HSBC déploie la Blockchain pour les opérations de change

Blockchain HSBC ING trade finance
HSBC

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Après avoir été un des pionniers dans le financement du commerce international, HSBC déploie la Blockchain dans ses activités de change. La technologie dite de chaîne de blocs, née avec le Bitcoin il y a dix ans, recèle des qualités d'immuabilité, de transparence et d'automaticité pouvant améliorer radicalement certains processus financiers encore longs et coûteux. Le géant bancaire britannique, très présent en Asie, explique dans un communiqué avoir utilisé un registre partagé "permissionné" (une blockchain privée, fermée et accessible sur autorisation, sans préciser le sous-jacent technologique), en interne, pour régler des transactions de change entre les bilans de plusieurs de ses entités.
L'utilisation d'un registre partagé a permis de « transformer le processus liés aux activité de change intra-groupes, en automatisant plusieurs procédures manuelles et en réduisant la dépendance vis-à-vis de réseaux de règlement externes » observe la banque.
Autre avantage : elle a réduit les risques d'erreurs et de retards et aidé à optimiser le bilan, grâce à « une vision globale consolidée des flux de trésorerie futurs et la certitude de recevoir les fonds tout au long du cycle de financement ». De quoi inciter HSBC, qui dit réaliser « des milliers d'opérations de change au sein de la banque, sur plusieurs bilans, dans des dizaines de des pays », à aller plus loin.
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Le groupe britannique n'est pas le seul à percevoir le potentiel de la Blockchain sur le marché des changes. Depuis 2015, IBM travaille avec le système CLS (créé en 2002 pour réduire le risque de règlement des opérations de change et détenu par une soixantaine de banques du monde entier parmi les plus actives sur ce marché, dont BNP Paribas, Crédit Agricole, Natixis et Société Générale, mais aussi HSBC) sur la mise en place d'une infrastructure blockchain. CLS a annoncé fin novembre 2018 l'ouverture d'un service de compensation bilatérale automatisé en 120 devises, en conditions opérationnelles avec deux banques, Goldman Sachs et Morgan Stanley pour commencer, six autres banques devant les rejoindre par la suite. La plateforme baptisée CLSNet a été développée avec IBM et s'appuie sur la technologie blockchain opensource de la Fondation Linux, Hyperledger Fabric. Elle n'a pas vocation à se substituer à l'actuel système CLS mais à traiter des opérations ou des devises (comme le yuan) qui ne passent pas par ce dernier.