Panama Papers : le patron de la Société générale entendu le 11 mai au Sénat

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Société générale reconnaît l'existence de quelques dizaines de sociétés offshore structurées avec le cabinet Mossack Fonseca pour certains de ses clients mais insiste sur la transparence fiscale de ces montages.
Société générale reconnaît l'existence de "quelques dizaines" de sociétés offshore structurées avec le cabinet Mossack Fonseca pour certains de ses clients mais insiste sur la "transparence fiscale" de ces montages. (Crédits : Reuters)
Des sénateurs réclament des poursuites judiciaires pour "faux témoignage" contre Frédéric Oudéa, l'accusant d'avoir menti en 2012 devant une commission d'enquête en assurant que sa banque avait fermé ses implantations dans les paradis fiscaux.

Le dirigeant de la Société générale Frédéric Oudéa, dont le témoignage devant des sénateurs est contesté à la suite des Panama Papers, sera à nouveau entendu le 11 mai par la commission des Finances du Sénat, a annoncé mardi son président Gérard Larcher (Les Républicains).

"C'est au vu du résultat de ces auditions que le bureau de mai pourra éventuellement être saisi des suites à donner à cette affaire", a-t-il déclaré en séance, en réponse à un rappel au règlement d'Éric Bocquet (Communiste, républicain et citoyen).

L'ancien président de la commission d'enquête sur l'évasion fiscale qui avait auditionné le banquier en 2012, Philippe Dominati (LR), a aussi demandé la tenue d'une séance d'auditions exceptionnelle pour entendre de nouveau Frédéric Oudéa.

Accusations de "faux témoignage"

Des sénateurs de gauche et écologistes réclament des poursuites judiciaires pour "faux témoignage" contre Frédéric Oudéa, l'accusant d'avoir menti en 2012 devant une commission d'enquête en assurant que sa banque avait fermé ses implantations dans les paradis fiscaux. Selon des sources parlementaires, le bureau du Sénat étudiera les suites à donner au témoignage de 2012 de Frédéric Oudéa, notamment la question d'engager des poursuites, après avoir l'entendu le 11 mai.

Le directeur général réfute ces accusations. Société générale reconnaît l'existence de "quelques dizaines" de sociétés offshore structurées avec le cabinet Mossack Fonseca pour certains de ses clients mais insiste sur la "transparence fiscale" de ces montages. Un faux témoignage devant une commission parlementaire est passible jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 26/04/2016 à 22:28 :
Je ne crois pas que M. Oudea ait menti au Sénat.tout au plus, il aurait pu être plus précis dans ses assertions. Mais quand bien même: depuis quand cela serait-il passible des Tribunaux? les yeux dans les yeux, quelqu'un peut-il le soutenir? Ces convocations sont un déni de Justice..

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