Climat : l'assemblée générale de BNP Paribas chahutée par des ONG
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Première banque européenne, BNP Paribas est régulièrement dénoncée par les ONG pour son exposition sur le secteur pétrolier.
Reuters
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Première banque européenne, BNP Paribas est régulièrement dénoncée par les ONG pour son exposition sur le secteur pétrolier.
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Le climat s'invite de plus en plus aux assemblées générales (AG) des actionnaires. Après le refus de TotalEnergies d'inscrire, fin avril, une résolution déposée par un pool d'actionnaires sur la stratégie climat du groupe, ou les questions posées à AXA lors sa dernière AG sur ses investissements dans le pétrole, c'est au tour de l'assemblée générale de BNP Paribas d'être perturbée par des militants écologistes pour dénoncer la politique climat de la banque.
Une quinzaine de militants, notamment de l'ONG Les Amis de la Terre, ont ainsi protesté aux cris de « Il faut choisir, notre avenir ou les énergies fossiles », alors que la directrice RSE du groupe, Laurence Pessez, détaillait la politique climatique de la banque. « Nous avons compris votre message, il faut que le dialogue continue », a tenté de répondre Jean Lemierre, président du conseil d'administration de BNP Paribas.
Cette intervention en pleine assemblée générale des actionnaires, réunie pour la première en présentiel depuis deux ans, était presque attendue. Les ONG mettent en effet une grosse pression sur les banques pour qu'elles accélèrent leur sortie du financement des énergies fossiles, surtout sur BNP Paribas présentée comme l'un des principaux banquiers du secteur pétrolier.
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Certes, les banques, BNP Paribas en tête, multiplient ces dernières années les engagements en matière climatique, au moins pour respecter la trajectoire des Accord de Paris de 2015. Elles ont notamment réaffirmé l'an dernier leur objectif d'atteindre la neutralité carbone en 2050 et mis fin dès à présent à tout nouveau financement de la filière charbon. Trop lent ! rétorquent pourtant les associations écologistes, qui soulignent à nouveau l'urgence climatique et le dernier rapport très pessimiste du GIEC, ce groupe d'experts auprès de l'ONU en charge du suivi du réchauffement climatique. D'ailleurs, ces mêmes associations dénoncent le soutien bancaire accordé à TotalEnergies pour financer plusieurs nouveaux projets d'exploration/extraction.
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