Coronavirus : ces fintech qui digitalisent les aides aux plus démunis
Juliette Raynal
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Photo d'illustration
Unity Card
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La crise du coronavirus n'est pas que sanitaire. C'est aussi une crise économique sans précédent dans l'histoire contemporaine qui pourrait plonger plus de 500 millions de personnes dans la pauvreté, selon les dernières estimations de l'organisation non-gouvernementale (ONG) Oxfam. Dans ce contexte, plusieurs start-up de la finance (ou fintech) spécialisées dans les paiements ont mis au point des solutions permettant aux gouvernements, collectivités et ONG de distribuer de manière plus efficace et plus sûre des aides aux populations les plus fragiles.
L'entrepreneur est aujourd'hui à l'initiative de Unity Card, une carte de paiement alimentée via des fonds publics visant à aider les populations dans le besoin tout en soutenant les commerces de proximité touchés de plein fouet par les mesures de confinement.
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En Belgique, les deux start-up mènent actuellement des discussions avec plusieurs municipalités et s'apprêtent à produire 600.000 cartes prépayées dans le cadre de ce programme. Plusieurs régions françaises auraient également manifesté leur intérêt. Robert Masse espère convaincre les pouvoirs publics grâce à sa précédente expérience. "La solution a déjà fait ses preuves", affirme-t-il. Celle-ci a, en effet, déjà été testée il y a quatre ans en Allemagne lors de la crise migratoire. 20.000 cartes similaires avaient été alors distribuées pour gérer les allocations d'attente des réfugiés syriens, leur permettant de subvenir à leurs besoins élémentaires en s'approvisionnant auprès de commerçants locaux.
Juliette Raynal