Crédit : les assureurs vont devoir rembourser 16 milliards aux assurés

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Le Conseil d'Etat vient de donner raison à l'association UFC-Que Choisir. Elle reprochait aux assureurs de ne pas avoir remboursé aux assurés comme le prévoit la loi, les bénéfices réalisés avec les contrats emprunteurs qui couvrent le risque de décès ou d'invalidité d'un souscripteur de crédit. Les assureurs relativisent la portée de la décision.

Cette affaire pourrait coûter 16 milliards aux assureurs. Ce montant colossal correspond à l'estimation des globale bénéfices réalisés en assurance emprunteur entre 1996 et 2007 qui n'ont pas été remboursés aux assurés comme le prévoit la loi, mais payés aux banques distributrices du crédit (immobilier ou consommation) sous forme de commissions.

Un arrêt du lundi 23 juillet, le Conseil d'Etat a en effet considéré que "selon la loi, les assureurs auraient dû reverser, à la fin du contrat, les surprimes d'assurance qui n'ont pas servi à couvrir la réalisation des risques", indique un communiqué de l'association de consommateurs UFC-Que Choisir. Plus précisément, l'arrêt annule l'article A331-3 du Code des Assurances qui excluait les contrats d'assurance emprunteur de la redistribution des bénéficies techniques et financiers du contrat. Le Conseil d'Etat avait été saisi en 2007 par l'association dans des dossiers concernant CNP et les Caisse d'épargne.

Ce montant de 16 milliards reste toutefois théorique, car pour obtenir un remboursement, chaque assuré devrait attaquer individuellement son assureur. De plus, les sommes qui seraient susceptibles d'être obtenues sont très variables d'un assuré à l'autre et dépendent à la fois de la durée, du montant du prêt et évidemment de la cotisation d'assurance.

Les banques touchaient entre 40% et 70% du montant de la prime d'assurance

L'UFC-Que Choisir dénonçait le reversement aux banques des «bénéfices techniques et financiers » des contrats d'assurance emprunteurs couvrant le décès, l'incapacité et l'invalidité des souscripteurs d'un crédit. Le Code des assurances prévoit en effet dans son article L.331-3 que les assureurs doivent rendre aux assurés à la fin du contrat les surprimes d'assurance qui n'ont pas servi à couvrir la réalisation des risques.

"Or, les contrats d'assurance-emprunteur étaient hautement bénéficiaires puisque sur 100 euros de prime payée par l'assuré, le banquier recevait plus de 40% du montant de la prime sous la forme de bénéfices techniques et financiers pour un prêt immobilier et pour les crédits consommation, pas moins de 70%", affirme l'association UFC-Que Choisir.

Les deux arrêtés invoqués par les assureurs sont déclarés illégaux

Pourtant, les compagnies d'assurance et les banques avaient invoqué la conformité de leurs pratiques avec la réglementation puisque  deux arrêtés de 1994 et 1995 (article A331-3 du Code des Assurances) excluaient les contrats d'assurance emprunteur de cette redistribution de bénéficies, par ailleurs prévue par la Loi (mais plutôt destinée aux contrats d'épargne). Le Conseil d'Etat  déclare aujourd'hui ces arrêtés illégaux.

16 milliards versés en 11 ans selon UFC-Que Choisir

Les montants en cause, qui auraient dû être remboursés à la collectivité des assurés, seraient gigantesques selon les estimations d'UFC-Que Choisir : 11,5 milliards pour les prêts immobiliers entre 1996 et 2005 et 4,5 milliards pour les crédits consommation entre 1996 et 2007.

D'après l'association, non seulement les souscripteurs d'une assurance emprunteur auprès de CNP (parallèlement à un crédit aurpès des Caisses d'épargne) qui sont à l'origine de l'affaire, mais aussi chaque assuré ayant souscrit un contrat d'assurance emprutneur durant la période considérée (1995-2007), seraient susceptibles de réclamer le reversement de bénéfices techniques et financiers réalisés avec son contrat.

 Pour faciliter ces réclamations, l'association indique qu'elle "travaille aujourd'hui à la mise en place d'outils simples et efficaces devant permettre aux assurés victimes de réclamer leur dû".

Un remboursement compliqué à obtenir

Car la démarche est compliquée. En l'absence d'action collective en droit français (les "class action" en droit américain), chaque assuré devrait entreprendre un action en justice individuellement. Premier problème pour l'association : comment les prévenir de leur droit alors qu'il est interdit d'en faire la publicité ?

