Groupama : La CGT veut conserver Gan Eurocourtage

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Le comité central d'entreprise de Groupama était réuni ce matin. La CGT demande à l'assureur de tout mettre à plat pour bien mesurer l'impact des décisions qui pourront être prises dans les jours à venir.

Un comité central d'entreprise (CCE) de plus, et des solutions pour que l'assureur vert garde la tête hors de l'eau, qui tombent au compte goutte. Parmi elles, la vente de Gan Eurocourtage, plus que jamais d'actualité. Même si, lors d'une conférence de presse, la CGT a affirmé que « ce n'est pas parce qu'on va se séparer de Gan Eurocourtage que l'on va sauver le groupe ». Pour le syndicat, le périmètre d'activité de Groupama doit rester en l'état. La CFDT, elle, n'est pas de cet avis : « Nous ne sommes pas satisfaits que Gan Eurocourtage quitte le groupe. Mais la CFDT préfère que cette société et ses salariés ait un avenir en dehors du groupe plutôt que pas d'avenir du tout », affirme Martial le Pennec.
Un problème se posera néanmoins : « toucher à une pièce du puzzle impactera toutes les activités. C'est pour cela qu'il faut tout mettre sur la table ! », explique un des représentants CGT. En effet, la vente de Gan Eurocourtage peut se répercuter sur d'autres activités du groupe et donc sur les salariés, qui travaillent pour le compte de cette filiale au siège, à l'informatique ou à la logistique.


« Garder Gan Eurocourtage, c'est le condamner »

Thierry Martel, directeur général de l'assureur, persiste, déclarant lors du CCE que « garder Gan Eurocourtage dans notre périmètre aujourd'hui, c'est le condamner ». Thierry Martel faisait ainsi référence au fait que sa filiale peut perdre de nombreuses affaires du fait de la notation du groupe (BBB-) qui s'applique à elle aussi. « Les dégradations successives du groupe par les agences de notation menacent l'activité et les fonds de portefeuille de Gan Eurocourtage et de Groupama Transport. Nous sommes déjà exclus de certains appels d'offres et avons enregistré des résiliations », précisait un tract CFDT.
Les candidats à la reprise de la filiale ont jusqu'au 27 février pour remettre leurs offres, et l'heureux élu sera connu début mars. Par ailleurs, Thierry Martel a également confirmé ce matin ce qu'il avait déjà annoncé lors du dernier CCE, à savoir que la Caisse des dépôts n'a effectivement pas débloqué les 300 millions d'euros destinés à renflouer Gan Eurocourtage.  Et si le versement se fait après la vente, le repreneur remboursera la CDC. Une opération nulle donc : "ce montage n'avait pour but que de survaloriser l'entreprise au 31 décembre 2011", constate la CGT.
 

Pas de véritable contre-pouvoir

De plus, le syndicat compte en appeler au soutien de l'Etat français, de la BCE et de l'Autorité de contrôle prudentiel. Sauf que l'assureur a besoin de solutions rapides pour renflouer ses fonds propres...
La CGT se prépare aussi à interpeller les administrateurs de Groupama, « qui ont une responsabilité dans ce dossier ». Pour elle, les problèmes de gouvernance doivent être résolus pour que les erreurs passées ne se reproduisent pas. « Il y a eu des dysfonctionnements dans la gouvernance du groupe. A aucun moment il n'y a eu de véritable contre-pouvoir pour influer sur la stratégie impulsée par l'ancien dirigeant. Aujourd'hui, on ne s'attaque pas à ces problèmes ou très à la marge », explique la CGT.


Droit d'alerte économique

Dans le cadre du droit d'alerte économique, le cabinet Secafi Alpha a été mandaté par les organisations syndicales pour produire une analyse de la situation économique du groupe, de sa gouvernance et de la pertinence de la cession de certaines activités. Il rendra ses conclusions le 23 février. Celles-ci donneront ensuite lieu à la production de préconisations de la part du comité d'entreprise, qui pourra interpeller le conseil d'administration. Les commissaires aux comptes pourront également être saisis suite à ce rapport.

 

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Commentaires
a écrit le 09/02/2012 à 22:57 :
Léon Blum réveille-toi, ils sont devenus fous...
Réponse de le 15/02/2012 à 12:43 :
La CGT ne veut pas démanteler le groupe, ce qui se traduirait par des licenciements (on sait ce que AXA fait aux entreprises qu'elle rachète), quoi de plus normal ?
a écrit le 09/02/2012 à 13:56 :
en lisant le titre j'ai cru que la cgt allait injecter l'argent qu'elle gere via les CE pour sauver des emplois !!! dieu merci, ce n'est pas le cas, ils gardent le pognon de leurs CEs !!!
a écrit le 09/02/2012 à 12:41 :
Ah !! On le connaît le vieux refrain Poujadiste et anti-démocratique "Les élus déconnectés de la réalité, les vrais gengens de la babase..."
La CFDT n'est pas en reste avec ses déboires à Seafrance, et là c'était vraiment du suicide. Finalement ya que le MEDEF qui est un bon syndicat, hein ? Beaumarchais !
a écrit le 09/02/2012 à 11:51 :
QUEL GACHIS
a écrit le 08/02/2012 à 22:10 :
Et voilà, le loup sort du bois...sous prétexte de "probité" c'est la CGT pervertie qui foût par terre, un groupe mutualiste. L'embrouille est née à Groupama Paris Val de Loire et les dissensions de Ressources Humaines et de représentativité au sein du CE, n'ont pas plu à la CGT. Fidèle à la politique de la "terre brulée" ils ficheront par terre, comme ils le font pour Good Year, mais aussi d'autres PME des secteurs Industrie, Transport les boites par terre..sauf pour l'énergie, là ils sont contents de croquer au susucre alors que les prolos, les vrais se serrent et la ceinture et les dents..Ecoeurant, de quoi révolter les vrais syndiqués ceux qui ont fait le Front
Réponse de le 09/02/2012 à 8:09 :
Bonjour je suis bien d'accord, depuis quelques années le Syndicat CGT s'est complètement dévoyé de son but initial, à savoir la protection des salariés. Aujourd?hui sous prétexte de conservation des acquis, ils préfèrent dire NON à tout, quitte à planter toute une entreprise et à mettre tous les salariés sur le carreau?
Réponse de le 09/02/2012 à 23:03 :
La CGT qui a conduit à la ruine cette mutuelle ? Ah bon !
Réponse de le 10/02/2012 à 19:24 :
Les Assurances Mutuelles Agricole fondées en 1901 on été gérées en bon père de famille jusqu'en 2010, puis vint le temps des "grosses têtes" des dîtes "grandes z'écoles", des Diafoirus style Alain Minc et autres cabinets ( au propre ! ) qui ont fait fleurette : Accenture, Mac Kinsey, Logica et manieurs de logorrhées volapukiennes. Bilan, une mutuelle au seuil du désastre humain et financier... Là aucune responsabilité des "rouges" !

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