Stress tests de la Fed : Deutsche Bank et Santander échouent, comme prévu

 |   |  428  mots
Les filiales des deux banques européennes ont été recalées pour des raisons purement qualitatives tenant à des lacunes dans leur fonctionnement.
Les filiales des deux banques européennes ont été recalées pour des raisons purement "qualitatives" tenant à des lacunes dans leur fonctionnement. (Crédits : reuters.com)
La Fed valide les plans de dividendes, qui ont été soumis aux tests de résistance, de la majorité des banques. Mais les filiales américaines de Santander et de Deutsche Bank présentent certains problèmes organisationnels, explique la banque centrale américaine qui les enjoint à soumettre de nouvelles propositions.

La Réserve fédérale (Fed) a rendues les copies. Parmi les 31 géants bancaires évalués sur leur solidité en cas de grave crise financière, seules les filiales américaines des banques allemande Deutsche Bank et espagnole Santander ont échoué. Après ces résultats publiés mercredi et déjà évoqués la semaine dernière lors de la première phase de ces tests de résistances, elles devront revoir leurs plans de redistribution de capital.

Vingt-huit autres banques ont, eux, reçu l'onction de la Fed même si Bank of America a dû se contenter d'une approbation "sous conditions" et devra combler des "lacunes" d'ici fin septembre avant de distribuer des dividendes et racheter des actions comme elle l'entend.

"Failles cruciales"

Selon le rapport publié mercredi, les filiales des deux banques européennes n'ont pas été recalées parce que leur niveau de capitaux s'effondrerait en cas de grave récession mais pour des raisons purement "qualitatives" tenant à des lacunes dans leur fonctionnement, selon le rapport.

Santander Holding USA, qui avait déjà échoué l'année passée, se voit ainsi reprocher des "failles cruciales" dans son plan de distribution du capital.

"Des défauts précis ont été identifiés dans un nombre de domaines-clés tels que la gouvernance, les contrôles internes, l'identification des risques", écrit la Réserve fédérale.

Des "stress tests" en deux étapes

Les banques passées au crible de la Fed avaient toutes franchi avec succès la première phase de ces tests, publiés jeudi dernier, qui évaluaient leur niveau de capitaux en cas de grave crise cumulant une récession profonde et un pic du taux de chômage.

Cette seconde phase intègre dans ces calculs l'impact sur les niveaux de capital des banques de leurs plans de distribution des liquidités au bénéfice de leurs actionnaires.

"Notre examen (...) permet de s'assurer que les plans de distribution de capital ne vont pas compromettre leur capacité à continuer à prêter aux entreprises et aux ménages même pendant une période de graves tensions financières", a expliqué Daniel Tarullo, le gouverneur de la Fed en charge de la régulation financière, dans un communiqué.

Après la publication de la première phase des tests qu'elles avaient réussi de justesse, les trois grandes banques d'investissement américaines -JPMorgan, Morgan Stanley et Goldman Sachs- ont réajusté leurs plans de distribution de liquidités pour recevoir l'approbation de la Fed, indique par ailleurs le rapport.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 12/03/2015 à 22:16 :
Ces tresstest sont déjà dépassés pour nos banques européennes. la BCE arrose par milliards et donc les dividendes et rachat d'actions ne sont plus un problème. Bien d'autres points dans la gestion des crédits par exemple seraient une réelle pierre d'achoppement. serait-ce juste pour distraire le public?
a écrit le 12/03/2015 à 14:28 :
Le niveau des tests américain est très bas. Si le pétrole se maintient au niveau ou encore baisse, toutes les banques du territoire vont faire des appels de marge face à l'écroulement des cie pétrolières. Ce qui mettra les banques en grand danger. Il faudra des opérations grandioses comme des mégafusions pour éviter le processus ou ... un QE4 d'urgence. Un scénario à la japonaise qui est peut-être voulu. Le Japon aurait ainsi constitué l'avant-garde d'une nouvelle pratique monétaire. De baisse en baisse on "rejoindrait" la Chine dont le peg-dollar devrait par force évoluer. Pour l'instant la surévaluation des cies pétrolières comme leurs pratiques d'escroquerie sur l'état réel des ressources est remplacée en hausse par une surévaluation ouverte et connue des cie IT comme Apple ou Google. ce qui conforte les banques. Il ne s'agit pas uniquement de création de valeur puisqu'un transfert se fait mais sa part purement américaine devient minoritaire face au siphonnage international. Tout cela demande un pilotage fin mais dangereux. Il s'agit de démonter le véhicule pétrole qui fait désormais la richesse de beaucoup puisque nombre de pays ont réussi à en trouver et à l'exploiter, pour construire le véhicule IT où les américains sont presque les seuls aux commandes. Il ne semble pas que l'on ait bien pris toute la mesure de ce calcul américain. Il suppose une bonne protection des banques.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :