Jean-Luc Baucherel, président de la Fédération nationale de Groupama, annonce sa démission

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Le président de la Fédération nationale de Groupama, Jean-Luc Baucherel, annonce son départ dans un courrier interne, révélé par Les Echos. La direction du groupe confirme cette information.

La question de la responsabilité du conseil d?administration était sur toutes les lèvres depuis le départ de Jean Azéma. Lors d?une journée de grève le 19 avril, l?intersyndicale appelait même à la démission du conseil d?administration. "Tout ce débat sur la gouvernance pourrait rejaillir sur un homme, Jean-Luc Baucherel", écrivait L'argus de l'assurance fin mars.
Dans ce contexte et après 38 ans de service chez Groupama, Jean-Luc Baucherel, président de la fédération nationale et du conseil d'administration, a annoncé son départ selon Les Echos. La direction confirme l?information et le courrier interne qui a informé les salariés de ce départ. Le président y écrit : « Après 38 ans d'engagement ininterrompu au service du mutualisme agricole, dont 10 années à la tête de Groupama Loire Bretagne et 8 années à la tête du Groupe, j'ai jugé que le temps était venu de céder ma place à une équipe renouvelée pour me consacrer davantage aux miens »,
Déjà en décembre, Jean-Luc Baucherel était visé. La CGT écrivait à l?époque que "Jean Azéma ne pouvait agir seul ; il a toujours eu l'aval et le soutien sans faille de tous les administrateurs de Groupama, et de Jean-Luc Baucherel, son président. Il suffit de consulter tous les comptes-rendus de conseil d'administration depuis 10 ans : jamais une voix discordante".
Du mouvement a déjà eu lieu au sein du conseil d?administration. Jean Baligand, dont le mandat courait jusqu?en 2014, a présenté sa démission lors du conseil d?administration du 25 avril. Il avait occupé la fonction de président de Groupama de 1996 à 2004 et dirigeait la caisse régionale Rhône-Alpes Auvergne.
Administrateur indépendant, Frédéric Lemoine, président du directoire de Wendel, a également démissionné le 15 mars dernier, officiellement par manque de temps.
 

