BNP Paribas surprend avec des résultats record au second trimestre
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Le groupe BNP Paribas dépasse les attentes au second trimestre et solde un premier semestre très solide.
Regis Duvignau
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Le groupe BNP Paribas dépasse les attentes au second trimestre et solde un premier semestre très solide.
Regis Duvignau
Les analystes financiers attendaient les résultats du second trimestre de BNP Paribas avec une certaine prudence, à l'affût du moindre signe de ralentissement de l'activité. Finalement, la première banque de la zone euro a surpris en publiant un résultat net record de 3,2 milliards d'euros, en hausse de 9%, largement supérieur aux attentes du consensus, avec une contribution positive de tous les métiers. Une fois de plus, la croissance des revenus (8,5%) a été supérieure à celle des coûts (+7,5%). Sur le semestre, le résultat net s'élève à près de 5,3 milliards d'euros (+13%) pour un produit net bancaire en progression de 10% à 26 milliards d'euros.
La banque souligne ainsi « sa trajectoire solide » que ces résultats viennent de confirmer. Ils reflètent notamment d'excellentes performances dans la banque de détail en France, dans le leasing automobile (Arval) et dans la banque de financement et d'investissement. Ce qui est au passage de bon augure pour Société Générale qui doit présenter ses résultats mercredi prochain, malgré la perte de 3,2 milliards d'euros que la banque va encaisser pour solder son aventure russe.
Dans le détail, ce sont les bonnes performances trimestrielles du pôle de banque de détail et services financiers spécialisés qui se distinguent, avec une progression de 11% des revenus à 7,2 milliards d'euros. A noter, notamment, la forte progression des encours de crédits (+7%) et des dépôts (+7,5%). L'activité d'Arval et le Leasing Solutions réalise un bond de 33% et son résultat avant impôts de 72% à 545 millions d'euros. Comme au premier trimestre, les activités de la BFI soutiennent globalement le groupe, avec des revenus en hausse de 10,6% à 4,1 milliards d'euros.
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Dans un contexte de marché pourtant difficile, la banque s'est appuyée sur ses points forts, comme les produits de taux et de change, et les matières premières. Les dérivés actions ont également été soutenus alors que les Bourses ont connu un semestre calamiteux. Les opérations de financements aux grandes entreprises sont en revanche en baisse, ces dernières ayant levé le pied sur le refinancement, compte tenu de la montée des taux. Autre fait saillant, le coût du risque reste faible, à 33 points de base, malgré de nouvelles dotations aux provisions ex ante, c'est-à-dire, sur des risques non avérés.
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