Brexit : le patron de Goldman Sachs adore Francfort

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Lloyd Blankfein, le directeur général de la banque américaine Goldman Sachs, a choisi de délocaliser une partie de ses équipes de Londres à Francfort.
Lloyd Blankfein, le directeur général de la banque américaine Goldman Sachs, a choisi de délocaliser une partie de ses équipes de Londres à Francfort. (Crédits : Reuters)
Taquin, Lloyd Blankfein, le directeur général de la banque américaine, confie sur Twitter avoir apprécié son séjour dans la ville allemande où il a prévu de délocaliser plusieurs centaines d'employés.

C'est un pied de nez à Londres, alors que la Première ministre britannique Theresa May doit tenter de débloquer les négociations sur le Brexit lors du sommet européen qui s'est ouvert ce jeudi après-midi à Bruxelles. Taquin, le patron de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, a confié sur Twitter qu'il venait de quitter Francfort où il avait profité de "super réunions, beau temps, j'ai vraiment apprécié. C'est bien, parce que je vais y passer beaucoup plus de temps" ajoute-t-il, en concluant avec le hashtag #Brexit.

Just left Frankfurt. Great meetings, great weather, really enjoyed it. Good, because I'll be spending a lot more time there. #Brexit

— Lloyd Blankfein (@lloydblankfein) 19 octobre 2017

Le message posté en début d'après-midi a recueilli une centaine de réactions, plutôt britanniques et désapprobatrices.

Un responsable des affaires publiques de Goldman Sachs a récemment souligné que la banque tablait sur un scénario de "hard Brexit" dans l'état actuel des discussions.

600 délocalisations envisagées

Le mois dernier, le co-président du directoire de la filiale allemande de la banque d'affaires américaine, avait indiqué que Goldman Sachs pourrait non pas doubler ses effectifs à Francfort mais "tripler ou quadrupler" par rapport aux 200 employés travaillant pour elle dans la plus grande ville du land de Hesse. Soit 800 personnes et potentiellement 600 postes délocalisés de Londres.

En mai, Lloyd Blankfein avait confié dans une interview à la BBC qu'il pensait que la City risquait de "stagner, ou reculer un peu" en tant que principale place financière européenne. Goldman Sachs, qui emploie environ 6.000 personnes à la City, devrait cependant conserver des équipes importantes au Royaume-Uni.

Par ailleurs, Bank of America Merill Lynch vient de signer un bail à Paris pour des locaux pouvant accueillir 1.000 personnes.

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Commentaires
a écrit le 20/10/2017 à 9:07 :
Et bien qu'il aille y vivre... Ben pourquoi il part en courant !?

L'Angleterre est à la croisée des câbles sous marin, Francfort aura toujours moins d'intérêt que Londres pour la spéculation alors ils peuvent nous faire le cinéma qu'ils veulent, ils ne s'en privent pas d'ailleurs, que c'est lourd, mais ils ne peuvent changer la réalité.

ET comme on peut le lire sur le commentaire juste en dessous d'un bon soldat néolibéral, les banques font tout pour que le RU ne sorte pas de l'UE, nous inondant de propagande anti brexit particulièrement nauséabonde.

Bad England ! Bad, bad, bad...
a écrit le 19/10/2017 à 17:40 :
D'après une article du Monde : 53 % des électeurs Britanniques "commencent à penser que la Grande-Bretagne a eu tort de voter pour quitter l’UE".
a écrit le 19/10/2017 à 16:36 :
J'ai vu son post et les commentaires en effet pro brexit sont assez drôles:
1) c'est l'UE qui va couler avec la BCE (ben pas de chance, l'UE est apparue renforcée suite au brexit et entre l'UE et son marché unique et le RU et son petit marché qui se verra barrer l'accés au marché européen, vous feriez quoi?)
2) Francfort est ennuyeux à mourir (dullfort), bah, ils sont aussi oubliés que les prix de l’immobilier seront 5 fois moins chers qu'à Londres et le temps risque pas d'etre pire alors l'argument des bars pour picoler le samedi soir (avec les bandes de filles habillées de façon vulgaire), peu pour moi !
Sacré anglais, ils ont du mal à se rendre compte de la réalité, l'angleterre est une petite ile qui ne pèsera rien avec le brexit et l'UE ne s'en portera que mieux.

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