Ensuite, la question du clacul des montants à réclamer n'est pas résolue. Il faudrait en effet estimer individuellement ce à quoi chaque assuré a droit. Sachant que  les contrats d'assurance vie qui redistribuent des bénéfices techniques et financiers aux assurés ne leur reversent, en général, pas la totalité de ces bénéfices. A ce "remboursement" de bénéfices s'ajouterait une indemnité pour réparer le préjudice d'avoir été privé de ces sommes.

Le montant global des montants réclamés par assuré a une incidence sur la juridiction qui pourrait être saisie. Pour les montants inférieurs à 4000 euros, il s'agit en principe du Tribunal d'instance. Serait-il en mesure de trancher dans une affaire financière si complexe ?

Bref, le feuilleton judicaire de l'assurance emprunteur ne fait que commencer.

Pour CNP Assurances, une demande de remboursement n'est pas justifiée

Pour  sa part, la compagnie d'assurance CNP Assurances, directement concernée par cette jurisprudence, estime que "la décision du Conseil d'Etat du 23 juillet 2012 ne permet pas de justifier une quelconque demande de remboursement aux assureurs au titre des contrats emprunteur".

L'assureur explique que la haute juridiction ne traite pas la question de la répartition de la partipation aux bénéfices. Or selon lui, "cette répartition découle, en effet, des clauses du contrat d'assurance. Traditionnellement, cette clause prévoyant la distribution de la participation aux bénéfices existe dans les contrats d'assurance vie de « type épargne » afin de rémunérer le placement des assurés, mais pas dans les contrats de risque pur tels que les contrats emprunteurs."

Un argument que refute UFC-Que Choisir car selon l'association la loi prime sur le contrat. Or la loi ne précise pas que cette attribution des bénéfices techniques ne concerne que les contrats d'assurance vie-épargne, ni la clé de répartition.

Les arrêtés incriminés ont été modifiés depuis 2007

"Cette décision ne fait que confirmer qu'il était nécessaire de modifier l'article A 331-3 du code des assurances ce que l'Etat a déjà fait en avril 2007 : l'article A 331-3, dans sa nouvelle version, prévoit que les contrats collectifs en cas de décès (qui constituent une partie des garanties présentes au sein des contrats emprunteurs) alimentent la masse globale de la participation au bénéfice que les assureurs doivent distribuer aux assurés", précise CNP Assurances.

La compagnie ajoute par ailleurs, "que ce soit sous l'empire de l'ancien texte ou de la nouvelle rédaction, CNP Assurances a toujours respecté l'intégralité des engagements contractuels à l'égard des emprunteurs assurés."
 

 

 

 

 


 

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Commentaires
a écrit le 08/07/2014 à 18:15 :
il s'agit des prêts souscrit de 1996 à 2007 et non pas des autres antérieurs et postérieurs
en ce qui concerne les réclamations il faudra remplir un formulaire type
a écrit le 17/12/2013 à 23:37 :
bonjour , comme beaucoup d'entre vous , j'ai contracté un emprunt immobilier que j'ai remboursé par anticipation entre 1992 et 2007 , est-ce que j'ai le droit de réclamer à ma banque ( crédit agricole ) la sommes que j'ai réglé pendant plusieurs années concernant l'assurance " déces invalidité " puisque dieu merci je ne suis ni décédé , et ni invalide .
Merci pour votre réponse .
Réponse de le 08/07/2014 à 18:11 :
il s'agit des prêts de 1996 à 2007 et non pas 1992
a écrit le 16/12/2013 à 20:28 :
ouii il faut réagir vendredi j ai rendez vous avec ma banquière et je vais lui en parler il faut plus se laisser faire mes crédit sont pratiquement fini et pas eu besoins de me servir de l assurance alors ils peuvent me rendre mon fric
a écrit le 01/12/2013 à 14:49 :
Bonjour,

