Environ 500.000 clients de la néobanque Monzo contraints de changer leur code PIN
Juliette Raynal

Photo d'illustration
Monzo
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Monzo
Monzo fait son mea culpa. Dans un post de blog, publié lundi 5 août, la néobanque britannique a expliqué avoir découvert une faille de sécurité dans son système informatique exposant les codes PIN d'environ un demi-million de clients.
Monzo a averti l'Information commissioner's office (ICO), l'équivalent de notre Cnil, après avoir découvert le problème, rapporte le Financial Times. La Financial Conduct Authority, le régulateur financier local, a déclaré qu'elle était au courant, mais n'a pas souhaité faire de commentaire, précise le quotidien britannique.
Au total, 480.000 clients britanniques de la banque mobile étaient concernés, soit un peu moins de 20% de sa base d'utilisateurs qui en compte plus de 2 millions. La jeune pousse précise qu'aucune personne en dehors de Monzo n'a eu accès aux codes PIN en question et qu'ils n'ont pas été utilisés pour commettre une fraude. En revanche, par mesure de précaution, elle recommande à tous ses clients de mettre à jour leur application sur iOS et Android et aux clients touchés de changer leur code PIN en se rendant à un distributeur automatique de billets.
Monzo a été fondée en 2015 par Tom Blomfield, qui avait cofondé auparavant GoCardless. La licorne (entreprise non cotée en Bourse dont la valorisation est supérieure à un milliard de dollars) s'est développée d'abord en proposant une carte de paiement prépayée couplée à une application mobile. En 2017, elle décroche sa licence bancaire qui lui permet de déployer une offre de compte courant. Elle emploie aujourd'hui plus de 1.000 personnes à Londres, Cardiff, Los Angeles et Las Vegas.
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En juin dernier, Monzo a officialisé un tour de table de 144 millions de dollars pour soutenir son expansion aux États-Unis, la valorisant 2,5 milliards de dollars, contre un peu moins d'1,3 milliard de dollars huit mois avant.
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Juliette Raynal