Natixis largue les amarres d’H2O AM en pleine tempête
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La filiale H2O AM pouvait représenter jusqu'à 10% des résultats de banque Natixis
Charles Platiau
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La filiale H2O AM pouvait représenter jusqu'à 10% des résultats de banque Natixis
Charles Platiau
Natixis souhaite céder sa participation de 50,01 % dans la société de gestion d'actifs H2O AM, basée à Londres. La banque cherche ainsi à couper ses liens avec un affilié qui défraye la chronique depuis la révélation , en 2019, par le Financial Times, de ses investissements dans des actifs illiquides, liés à un homme d'affaires allemand controversé, Lars Windhorst, et la suspension de huit de ses fonds par l'Autorité des marchés financiers (AMF) en août dernier.
Cette affaire avait révélé un défaut dans le contrôle des risques chez Natixis, mais aussi la grande vulnérabilité de la banque vis-à-vis d'une petite boutique de gestion qui pouvait contribuer jusqu'à 10% de ses résultats.
La chute des commissions de « superformance » au troisième trimestre est largement imputable au gel des fonds H2O AM, habitués, ces dernières années, à des performances exceptionnelles. Ces commissions ont été ramenées à 39 millions contre 192 millions d'euros un an plus tôt. Et c'est sans compter le risque réputationnel pour la banque, et sa maison-mère, le groupe coopératif BPCE, les fonds H2O étant largement distribués en France auprès d'une clientèle de particuliers, y compris dans les réseaux des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires.
« H2O AM ne fait plus partie de nos actifs stratégiques », a ainsi déclaré, jeudi soir lors de la présentation des résultats trimestriels, Nicolas Namias, le tout nouveau directeur général de Natixis. « Nous avons engagé des discussions avec le management (de H2O AM) sur un dénouement progressif et ordonné de notre relation, qui porte à la fois sur le capital et sur la distribution », précise-t-il. « Il n'est pas prévu aujourd'hui de faire intervenir un tiers dans cette opération », a-t-il ajouté. Cette séparation doit être effective d'ici la fin 2021.
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« H2O souhaite, à l'expiration de la période de lock up de dix ans, prévue par le pacte d'actionnaire, amorcer une nouvelle étape de son développement », confirme de son côté H2O AM. La société de gestion entend donc « poursuivre sa croissance en se recentrant sur sa gestion global macro ».
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