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Entreprises & FinanceBanque

La taxation des « superprofits » des banques italiennes déprime les marchés

Photo de Maxime Heuze

Maxime Heuze

Publié le 08 août 2023 à 15:14 - Mis à jour le 08 août 2023 à 16:13

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Avec cette taxe exceptionnelle, Giorgia Meloni et Matteo Salvini souhaitent financer des mesures visant à réduire la charge fiscale des ménages et entreprises.

Avec cette taxe exceptionnelle, Giorgia Meloni et Matteo Salvini souhaitent financer des mesures visant à réduire la charge fiscale des ménages et entreprises.

REMO CASILLI

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Le gouvernement de Giorgia Meloni, accusant les banques de profiter de la remontée des taux directeurs, veut imposer une taxe de 40% sur la marge nette des banques ayant vu leurs revenus augmenter. Une nouvelle taxe exceptionnelle qui a plombé les cours des banques italienne et effraye les autres banques européennes, elles aussi menacées. Explications.

Le secteur bancaire italien se réveille avec une gueule de bois ce mardi en voyant l'ensemble des actions bancaires subir une lourde baisse. A la Bourse de Milan, l'ensemble des actions bancaires ont chuté. Intesa Sanpaolo et Unicredit perdaient respectivement 8,6% et 5,9% à la clôture. Monte dei Paschi di Siena a dévissé de 10,8%, Bper Banca de 10,9% et Banco Bpm de 9%.

Et pour cause, après une période de résultats du premier semestre à la fête, où l'Italien Unicredit a affirmé qu'elle avait connu « le meilleur premier semestre de tous les temps » quand sa concurrente Intesa Sanpaolo a fièrement affiché des revenus en hausse de 15,6% (produit net bancaire) et un  bénéfice net en hausse de 80% sur un an, les banques du pays pourraient passer à la caisse et redonner une bonne partie de leurs profits.

C'est en tout cas ce qu'a laissé entendre le vice-Premier ministre Matteo Salvini, lors du Conseil des ministres lundi soir où il a affirmé vouloir prélever une taxe de 40% sur les « surprofits de milliards » d'euros des banques pour compenser le coût pour les ménages et entreprises de l'envolée des taux d'intérêt. Ce dernier compte mettre en place, avant juin 2024, un prélèvement extraordinaire sur la marge d'intérêt nette des banques des groupes bancaires italiens dont le revenu net enregistré en 2022 dépasse d'au moins 5% celui 2021 et une taxe équivalente si celui de 2023 dépasse de 10% celui de 2022. Cet impôt ne pourra cependant pas excéder 25% de la valeur des actifs nets de la banque veut néanmoins rassurer le gouvernement.

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« C'est une mauvaise nouvelle inattendue qui déclenche une réaction négative des marchés », ont commenté les experts de Banca Akros auprès de l'AFP, estimant que le bénéfice par action des banques sera amputé de 7% en moyenne. Un constat à nuancer selon Antoine Andreani, analyste marché chez XTB, interrogé par La Tribune.

«Je ne pense pas que cela aura une grosse influence sur les banques car cette nouvelle taxe ne coûterait qu'entre deux et trois milliards d'euros réparti sur l'ensemble des banques italiennes», analyse-t-il en estimant que les marchés surréagissent à la nouvelle. Mais le message symbolique est fort.

Maxime Heuze

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