C'est de l'intox, sur les forums, personne n'a récupéré un centime. UFC a laissé tombé l'affaire ? Par contre, il serait intéressant de savoir pour ceux qui ont souscrit après mai 2007 si c'est respecté et combien de remboursement.
a écrit le 19/08/2013 à 16:12 :
coment faire alors pour recuperer cet argent?un modele de lettre serait bienvenue!et bien entenduje vous tiendrais au courant.car apres 20 ans de credit ss anicroches je pense que se serait normal! et je ne parle pas des autres credits!!!
a écrit le 14/01/2013 à 16:42 :
est ce valable pour un crédit immobilier toujours en cours,mais pendant la période indiqué?c'est à dire entre 1995-2007,
a écrit le 29/11/2012 à 10:34 :
Bonjour,
Qu'en pensez vous de l'appel d'un certain Eric CANTONA au sujet d'un retrait massif de votre solde positif sur votre compte bancaire ?? Juste pour 01 ou 02 mois. Si tout le monde fait ça, je pense que nos banquiers changeront leur comportement vis à vis de leur clientèle. Dernier conseil, allez regarder sur youtube les documents concernant les banquiers et vous aurez une certaine idée de notre démocratie mondiale. ( titre : Lehman Brothers ou Godlman Sachs )
a écrit le 18/11/2012 à 23:32 :
Pour ma part , le courrier de réclamation a été envoyé hier . Il faut en parler a un maximum autour de nous pour déclancher un effet de masse !!! Il faut que ça se sache !!!! n'oublions pas : "L'union fait la force ".
Ils vont tout faire pour étouffer l'affaire mais si ils nous doivent cet argent , il ne faut pas les lacher !!!!!
Courage !
Réponse de le 14/02/2013 à 9:20 :
Bonjour lolo31,
Avez-vous eu une réponse ?
Avez-vous utilisé un courrier type ?
Est-il possible d'avoir la trame de votre courrier ?
Merci beaucoup
Réponse de le 03/06/2013 à 22:09 :
bonsoir, oui avez-vous votre reponse lolo31?
je suis dans le même cas mais j'avoue que c'est assez complexe.
mon banquier m'a dit qu'il n'etaot au courant de rien et n'avait rien entendu de cette affaire(!!!!!! rhoooo le menteur ,j'en suis certaine!!)
a écrit le 15/11/2012 à 19:15 :
bonjour, quelqu'un pourrait il me dire combien d'années en arrière peut on revenir ? sachant que mon premier prêt immobilier à duré de 1987 à 2008.
merci de me répondre.
a écrit le 12/11/2012 à 21:20 :
CHOUETTE, MAINTENANT IL FAUT ALLER SIGNER SUR LE SITE DE DIRECTION DES FRAUDES (DGG..;;.) LA PROPOSITION DE B HAMON DE MISE EN OEUVRE DES ACTIONS DE GROUPE (class actions)

merci pour cette article bienvenu, tous à vos tablettes, assez de vols de la part des banques assurances.
a écrit le 12/11/2012 à 21:19 :
CHOUETTE, MAINTENANT IL FAUT ALLER SIGNER SUR LE SITE DE DIRECTION DES FRAUDES (DGG..;;.) LA PROPOSITION DE B HAMON DE MISE EN OEUVRE DES ACTIONS DE GROUPE (class actions)

merci pour cette article bienvenu, tous à vos tablettes, assez de vols de la part des banques assurances.
Réponse de le 12/01/2013 à 13:18 :
Allez y faites suivre en masse .Moi même je suis concerne et j'en ai raz la çasquette de me faire avoir avec banques et assurances. Ce sont tous des voleurs .
a écrit le 12/11/2012 à 21:19 :
CHOUETTE, MAINTENANT IL FAUT ALLER SIGNER SUR LE SITE DE DIRECTION DES FRAUDES (DGG..;;.) LA PROPOSITION DE B HAMON DE MISE EN OEUVRE DES ACTIONS DE GROUPE (class actions)

