Rebibo. Qui fustige les "aventuriers de toute sorte" et réclame une réglementation "précise et compréhensible" du secteur. Lequel a vu son chiffre d'affaires quadrupler au cours des quatre dernières années, une officine générant en moyenne 600.000 à 800.000 euros de revenus par an.
Christine Lejoux
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