Epargne : le Livret A cale au mois de janvier
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« Après quatre années de forte épargne, les ménages devraient reprendre le chemin de la consommation », explique Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'Epargne.
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« Après quatre années de forte épargne, les ménages devraient reprendre le chemin de la consommation », explique Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'Epargne.
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Le Livret A s'essouffle au mois de janvier, tandis que le Livret d'épargne populaire (LEP) gagne des forces. C'est la principale conclusion à tirer des derniers chiffres de la Caisse des dépôts, publiés ce mercredi.
Dans le détail, l'encours des Livrets A et des Livrets de développement durable et solidaire (LDDS) a progressé de 3,25 milliards d'euros en janvier. Une piètre performance pour un mois où la collecte est traditionnellement élevée alors que le Livret d'épargne populaire (LEP) est resté vaillant.
D'après le calcul de la Caisse des dépôts, l'encours total atteignait au 31 janvier le niveau record de 568,1 milliards d'euros pour ces deux livrets garantis par l'Etat, défiscalisés et simples d'emploi, aux caractéristiques très proches, contre 509,7 milliards un an plus tôt (+9,1%). Par ailleurs, les dépôts des épargnants français ont excédé les retraits de 2,27 milliards d'euros pour le seul livret A en janvier - portant son encours à 417,6 milliards (+8,6%) -, et de 980 millions pour le LDDS.
Au 12e rang des mois de janvier depuis la généralisation de la distribution des livrets dans toutes les banques en 2009, ces 3,25 milliards d'euros de collecte nette sont plutôt modiques pour le premier mois de l'année, généralement bon pour l'épargne grâce aux étrennes et à un niveau de dépenses moindre après les fêtes.
En comparaison, les encours en janvier 2023 avaient progressé de 11,22 milliards d'euros, un record. En janvier 2022, les encours avaient enregistré une hausse de 6,80 milliards en janvier 2022. A noter que dans les deux cas, les taux allaient augmenter le mois suivant.
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Qu'est-ce qui explique la contre-performance de janvier 2024 ? La première raison est à chercher du côté de la remontée des taux, gelé à 3% par le gouvernement (jusqu'en 2025), alors que le taux de calcul habituel aurait dû atteindre 3,9%.
« Après quatre années de forte épargne, les ménages devraient reprendre le chemin de la consommation », analyse par ailleurs Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'Epargne. « En fonction des résultats de l'inflation et de l'évolution du pouvoir d'achat, le taux d'épargne devrait diminuer avec comme conséquence une collecte plus faible pour le Livret A », prédit-il.
Même si le mois de janvier est morne pour le Livret A et le LDDS, ceux-ci n'ont cependant pas à rougir devant les fonds euros de l'assurance vie, au capital garanti, dont le rendement a atteint en moyenne l'an dernier entre 2,5 et 3%, hors prélèvements fiscaux et sociaux.
Mais le livret A et le LDDS font quand même face à la concurrence d'autres produits d'épargne comme les comptes à terme proposés par les banques, ou le Livret d'épargne populaire (LEP), un produit d'épargne défiscalisé destiné aux ménages modestes.
+3,1 % en glissement annuel selon l'Insee).
La collecte nette du LEP a atteint 1,92 milliard d'euros en ce mois de janvier, la deuxième performance depuis 2009 (après 2023, de peu), portant son encours à 73,8 milliards (+47,9% en un an).
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(Avec AFP)
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