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Commentaires
a écrit le 28/05/2012 à 21:14 :
Pourquoi chercher le responsable de la faillite? Nos présidents le disent c'est la crise. Sinon les sociétaires votaient bien lors de chaque assemblée étaient donc bien au fait des investissements?
a écrit le 28/05/2012 à 14:43 :
Vous avez sans doute raison dans vos distinctions semantiques entre presider et diriger ... mais quel est le problème au fond ?
Groupama s'est-il oui ou non goinfré d'emprunts grecs et espagnols, qui la mettent dans une trés mauvaise situation ? Ou y-a-t-il encore d'autres cadavres dans le placard ?
a écrit le 26/05/2012 à 17:46 :
Vous avez écrit, au moins deux fois (hier et il y a un ou deux mois), que J. Baligand avait "dirigé" la caisse Groupama Rhône-Alpes -- Auvergne. Or il ne la dirigeait pas mais la présidait. C'est une distinction qui n'est pas dénuée d'importance dans le mutualisme et la coopération agricoles (à Groupama, à la MSA ou au Crédit Agricole). En 2004, une journaliste des Echos avait commis le même type de confusion en attribuant notamment à J. Baligand le mérite de l'acquisition du Gan en 1998 (alors qu'il revenait à la direction nationale de l'époque).
a écrit le 25/05/2012 à 19:38 :
De façon assez surprenante, la journaliste, Laura Fort, renouvelle la grossière faute qu'elle avait commise il y a un ou deux mois à propos de Jean Baligand, qui n'est pas un professionnel de l'assurance : simple élu d'un système mutualiste, il n'a occupé que des fonctions de "président" ou de "vice-président (à l'échelon national ou à l'échelon régional) et n'a donc jamais dirigé de caisse régionale.
Réponse de le 25/05/2012 à 23:01 :
La biographie officielle de Jean Baligand, sur le site même de Groupama, dit le contraire: http://www-prov.groupama-sa.com/finance/connaitre-groupama-s-a-/gouvernance/conseil-d-administration-de-groupama-s-a-@/index.jspz?id=1419&detailCV=362
Réponse de le 26/05/2012 à 0:18 :
Laura, merci pour le lien vers la biographie. Et désolé de vous contredire, mais cette bio dit exactement la même chose que Sylvain : Jean Baligand, agriculteur de profession, n'a eu que de poste de président et vice-président de caisse. C'est donc un élu, non professionnel de l'assurance, et non pas un opérationnel (c'est à dire directeur, directeur adjoint, ...).
Réponse de le 26/05/2012 à 14:33 :
Pas simple de faire la différence dans la gouvernance d'un système à la fois mutualiste et capitaliste !
Lol !
Réponse de le 26/05/2012 à 15:04 :
Où est l'erreur? Je n'ai jamais écrit qu'il était un opérationnel... Jean Baligand siégeait au conseil d'administration depuis décembre 2003 et avait occupé les postes de vice-président de la fédération et de président de la caisse Groupama Rhône Alpes Auvergne.
Réponse de le 26/05/2012 à 18:01 :
Deuxième petite réaction (en espérant qu'elles seront toutes les deux publiées). Je ne comprends pas, Madame Fort, les raisons de votre étonnement. Vous semblez implicitement reconnaître avoir attribué à J. Baligand un poste de "directeur général" et niez pourtant, dans votre dernier commentaire, avoir parlé à son propos de poste opérationnel. Or le directeur général, en tout cas dans le mutualisme agricole, se distingue bien du président par le fait qu'il a le pouvoir opérationnel : il est en charge de la mise en oeuvre d'une stratégie (ou d'une politique) théoriquement décidée, ou au moins approuvée, par les élus du système, et ce au niveau régional comme au niveau national.
Réponse de le 26/05/2012 à 19:47 :
Mutualisme, gouvernance, opérationnel,... aujourhui cette entreprise est en quasi dépôt de bilan. Merci aux dirigeants !
Réponse de le 26/05/2012 à 20:05 :
Je n'ai jamais écrit ni "reconnu implicitement" que Mr Baligand avait été directeur général. Encore une fois et comme écrit dans l'article, Jean Baligand siégeait au conseil d'administration depuis décembre 2003 et avait occupé les postes de vice-président de la fédération et de président de la caisse Groupama Rhône Alpes Auvergne.
Réponse de le 27/05/2012 à 7:13 :
Ce débat est stérile. L'article est excellent sur le fond. Tous ces dirigeants se partageaient des postes bien rémunérés (voir le dossier de référence adressé à l'ACP), et ont conduit une entreprise parmi les plus riches, à une faillite qui risque de se concrétiser prochainement. Les agriculteurs apprécieront, les salariés qui dénoncent l'incompétence et la gabegie de ces dirigeants, aussi !
Réponse de le 27/05/2012 à 10:13 :
Xenius, ce débat porte d'abord sur la forme (j'en conviens), mais je ne le crois pas pour autant stérile. L'erreur de Laura Fort (je ne comprends pas son entêtement à la nier) nous rappelle, si besoin était, que les journalistes de la presse économique connaissent assez peu le fonctionnement des entreprises mutualistes, et notamment celles issues du mutualisme et de la coopération agricoles. Madame Fort, je ne comprends effectivement pas votre position car vous avez bien écrit (l'article n'a pas été édité sur ce point) " ... et dirigeait la caisse Rhône-Alpes -- Auvergne". Or je maintiens qu'il ne la jamais dirigeait puisqu'il n'en a été que le président et que les fonctions de directeur général et de président ne se confondent pas chez Groupama. Si les mots ont un sens, il ne faut pas écrire ici "dirigeait". Pourquoi nier l'erreur? Comme toutes les erreurs, elle est humaine et elle est excusable.

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