Bpifrance permet aux Français d'investir dans 1.500 entreprises non cotées en une seule fois

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Nicolas Dufourcq, directeur général de
Nicolas Dufourcq, directeur général de (Crédits : Charles Platiau)
La banque publique d'investissement veut ouvrir le private equity au plus grand nombre. Elle vient de lancer Bpifrance Entreprises 1, un fonds de 95 millions d'euros permettant aux particuliers d'investir dans des start-up et PME familiales européennes non cotées, dès 5.000 euros. Habituellement réservé aux investisseurs institutionnels, ce produit reste risqué.

C'est une petite révolution dans l'univers de l'investissement en capital (ou private equity en anglais). Bpifrance a donné le coup d'envoi, ce mercredi, du fonds Bpifrance Entreprises 1. Ce fonds permet aux particuliers d'investir, en une seule fois, dans 1.500 entreprises non cotées. Un investissement habituellement réservé aux investisseurs institutionnels.

"C'est la première fois qu'on permet d'investir dans le private equity avec un ticket d'entrée de 5.000 euros, contre un minimum de 100.000 euros normalement", s'est félicité Nicolas Dufourcq, le patron de la banque publique d'investissement. "Il est grand temps que le private equity puisse profiter à plusieurs dizaines de milliers de Français", a-t-il ajouté.

Ouvrir le capital-investissement aux Français

A l'heure de la relance, il s'agit de permettre aux Français de réorienter leur épargne vers l'économie réelle. Un fléchage que le gouvernement cherche à encourager depuis la loi Pacte et qui a davantage pris d'ampleur avec les quelque 85,6 milliards d'euros mis de côté par les Français entre mars et juillet dernier. Du jamais vu.

Concrètement, en mettant un ticket de 5.000 euros, un particulier investit ainsi un peu plus de trois euros dans 1.500 entreprises. De quoi "distiller le risque", selon la banque. Les...

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a écrit le 02/10/2020 à 13:57 :
3.92% de tfam taux annuel de frais moyens pour 5 a 7% de rendement brut espéré avant impôt,sans garantie de capital....Et trouver la liste des 1500, pas envie de me casser plus ma petite tête de lapin.
BPI n'est pas encore a concurrencer ishares de blackrock (ou le livret A), mais on sent comme un frémissement. (joke)
a écrit le 01/10/2020 à 13:28 :
On peut compter sur les start-up étrangères pour en profiter plus que les françaises (Europe oblige) et la naïveté de nos hauts fonctionnaires pour croire le contraire. Il y a quelques années avait été crée un tel fonds de financement des PME et 45% de l'allocation avait profité aux PME Allemandes ! C'est comme pour l'équipement récent de la gendarmerie française avec des voitures rapides espagnoles alors que Renault proposait le même type d'engin mais exclu pour seul motif de quelques grammes de rejets de co² en plus. Nous avons une fois de plus la démonstration de la naïveté de ceux qui nous gouvernent, il est vrai qu'ils n'ont pas à s'inquiéter pour leur salaire à la fin du mois , voir garanti à vie...
a écrit le 01/10/2020 à 13:17 :
On peut compter sur les start-up étrangères pour en profiter plus que les françaises (Europe oblige) et la naïveté de nos hauts fonctionnaires pour croire le contraire. Il y a quelques années avait été crée un tel fonds de financement des PME et 45% de l'allocation avait profité aux PME Allemandes !
a écrit le 01/10/2020 à 9:56 :
Qu'est-ce qui garanti que l'argent collecté ne sera pas réinvesti à l'étranger pour augmenter les profits, comme cela se fait depuis des décennies ? Qu'est-ce qui garanti que cela créera des emplois pour des français, et pas pour de la main d'oeuvre étrangère ?
a écrit le 30/09/2020 à 15:17 :
Alors qu'il est logique de s'interroger sur les pertes terribles subies par la BPI pendant cette crise, on essaie de faire participer les ménages? Pourrait-on savoir à quelle valeur les participations de la BPI dans les entreprises non cotées sont inscrites dans ses comptes? Il va y avoir du travail pour M.Moscovici à mon avis...et à la Justice ensuite.
a écrit le 30/09/2020 à 12:22 :
l'espérance fait vivre, surtout pour les starts up, car si il y a un constat que l'on peut faire, c'est surtout de constater qu'aucune start up ne s'est transformer de manière pérenne sans se vendre par la suite aux groupements puissants.

Et comme il suffit de faire une analyse économique du changement des lois et des règles en permanence, que la plupart de ceux nommés aux commandes sont souvent des clones pré fabriqué sans vision, bon sauf a avoir un produit que l'innovation pousse seul, je ne vois pas comment investir serait autrement qu'en aveugle !

Et comme en plus le système s'écroule actuellement par le manque de vision, je ne crois pas que la tare qui a toujours été, serait autrement !

Sans doute aussi que les institutionnels attendent l'injection de capitaux frais pour se servir des ROY avant résultats !

Il ne faut jamais oublié que celui qui possède le plus gros capital décide des choix, donc vous ne serez que les serviteurs asservis par le choix d'autres et lorsque je vois comment fonctionne le capitanat, eux je vous souhaite donc bon courage !

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