UBS impose une nouvelle culture de prudence au Credit Suisse
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Le directeur général d'UBS, Sergio Ermotti, compte serrer drastiquement la vise de la conformité chez Credit Suisse
ARND WIEGMANN
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Le directeur général d'UBS, Sergio Ermotti, compte serrer drastiquement la vise de la conformité chez Credit Suisse
ARND WIEGMANN
Côté face : c'est la finalisation, ce lundi 12 juin, de l'acquisition de Credit Suisse par UBS Group pour donner naissance à une nouvelle super banque européenne de 1.600 milliards de dollars de total de bilan et d'un des plus grands acteurs mondiaux dans la gestion privée, avec près de 5.000 milliards de dollars d'actifs gérés.
« Nous allons maintenant nous unir pour entamer le prochain chapitre de notre voyage commun », se félicite ainsi dans un communiqué le nouvel homme fort d'UBS, Sergio Ermotti, rappelé à la direction générale de la banque pour piloter le chantier de restructuration. Accessoirement, cela marque aussi la disparition d'un établissement prestigieux après 167 ans d'existence.
C'est le côté pile, celui de l'immense chantier et choc des cultures qui s'annoncent : « Nous ne ferons jamais de compromis sur la forte culture d'UBS, son approche conservatrice du risque ou la qualité de ses services », ont ainsi prévenu dans une lettre ouverte publiée dans la presse suisse, le président d'UBS Colm Kelleher et Sergio Ermotti.
La feuille de route stratégique est claire : recentrer Crédit Suisse sur la gestion de fortune et les financements des entreprises. Mais pour cela, Credit Suisse devrait abandonner sa culture du risque et sa plus grande disposition à accueillir des clients « risqués ». Ces dernières années, Crédit Suisse s'est enfoncé dans une succession de scandales et de crises, conséquence d'une culture trop laxiste à l'égard du risque.
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Selon le Financial Times, les dirigeants d'UBS se sont d'ailleurs empressé de fixer des « lignes rouges » aux cadres de Credit Suisse, qui couvrent 11 risques financiers et 12 risques non-financiers. Il s'agit par exemple de ne plus recruter de nouveaux clients dans « des pays à risque », comme la Russie, le Soudan ou bien le Venezuela, ou de vendre des produits financiers complexes. Le financement de jet privé pour des oligarques ou des milliardaires à la fortune douteuse domiciliés dans des paradis fiscaux, c'est terminé aussi.
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