Immobilier : l'assurance emprunteur pourra bien être renégociée chaque année

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[Article mis à jour à 11h40]
Le bras de fer entre banques et assurances tourne à la faveur de ces dernières et des consommateurs : le Conseil constitutionnel a validé ce vendredi le droit pour les emprunteurs de résilier chaque année leur assurance contractée pour un crédit immobilier afin de choisir un autre assureur, avec effet rétroactif pour les contrats en cours.
Le Conseil constitutionnel avait été saisi le 12 octobre 2017 par le Conseil d'État d'une question prioritaire de constitutionnalité déposée par la Fédération bancaire française (FBF) qui contestait la disposition de la loi du 21 février 2017, en particulier l'amendement dit Bourquin qui instaure le principe de la résiliation annuelle, et sa rétroactivité.
L'association de défense des consommateurs invite les assurés à saisir l'opportunité chiffrant le gain potentiel à "plusieurs milliers d'euros sur la vie d'un contrat".
L'institution a jugé que l'ensemble des dispositions contestées étaient conformes à la Constitution.
Si les emprunteurs sont en principe libres de choisir leur assurance, dans les faits ils contractent très majoritairement celle proposée par leur banque : 88% des crédits immobiliers sont aujourd'hui assurés par ces contrats "de groupe". Une énorme part de marché pour les banques, qui dégageraient des marges de 40% à 50% sur ces produits.
La mesure ainsi validée rend ainsi résiliables 30 millions de contrats d'assurance-emprunteur.
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C'est une victoire pour la Fédération française de l'assurance (FFA), qui espère récupérer une plus plus grande partie de ce gâteau de 8,8 milliards d'euros par an. Un courtier en ligne, Réassurez-moi, avait estimé que si 8% des Français renégociaient leur assurance emprunteur, le gain de pouvoir d'achat pourrait atteindre 2,8 milliards d'euros en 2018 et 6.310 euros en moyenne par contrat.
Un collectif d'assureurs rassemblant Allianz, Aviva, Covea, la Macif, MACSF, la Maif et Swiss Life, s'est félicité de ce "progrès majeur pour les consommateurs" :
Ces assureurs se disent toutefois "particulièrement attentifs" aux conditions d'application de la loi.