Goldman Sachs au centre d'une enquête sur ses liens avec l'ex-régime de Kadhafi

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La U.S Securities and Exchange Commission (SEC) mène notamment des investigations portant sur un stage accordé en 2008 au frère d'un ex-dignitaire du régime lybien.
La U.S Securities and Exchange Commission (SEC) mène notamment des investigations portant sur un stage accordé en 2008 au frère d'un ex-dignitaire du régime lybien. (Crédits : reuters.com)
Les autorités américaines s'enquièrent des moyens que la banque d'outre-atlantique aurait utilisés pour s'attirer les faveurs du Fonds souverain libyen sous l'ancienne dictature.

La banque d'affaires américaines au centre d'une nouvelle enquête des autorités des États-Unis, et cette fois à cause... d'un stage. Selon le Wall Street Journal (WSJ), l'U.S Securities and Exchange Commission (SEC), gendarme boursier, mène notamment des investigations portant sur un stage accordé en 2008 au frère d'un ex-dignitaire du régime lybien: Mustafa Zarti.

Celui-ci était, sous le règne de l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi, le chef adjoint du Fonds souverain libyen, avec lequel Goldman Sachs était à l'époque engagée dans des opérations à hauteur d'un milliard de dollars.

Le bénéficiaire autorisé à rester pendant un an après la fin de son stage

La décision avait été prise à un moment où les relations entre les deux partenaires "commençaient à se détériorer", affirme le WSJ.

Les enquêteurs cherchent donc à savoir si le stage a été accordé en l'échange de contreparties et pourquoi son bénéficiaire, Hatem Zarti, a été autorisé à rester dans la banque pendant un an, soit "bien après la fin de son stage", assure le quotidien économique américain, disant s'appuyer sur une source proche du dossier.

Interrogé par le journal, un porte-parole de la banque a toutefois démenti tout lien entre ce stage et le Fonds libyen.

Des voyages de Lybiens aux frais de Goldman Sachs

Selon le journal, la SEC enquête également sur des voyages que des responsables des investissements libyens auraient effectués à Londres et au Maroc aux frais de Goldman Sachs.

La législation en vigueur aux Etats-Unis interdit en effet aux entreprises américaines d'offrir de l'argent ou des objets de valeur à des responsables étrangers afin de décrocher des contrats.

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Commentaires
a écrit le 20/09/2014 à 16:09 :
Pas de panique, la banque négociera paieras une amende, fera sauter quelques fusibles et puis c'est tout ._
a écrit le 20/09/2014 à 12:27 :
Le fond lybien, c'est ce qui en restait, après que la société générale qui en gérait un bout en a bouffer la moitié ?
Réponse de le 24/09/2014 à 13:35 :
Grâce à notre bon Sarkozy, il est de retour !
a écrit le 19/09/2014 à 16:35 :
C'est bon Golman Sachs en a vu d'autres. Elle a pu maquiller camoufler la dette de la Grèce et parier sur sa faillite, spéculer sur sur l'effondrement des subprimes qu'elle avait vendues à ses clients et ainsi plonger le monde dans une crise financière. Alors cette histoire avec les lybiens qui doit se chiffrer en millions ou dizaine de millions, c'est peanuts pour eux ! ca va glisser sur eux comme sur les plumes d'un canard.

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