merci pour cette article bienvenu, tous à vos tablettes, assez de vols de la part des banques assurances.
a écrit le 01/08/2012 à 10:24 :
Je suis dans la même position comment faire pour récupérer mon dû ?
Faudra -t 'il encore payer malgré que l'on nous doit de l'argent ?
Quelle seront les procédure , qui nous va nous aider pour ces démarches ? ................
a écrit le 26/07/2012 à 15:24 :
Tous les assureurs sont des VOLEURS. Ce n'est pas nouveau, le phénomène ne fait que s'amplifier en france. J'ei des problèmes avec un entrepreneurs qui a fait 100% de malfaçons mais celui-ci avait une excellente assurance chez AXA ; il m'a fallu me ruiner la santé pour tenter d'obtenir le remboursement intégral auprès d'AXA qui m'accusait d'avoir vu les malfaçons sachant que si vous arrêtez un chantier parce que justement vous voyez des malfaçons vous ne devaient rien dire, car c'est l'entrepreneur qui se retournera contre vous !... Résultat perte financière pour moi car AXA a jusqu'au bout été malhonnete et n'a pas voulu rembourser le montant totel du préjudice !
Maintenant, je prends mes assurances à l'étranger ... et je n'ai aucun problème.
a écrit le 24/07/2012 à 11:07 :
Bon OK, c'est très bien, mais on fait comment pour récupérer cet indu voler par les banques !?? J'ai payé cette assurance d'aout 1999 à novembre 2007 ou j'ai soldé mon pret immobilier.
Je m'adresse à qui !??
a écrit le 24/07/2012 à 7:32 :
La principale raison de ces "bénéfices techniques" provient de primes calculées sur le capital initialement emprunté, et non pas sur le capital restant dû si le risque décès-invalidité survient. Car dans cette éventualité, seul le capital restant dû est remboursé par l'assurance à la banque pour éteindre la dette. Dans les dernières annuités d'un prêt immoblier, par exemple, la prime d'assurance, mesurée alors sur le capital restant encore dû, est, en taux, exhorbitante.
Réponse de le 24/07/2012 à 8:57 :
C'est un raccourcis incroyable que vous faites là. Ce type ce contrat consiste a lisser cette prime qui a donc un taux faible au début de la réalisation du crédit.
Les risques ont été surévalués et sur facturés.

Légiférer les gains d'une entreprise. Quelle crédulité. Réfléchissez avant de parler avec autant d'ignorance.
Oui la concurrence doit être respectée et les lois appliquées.
Réponse de le 24/07/2012 à 10:59 :
En effet les contrats groupe souscrit par les banques auprés d'assureurs au bénéfice de leurs clients emprunteurs sont établis avec des primes sur un capital constant c'est à dire sur le montant de l'emprunt initial .
Par contre si l'emprunteur souscrit un contrat individuel auprés de son assureur les primes seront calculées chaque année sur le capital restant du .
a écrit le 23/07/2012 à 23:35 :
le devoir de conseil et d honneteté aurait du faire que les assureurs previennent les clients de leurs droits. Au lieu de cela, à grosso modo 50-50 , on encaisse le bénéfice.
Je ne parle meme pas des parlementaires, à la botte du lobby bancassurance, qui vote une loi qui permet a un professionnel de ni plus ni moins de voler sciemment et par omission de conseils les citoyens en toute impunité.
Des individus ( banquiers et assureurs ) encaissant un butin sur le dos de leurs clients de plusieurs milliards en joyeuse et lucrative association.
Doit on aussi parler des entente illicites dans le marché du crédit revolving ?
la bce prete a 0,75% aux banques et elle meme prete à 15% pour le revolving ( aucune en dessous de ce taux ?,) 8% pour le pret personnel et maintenant a plus de 4% pour le pret immobilier. Ou passe la différence ?
En conclusion, au lieu de légiférer le vol par omission des clients, ne devrait t on pas plutot légiférer le plafonnement des commissions bancaires ?

