Banques : les Français plébiscitent les agences
Marie-pierre Gröndahl
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Nicolas Namias, président de la Fédération bancaire française.
© ALEXIS REAU/PRESSE SPORTS
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Nicolas Namias, président de la Fédération bancaire française.
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Les Français
aiment leurs banques. C'est en tout cas le principal enseignement de l'enquête annuelle réalisée par la Fédération bancaire française (FBF) avec l'Ifop. Cette étude que
La Tribune Dimanche
révèle en avant-première sera publiée le 5 février. Elle a été menée en décembre auprès d'un échantillon de 4.008 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
Pour l'actuel président de la FBF, Nicolas Namias, 47 ans, président du directoire du groupe BPCE - Banques populaires Caisses d'épargne -,
« le thème dominant est la confiance intacte des Français envers leurs établissements bancaires, dans un contexte macroéconomique et social qui s'est fortement durci ces derniers mois ».Neuf Français sur dix ont en effet une bonne image de leur agence, de leur banque et de leur conseiller, confirmant les perceptions positives des années précédentes. Symboliquement, le secteur est jugé
« stratégique »,au point qu'il se hisse pour la première fois dans le trio de tête, avec l'énergie et l'alimentation, devant l'industrie pharmaceutique.
Une confiance justifiée concernant la solidité du système national, puisque les tensions nées des défaillances successives de la Silicon Valley Bank aux États-Unis, puis du géant mondial du secteur Crédit Suisse en mars 2023, n'ont pas eu de conséquences en France, à la différence de l'onde de choc subie après la crise financière de 2008.
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Quant au resserrement de la politique monétaire, marqué par une hausse historique des taux d'intérêt, ses retombées dans le pays ont été plus limitées qu'ail- leurs en Europe grâce à la politique de taux fixes privilégiée ici (98 % des emprunts) :
« Les banques françaises ont protégé leurs clients de la hausse des taux décidée par la BCE. Ceux qui avaient déjà emprunté ont bénéficié de la protection des taux fixes. Pour les nouvelles demandes de crédit, les banques, en absorbant une partie de cette hausse, ont été exemplaires par rapport à leurs concurrentes européennes. C'est un atout de notre modèle, qui a joué en faveur de la préservation du pouvoir d'achat », estime le patron de BPCE, qui a succédé à Laurent Mignon en décembre 2022 à la tête du groupe.Marie-pierre Gröndahl