Société Générale : les bénéfices chutent au quatrième trimestre mais moins que prévu
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Société Générale vise 500 millions d'économies en 2024
SARAH MEYSSONNIER
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Société Générale vise 500 millions d'économies en 2024
SARAH MEYSSONNIER
Après avoir annoncé lundi la suppression de 900 postes, soit environ 5% des effectifs du siège en France, Société générale a fait état ce jeudi d'une forte baisse de son résultat net au quatrième trimestre, lequel dépasse néanmoins les attentes des analystes grâce notamment à la légère reprise de son activité de banque de détail en France. Sur les trois derniers mois de l'exercice fiscal, le résultat net part du groupe de la banque française a en effet chuté de 59,8% sur un an, pour s'établir à 430 millions d'euros, au-dessus des 333 millions d'euros attendus, selon un consensus compilé par le groupe.
Sur l'ensemble de l'exercice 2023 cette fois, le bénéfice net a en revanche progressé de 37% à 2,5 milliards d'euros, un niveau supérieur là aussi aux attentes des analystes. Une hausse en trompe-l'œil liée à la base de comparaison dans la mesure où le résultat de 2022 avait été plombé par la cession précipitée de la filiale russe Rosbank et qu'il aurait dépassé sans cet événement lié à l'invasion russe de l'Ukraine les 5 milliards déjà largement atteints en 2021.
Équivalent du chiffre d'affaires, le produit net bancaire (PNB) de la troisième banque française par la capitalisation boursière a baissé de 9,9% au quatrième trimestre, s'établissant à 5,96 milliards d'euros, un chiffre supérieur également aux 5,86 milliards d'euros attendus par les analystes. Sur l'année, le produit net bancaire a baissé de 7,6% par rapport à 2022, à 25,1 milliards d'euros.
« 2023 était une année de transition et de transformation », a résumé le directeur général de Société Générale, Slawomir Krupa, saluant « la dynamique exceptionnelle de BoursoBank » (ex-Boursorama), « la force (des) franchises dans la Banque de grande clientèle et de Solutions investisseur » et « la performance (des) activités bancaires internationales dans toutes les régions ».
Comme ses concurrentes françaises, la banque de détail - dont les réseaux Société Générale et Crédit du Nord ont fusionné sous l'enseigne SG - a pâti de la hausse des taux d'intérêt, ayant surtout placé des prêts à taux fixe lorsqu'ils étaient bas alors que ses coûts de financement ont augmenté. Facteur aggravant, la banque au logo rouge et noir s'était couverte en 2022 contre une baisse des taux, alors qu'ils ont augmenté. Résultat : le PNB des activités françaises de banque de détail, banque privée et assurance a baissé de 13%, à 8 milliards d'euros, pour un résultat net en recul de 57% à 610 millions. Au quatrième trimestre les revenus sont en repli de 14,3% mais Société Générale souligne que ce trimestre a été « néanmoins marqué par le début du rebond de la marge nette d'intérêt ». Les activités de marché ont reculé de 0,8% au quatrième trimestre, a indiqué la banque, la bonne performance des activités actions ayant contrebalancé la baisse de 22,1% des activités taux, crédit et change.
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plan stratégique
visant à redresser la banque, à la traîne depuis plusieurs années face à ses rivales. La rentabilité sur actifs net tangibles (ROTE) s'est établie à 1,7% au dernier trimestre de l'année 2023, loin de l'objectif défini en septembre par la direction, qui prévoit d'atteindre un ratio de rentabilité des fonds propres tangibles de 9% à 10% en 2026. Pour cette année, la Slawomir Krupa compte dépasser 6%, contre 4,2% en 2023.Souvent présentée comme « la plus petite des grandes banques françaises », Société Générale compte reverser cette année 1 milliard d'euros à ses actionnaires, avec la distribution d'un dividende en numéraire de 90 centimes, assorti d'un programme de rachat d'actions d'environ 280 millions d'euros, équivalent à environ 35 centimes par action.
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éaliser 500 millions d'économies.
(Avec agences)
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