Réponse de le 24/07/2012 à 11:36 :
Les taux de crédits renouvelables sont trés élevés en raison des impayés importants et du fait qu'il s'agit bien souvent de petites sommes empruntées dont les frais de gestion sont élevés mais d'accord avec vous ce type de crédits rapportent énormément aux établissements financiers: Cofidis,Cofinoga etc....
a écrit le 23/07/2012 à 23:11 :
Encore un titre affirmatif et probablement faux. Je parie n'importe quoi contre autre chose que la réalité est bien en deçà et que si remboursement il y a ce sera encore moins, d'autant que ce serait à chaque individu de se faire connaître. Siouplé M'sieur, z'auriez pas un bout de bénéfice technique pour moi ? (au fait tout le monde sait bien sur ce qu'est un bénéfice technique ? Ceux qui savent pas levez le doigt car l'article ne vous dit rien là-dessus...)
a écrit le 23/07/2012 à 21:49 :
Pour compléter ce propos: pourquoi seraient-ce les victimes qui devraient faire la démarche (favorisant ainsi les assureurs), plutôt que les coupables? Ne sont-ils pas au courant des opérations qu'ils ont menées? Pourquoi ne devraient-ils pas engager les coputs nécessaires à s'assurer de rembourser toutes les personnes concernées, sous peine de pénalités ou d'amendes? Ce serait le moins quand même, en particulier devant les efforts qu'ils ont déployé pour ne pas payer ce qu'ils devaient selon les termes de leur code lui-même, déjà si avantageux à leur égard?
a écrit le 23/07/2012 à 21:46 :
Une fois de plus, on se demande pourquoi la qualification des faits est si différente selon qu'il s'agit d'actes commis par une profession dans son entier (que ces pratiques soient illégales ne semble poser aucun problème à la justice), ou des acteurs économiques "connectés" ou le simple citoyen. Imaginons un seul instant un des assurés de ces compagnies pratiquer de même, ou le client d'une banque: quel serait la qualification de ses actes aux yeux de la justice?
a écrit le 23/07/2012 à 19:54 :
Deux arretes de 94 et 95 illégaux... Tiens donc, qui étaient les ministres à l'époque, n'y avait-il pas un avocat parmi eux ? :-)
Réponse de le 23/07/2012 à 20:07 :
Qui ? Je n'étais pas né ... (comme le Colin)
Réponse de le 23/07/2012 à 20:09 :
Les arrêtés déclarés illégaux aujourd'hui avaient été déclarés légaux par les mêmes institutions à l'époque.
Réponse de le 23/07/2012 à 21:09 :
Ils n'ont pas été déclarés illégaux, nuance. Le Conseil d'État ne s'auto-saisie pas. Si personne ne lui demande de vérifier, il ne va pas le faire lui-même.

@Qui ? : un récent Président de la République :)
a écrit le 23/07/2012 à 19:46 :
Rembouser c'est bien encore faut-il le faire, mais les banques et agences doivent en plus etre condamnées pour le préjudice subit, les banques ne sont pas au dessus des lois elle doivent rembouser et devoir a l'état la même somme que le préjudice subit par les adhérents
Réponse de le 23/07/2012 à 19:56 :
Il n'y a aucun préjudice, personne n'était au-dessus des lois, puisque la loi était respectée. Le seul préjudice est créé par la rétroactivité de la décision, pur déni de justice.
Réponse de le 23/07/2012 à 20:17 :
aucune rétroactivité, le texte illégal est réputé n'avoir jamais été écrit. Le code des assurance est du domaine réglementaire, lequel ne peut contrevenir à la loi qu'il est censé détailler CQFD
Réponse de le 23/07/2012 à 20:46 :
"Deux arrêtés de 1994 et 1995 (article A331-3 du Code des Assurances)" : le code décrit la loi qui s'impose à tous et que nul n'est censé ignorer. La rétroactivité des décisions de justice restent un déni de justice, même en manipulant les concepts juridiques jusqu'à la déraison, à moins de considérer qu'on peut ne pas respecter certaines lois, au bon vouloir des hommes au pouvoir. La rétroactivité des décisions de justice légitime toutes les dérives. CQFD.
a écrit le 23/07/2012 à 19:22 :
Faire une page pour ne rien expliquer, c est a dire qui est concerné.
Les personnes concernées sont ceux qui ont remboursé par anticipation leur pret immobilier d ou le motif du rendu de l arret.
"selon la loi, les assureurs auraient dû reverser, à la fin du contrat, les surprimes d'assurance qui n'ont pas servi à couvrir la réalisation des risques"
La prime d assurance servant a rembourser le crédit si sinistre il y a, alors le remboursement anticipé effectué diminue le cout du risque pour l assureur donc dans le temps ou dans le montant les primes auraient du diminuées aux choix de l assuré.
LeS bancassureurs sont partis du principe du "qui ne dit dit mot consent"
40 a 70% reversé au banquier, le restant a l assureur.

