BNP Paribas voit grand dans les paiements en Europe
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BNP Paribas devrait relever ses objectifs à 2025 en début d'année dans le domaine des paiements.
BENOIT TESSIER
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BNP Paribas devrait relever ses objectifs à 2025 en début d'année dans le domaine des paiements.
BENOIT TESSIER
BNP Paribas veut être un acteur européen de premier plan dans le domaine des paiements et il tient à le faire savoir. Longtemps perçu comme un centre de coût et non de profit, comme une simple commodité quasi gratuite, sans grande valeur ajoutée, le paiement retrouve ses lettres de noblesse avec la révolution du commerce en ligne, et la croissance rapide de nouveaux acteurs, comme PayPal, Stripe, Adyen ou Checkout.com.
« Les paiements, c'est rentable, et même très rentable », a tenu à rappeler Thierry Laborde, directeur général délégué de BNP Paribas, en charge des activités Corporate & Retail du groupe, lors d'une journée de presse organisée à Bruxelles, avec tout un aéropage de responsables métiers ou IT.
Mieux, alors que beaucoup de banques européennes ont déserté tout ou partie de la chaîne de valeur des paiements ces dernières années - les banques italiennes ont par exemple vendu leur scheme domestique de cartes bancaires (schéma qui fixe de modalités de fonctionnement, NDLR) à un fonds d'investissement - BNP Paribas « n'a jamais rien abandonné », insiste son dirigeant. Les paiements sont même une « priorité stratégique transversale » dans le plan GTS 2025 du groupe. Un positionnement qui n'est cependant pas forcément évident, ni surtout très « visible ». D'où cet exercice d'explication de texte.
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Le groupe met ainsi en avant sa présence dans « l'acquisition » (permettre au commerçant d'accepter un paiement de toute nature), avec des volumes qui devrait progresser de 65 % sur la période 2021-2025. La banque vient même de remporter un important appel d'offres pour équiper de modules de paiement l'application Teams de Microsoft. Elle a même développé une marque commerciale unique (Axepta) et finance une filiale, créée ex nihilo, « en mode start-up », Panto, qui ambitionne, face à un Stripe, ou bien, en France, face à un MangoPay, d'être un leader européen dans l'acquisition pour compte tiers pour les « marketplaces » et les franchisés.
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