Société Générale maintient son cap à l’Est
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Le monde bancaire a changé, les ambitions des banques européennes à l'international aussi. L'heure est plutôt au repli qu'à l'expansion. C'est le cas des mastodontes de la finance, comme HSBC ou ING et les analystes financiers prêtent, depuis quelques mois, l'intention à BNP Paribas, la plus internationale des banques françaises, de céder sa filiale de banque de détail américaine Bank of the West. Ce que la banque n'a jamais confirmé, ni commenté.
Il ne s'agit pas pour autant d'un renoncement mais plutôt d'un changement de cap pour se recentrer sur les marchés les plus rentables, en position de force. Car l'international reste un enjeu de croissance et de profitabilité alors que les marchés domestiques peinent à redresser la barre dans un contexte de faible croissance et de taux bas.
C'est du moins l'option choisie par Société Générale, à la fois historiquement présente sur le continent africain, et qui entend le rester, et, plus récemment, en Europe centrale et orientale et en Russie. La chute du mur a été en effet l'occasion pour la banque de prendre pied sur des marchés encore vierges, où tout restait à faire. Cette stratégie a culminé en 2008 lorsque la banque a pris la totalité du contrôle de la banque russe Rosbank, malgré l'opposition d'oligarques proches de Poutine et de l'industrie de l'armement, qui voyaient l'opération d'un mauvais œil.
L'idée au départ était de créer un véritable maillage bancaire en Europe de l'Est mais ces ambitions ont été revues à la baisse après la crise financière. La réduction des coûts et l'optimisation de l'allocation du capital sont devenues les nouvelles priorités.
À lire également
La banque s'est ainsi désengagée progressivement de la Pologne et des Balkans (Moldavie, Serbie, Albanie), compte tenu de la complexité de ces marchés et faute de taille suffisante, pour se concentrer sur ses principaux marchés où la banque « dispose de positons fortes, sur le podium en République Tchèque (KB Bank) et en Roumanie (BRD Bank), et la première place des banques internationales en Russie avec Rosbank », souligne Philippe Aymerich, directeur général délégué du groupe.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer