Un quart de l’encours des prêts garantis par l'Etat (PGE) est déjà remboursé
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Le dispositif d'urgence des PGE a su montré son efficacité pour un coût limité pour le budget de l’État.
Reuters
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Le dispositif d'urgence des PGE a su montré son efficacité pour un coût limité pour le budget de l’État.
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Après la Cour des comptes, c'est au tour de la profession bancaire de dresser un bilan des prêts garantis par l'Etat (PGE), qui ont cessé d'être commercialisés depuis le 30 juin dernier. A cette date, « la quasi-totalité des entreprises ayant souscrit un PGE ont commencé à le rembourser », indique la Fédération bancaire française (FBF), « sans difficulté notable ». Selon les estimations de la FBF, un quart de l'encours PGE a été même remboursé, selon des indicateurs agrégés des six principales banques.
A la fin 2021, sur 647.000 PGE - soit 95% du total - 11% ont été remboursés dès la première année alors que 72% ont choisi le remboursement sur 4 à 5 ans, dont 57% ayant opté pour la possibilité de décaler le remboursement d'une année supplémentaire. Sur le périmètre des six principales banques, quelque 883.000 demandes de PGE ont été formulées pour un total de 145,5 milliards d'euros. Le taux de refus est resté stable à 2,9%.
Pour l'heure, les défaillances restent l'exception. Un peu plus de 300 dossiers ont été ainsi examinés par la médiation du crédit au second trimestre, ce qui est très faible. Les trésoreries des entreprises restent encore satisfaisantes, le taux de défaut extrêmement bas et, selon l'enquête de conjoncture de Bpifrance (juillet 2022), plus de la moitié des TPE/PME ont utilisé totalement ou en majorité leur PGE et seules 6 % redoutent des difficultés de remboursement.
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Selon la Banque de France, le taux de défaut sur les PGE pourrait atteindre à peine 3,1%, largement moins que les 7% estimés lors du lancement du dispositif en mars 2020, soit une perte brute de 4,6 milliards d'euros. Une estimation plutôt positive confirmée par la Cour des comptes, qui juge, dans un rapport publié le 25 juillet, que le dispositif « a permis de soutenir l'offre de crédit par les banques et d'éviter des faillites massives d'entreprises dans un contexte inédit de crise ».