Réponse de le 23/07/2012 à 20:05 :
J'ai cru un moment que j'allais gagner plein d'argent ... raté ... je n'ai rien rembourser par anticipation ... si j'avais su !!!
Réponse de le 23/07/2012 à 21:38 :
Justement : ce point n'est pas clair du tout !
Je vais aller sur le site de l'association.
a écrit le 23/07/2012 à 18:31 :
Ah Jojo s'appelle ''rétroactivité'' à partir de 18h00 !
Un créneau = un pseudo
a écrit le 23/07/2012 à 18:17 :
Car distribuer du credit immo sera encore moins rentable pour les banques. très bonne nouvelle, la bulle explosera encore plus vite ! tanpis pour ceux qui en ont pris au taquet sur 30 ans de crédit....faut juste jamais faire confiance à un 68ard. qu'il soir banquier, agent immo ou vendeur !
Réponse de le 23/07/2012 à 21:31 :
Ah ah ah la fameuse prétendue bulle de l'immobilier : avec l'été qui s'annonce, je recommanderai de liquider immédiatement les valeurs boursières, bancaires et monétaires, et de s'acheter de la pierre, une valeur *réelle* dont on peut se servir comme logement... A la rentrée, il sera probablement trop tard...
Réponse de le 24/07/2012 à 12:14 :
La seule valeur réelle reste l'or, le marché de l'immobilier montre clairement des signes de faiblesse. Sauf en région parisienne, en grande partie due à une demande étrangère aisée, tout montre que le marché risque de se retourner rapidement :

1 - baisse des demandes et notamment des primo accédants
2 - baisse des financements bancaire
3 - un marché français largement sur évalué en comparaison au marché européen.

A bon entendeur ; )
Réponse de le 24/07/2012 à 14:56 :
Ah oui, l'or ? Ca sert à quoi déjà, à part la pure et toujours dangereuse spéculation ? Vaut mieux investir dans son propre logement.
a écrit le 23/07/2012 à 18:12 :
Nos amis les banquiers compenseront par une hausse de frais bancaires : puisqu'on vous dit qu'on ne peut pas les laisser faire faillite (et qu'il est impossible de ne pas être bancarisé).
J'vais p'tet créer ma banque, tiens !
a écrit le 23/07/2012 à 18:12 :
Les primes des futurs contrats vont augmenter de 16 milliards pour financer cette décision. Autrement dit, c'est la collectivité des futurs assurés qui va payer les conséquences d'une décision à effet rétroactif, nouvelle forme d'injustice et d'immoralité décidément un peu trop à la mode depuis quelques semaines. Sachez que désormais, lorsque vous signerez un contrat, vous devrez assumer des décisions parfaitement inconnues aujourd'hui mais qui seront appliquées rétroactivement dans 5, 10 ou même 20 ans. Décourager les entrepreneurs ou les investisseurs à prendre des risques, à travailler dur et à générer de la croissance semble être le nouveau mot d'ordre d'un appareil d'Etat au top de sa forme collectiviste !
Réponse de le 23/07/2012 à 18:28 :
Ah ouais et quand on fait un délit, on sait pas qu'on peut aller en taule ?
On rêve ! parce que c'est banquier ça se croit tout permis !! ras le bol de ces parasites qui ne servent à rien !!
Réponse de le 23/07/2012 à 19:54 :
Rien à voir avec un risque connu et assumé par les tricheurs qui sévissent dans les banques. On parle ici de textes officiels abrogés qui rendaient la procédure légale jusqu'à aujourd'hui. Que les textes changent, fort bien, mais jamais avec effet rétroactif. Votre réaction est totalement HS.
Réponse de le 23/07/2012 à 20:07 :
"décision à effet rétroactif," Oui, ça s'est passé, donc la mesure qui consiste à rendre l'argent dû ne peut se faire que maintenant !! On vous vole votre porte-monnaie, le voleur est rattrapé, vous trouvez normal de ne pas récupérer votre argent ?
Pour lire les contrats, il faut presque être juriste, sinon, on se fait gruger, la preuve.
Réponse de le 23/07/2012 à 20:48 :
Ce qui s'est passé était la stricte application de la loi jusqu'à aujourd'hui et cette loi s'imposait à tous. Cette décision rétroactive inique sera payée par les futurs contractant : c'est scandaleux.
Réponse de le 24/07/2012 à 14:22 :
Personne n'a volé qui que ce soit ! Les assureurs ont appliqué des arrêtés comme la Loi les obligent ! Les seuls fautifs sont ceux qui ont fait paraître ces arrêtés !
Ne vous faites pas d'illusions, les marges sur les assurances crédit servaient à compenser les tres faibles marges voire les pertes sur les prêts. Si les marges d'assurances baissent les coûts du crédit vont augmenter !

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