Entré en 1993 dans le groupe bancaire tout juste privatisé, cet X-Mines en a pris la tête en 2011.
Le patron de la banque JP Morgan et le président de la Banque mondiale viennent d'alerter sur les risques d'une « période dangereuse ». Partagez-vous leurs craintes ?
Nous sommes confrontés à des drames successifs, avec leurs cortèges d'abominations. Une guerre se déroule depuis vingt mois déjà en Ukraine. Et donc en Europe. Les attaques terroristes en Israël et la situation qui en découle, dramatique pour les populations touchées, traduisent une montée supplémentaire des tensions planétaires, mais aussi l'absence de dialogue et la fragmentation du monde. Il est donc difficile de concevoir des scénarios fiables de prévisions économiques. Mais des volumes très significatifs de matières premières transitent par le Proche-Orient et le Moyen-Orient. Des conséquences assez considérables sur l'économie mondiale pourraient se matérialiser, si la situation se dégradait davantage.
Je suis vigilant. Il faut une mobilisation des diplomaties et des États pour éviter l'embrasement de cette région du monde. Il faut aussi relayer des messages d'humanité. Trouver une boussole commune, pour éviter des fractures supplémentaires. D'autant plus que plusieurs autres facteurs fragilisent toujours l'économie, dont l'inflation, qui n'a pas disparu.