Le président de la banque centrale suisse démissionne
latribune.fr, avec agences
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Contrairement à ce qui avait été déclaré le 5 janvier dernier par la Banque Nationale Suisse (BNS), son président démissionne ce lundi. Eclaboussé par l'affaire qui concernait d'abord sa femme, Philipp Hildebrand a finalement jeté l'éponge. Ce dernier est accusé de délit d'initié.
Des détails seront divulgués par Philipp Hildebrand dans l'après-midi. Une conférence de presse est prévue à Berne à 15h15 , lors de laquelle il "rendra publics un certain nombre de documents", a précisé la BNS dans un communiqué.
Il est reproché à sa femme, Kashya Hildebrand, une Américaine d'origine pakistanaise qui dirige une galerie d?art à Zürich, d?avoir acheté 500.000 dollars le 15 août, à un moment où le franc suisse était au plus haut par rapport à l?euro et au dollar. Or, trois semaines plus tard, la BNS fixait un taux plancher du franc suisse à 1,20. Pour ceux qui ont acheté des devises juste avant cette décision de dévaluation, le bénéfice s'élève à 10%.
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Le magazine suisse Weltwoche, proche du parti UDC (droite populiste) a indiqué, le 4 janvier, que les ordres d?achat et de vente de devises auraient été donnés par Philipp Hildebrand lui-même et non par sa femme, ce que l?intéressé dément. Il confirme en revanche que sa femme a bien réalisé les transactions en question. "Je me suis comporté en tout temps de manière correcte et conforme aux règlements", a-t-il rétorqué.
La Banque Nationale Suisse a précisé que, dans l'immédiat, le vice-président Thomas Jordan assumera la présidence de l'institut d'émission.
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