Les banques ont déboursé 60 milliards de dollars pour litiges en 2014

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Pour les banques américaines, c'est à partir de 2011 que les coûts se sont envolés, alors que c'est à partir de 2012 que la facture s'est alourdie côté banques européennes.
Pour les banques américaines, c'est à partir de 2011 que les coûts se sont envolés, alors que c'est à partir de 2012 que la facture s'est alourdie côté banques européennes. (Crédits : reuters.com)
Les banques américaines et européennes ont payé 60 milliards de dollars, soit 48 milliards d'euros, entre janvier et septembre 2014 pour régler les litiges qui les visaient. Un montant qui représente déjà le tiers des sommes versées entre 2009 et 2014, selon une étude publiée mardi 2 décembre.

La facture s'alourdit pour les établissements bancaires occidentaux. Entre 2009 et septembre 2014, les litiges ont coûté 178 milliards de dollars (143 milliards d'euros) aux principaux groupes bancaires européens et américains*, selon des données compilées dans une étude du cabinet Boston Consulting Group.

Les coûts liés aux litiges ont nettement augmenté depuis le début de la crise financière, les banques américaines ayant réglé à elles seules 65% de la facture totale.

Les régulateurs américains sur le qui-vive

Cette disproportion s'explique par des régulateurs américains particulièrement actifs: la quasi-totalité (98%) des 115 milliards de dollars payés par les banques américaines viennent de demandes de leur régulateur, tout comme près de la moitié (45%) des 63 milliards versés par les banques européennes.

Pour les banques américaines, c'est à partir de 2011 que les coûts se sont envolés, avec les litiges liés aux crédits "subprimes" (crédits hypothécaires à risques), alors que c'est à partir de 2012 que la facture s'est alourdie côté banques européennes, avec notamment les scandales de manipulation des taux interbancaires (Libor, Euribor), des affaires de blanchiment d'évasion fiscale, ou de violation d'embargos aux Etats-Unis.

"Il est inutile d'essayer de contourner les régulations. Au contraire, les banques doivent se montrer de bonne volonté, aller plus loin encore que les exigences du régulateur", explique l'une des responsables de l'étude, Gwenhaël Le Boulay, directeur associé au BCG Paris.

Pression croissante

Le rapport, intitulé "Risques globaux: vers des banques transparentes", souligne la pression croissante exercée par la régulation sur le secteur: "chaque région, chaque produit, chaque entité légale est, ou sera prochainement, soumis à une régulation spécifique".

"Pour assurer la transition réglementaire, il est essentiel que les banques établissent un plan précis de gestion des risques réglementaires et mettent en place une structure de contrôle", estiment les auteurs.

Cette plus grande transparence peut représenter une opportunité pour les banques, selon BCG, qui souligne notamment qu'une meilleure collecte des données et une amélioration des systèmes informatiques permettra de faire des analyses plus fines et plus objectives.

*(Bank of America, JPMorgan Chase, Citigroup, Morgan Stanley, Wells Fargo, Goldman Sachs, BNP Paribas, Credit Suisse, Deutsche Bank, UBS, HSBC, Barclays, Royal Bank of Scotland, Rabobank, Lloyds Banking Group, Standard Chartered, ING, Santander)

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Commentaires
a écrit le 04/12/2014 à 11:34 :
Il a été écrit par qui cet article?
Quand on voit de quoi sont accusées les banques en question et les pratiques qui leur sont reprochées, on est très loin des litiges. On est dans la criminalité.
a écrit le 02/12/2014 à 19:22 :
Ils ont le droit aux chèques en bois ! Moi j'y pas le droit ! Toi tu as le droits ?
a écrit le 02/12/2014 à 13:17 :
Il y a un autre chiffre c'est les 80 milliards que les banques ont dépensés pour les agences de lobbying au niveau Européen.
a écrit le 02/12/2014 à 12:13 :
Votre article parle pudiquement de litiges.
Dans certains cas, des banques françaises ont participé à des escroqueries en bandes organisées. Dans #affaireapollonia 1 milliard € de préjudice, 1000 victimes 32 mises en examen, 11 témoins assistés (dont des banques !). Le "litige" n'est pas encore réglé, l'affaire suit "péniblement" son cours pepuis 2008 au tribunal à Marseille
a écrit le 02/12/2014 à 11:56 :
Ces condamnations de banques prouvent deux choses : La première c'est que ce sont de véritables voyous qui se font prendre la main dans le sac.
La seconde c'est qu'ils gagnent beaucoup trop d'argent sur le dos de l'économie réelle puisque des amendes qui ruineraient un Etat ne les empêchent pas de distribuer bonus et dividendes.
Et tout le monde trouve ça normal ?
a écrit le 02/12/2014 à 11:04 :
Il est clair que les banques sont devenues des groupuscules qui troublent gravement l'ordre public.
Il conviendra de poursuivre les administrateurs des banques car ils sont à l'origine ceux et celles qui organisent les banques en véritables mafias.
a écrit le 02/12/2014 à 10:51 :
Racailles en col blanc.

J'ai plus de respect pour Al Capone que pour les jeunes diplomés de HEC qui vont travailler dans une banque
Réponse de le 05/12/2014 à 18:41 :
Moi, je préfère Robin des bois, mais chacun son époque! De toute façon dans les deux cas on savait dans quel camp ils étaient, contrairement aux banquiers qui vous disent "qu'ils travaillent pour votre intérêt", mais en réalité!...

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