Grèce : les investisseurs vont-ils participer à l'échange d'obligations?
Séverine Sollier
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A deux jours de la date limite pour participer à l'opération d'échange d'obligations souveraines par les créanciers privés, les marchés se font peur. Et si moins de 66% de banques et autres investisseurs insitutionnels acceptaient de remplacer leurs actuelles obligations grecques contre de nouvelles de maturité plus longue et moins bien rémunérées que se passerait-il ?
Dans cette hypohèse, le plan d'effacement de 107 milliards d'euros de dette publique de la Grèce, détenus par des créanciers privés, tel qu'il était prévu dans l'accord PSI (private sector involvment) conclu en février tomberait à l'eau. Alors, "le plan d?aide de l?Europe ne sera pas activé. L?Etat grec sera en défaut au moins sur sa ligne obligataire de mars. Les détenteurs de dette grecque seront dans l?incertitude sur le taux de recovery de leurs obligations", indique Christian Parisot, responsable de la recherche chez Aurel BGC.
Le scénario catastrophe qui inquiète les Bourses
Ce scénario catastrophe a inquièté les investisseurs en actions mardi comme le montrait l'évolution des indices boursiers. Le coût potentiel pourrait, il est vrai, être considérable : le prix d'un défaut de la Grèce serait en effet supérieur à 1.000 milliards d'euros selon un document de l'Institut de la finance internationale (IIF) cité par l'agence Reuters. Pourtant, un tel scénario ne semble pas le plus probable même si les banques agitent le chiffon rouge afin d'inciter le plus grand nombre à participer à l'opération volontairement.
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Une autre hyopthèse serait que "le taux de participation des banques et créanciers privés soit supérieur ou égal à 66%, mais inférieur à 90%. Alors le gouvernement grec activera les CAC?s [clause d'action collective,NDLR}", estime Christian Parisot. Le gouvernement grec peut en effet dans ce cas obliger les créanciers à apporter leurs titres à l'opération. Toutefois, ce chiffre de 90% n'est écrit nulle part, d'autres analystes donnent le chiffre de 75%.
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