Goldman Sachs condamne le décret Trump anti-immigration

Llyoyd Blankfein, PDG (CEO et chairman) du groupe banquier Goldman Sachs, en janvier 2013 lors du World Economic Forum (WEF) de Davos
REUTERS/Pascal Lauener

Llyoyd Blankfein, PDG (CEO et chairman) du groupe banquier Goldman Sachs, en janvier 2013 lors du World Economic Forum (WEF) de Davos
REUTERS/Pascal Lauener
Il n'y a pas que la Silicon Walley qui se rebelle contre le décret anti-immigration de Donald Trump. Wall Street aussi, mais de façon plus feutrée. Plusieurs institutions financières de premier plan ont partagé en interne leurs préoccupations à l'égard de l'interdiction d'accès au sol américain aux réfugiés et ressortissants de sept pays (Iran, Irak, Libye, Soudan, Somalie, Syrie, Yémen) décrété vendredi par le nouveau président. Dès vendredi soir, dans un mémo interne, le comité de direction de JP Morgan avait indiqué s'appliquer à trouver une solution pour ses salariés pouvant être touchés par la mesure. Le patron de Morgan Stanley, James Gorman, a également communiqué sur le sujet dans un message interne dimanche :
La première banque d'affaires au monde, Goldman Sachs, a pris position de façon encore plus claire, bien que plus discrète que celle des entreprises de la Tech. Son Pdg, Lloyd Blankfein, l'a désapprouvée sans détour dans un message audio interne :
Le Pdg de la banque américaine "reconnaît qu'il y a un risque potentiel de perturbation" au sein de la firme, "en particulier pour certains des nôtres et leurs familles", auxquels il s'engage à apporter tout son soutien possible "dans le cadre de la loi" pour minimiser les conséquences de cette mesure . La situation ne manque pas d'ironie : Goldman Sachs a perdu son numéro deux, le directeur opérationnel Gary Cohn, qui a rejoint l'équipe Trump comme conseiller économique. Un ancien dirigeant de Goldman, Steve Mnuchin, a été nommé au Trésor.
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En revanche, un autre décret en préparation devrait redonner le sourire aux grandes banques américaines : Donald Trump a indiqué lundi, lors d'une rencontre avec des représentants des PME, qu'il allait "se débarrasser massivement de la régulation, jusqu'à 75%", en particulier de la loi bancaire Dodd-Frank qui "a été un désastre". Il avait déjà évoqué pendant la campagne son souhait d'abroger cette loi votée sous Obama pour empêcher une nouvelle crise financière.