Christine Lagarde fustige les banques qui s'opposent à Bâle 3
Séverine Sollier
Séverine Sollier
Les banques mauvaises élèves n'ont pas été nommées par Christine Lagarde. La directrice générale du FMI a cependant fermement critiqué jeudi 25 octobre les " intérêts particuliers qui s'opposent au changement et la résistance s'intensifie". Elle prononçait un discours à Toronto devant le Conseil International du Canada, un organisme indépendant cherchant à renforcer le rôle du Canada dans le monde, qui lui a décerné le titre de "Personnalité mondiale 2012".
"Il est curieux d'entendre certaines banques dénoncer le caractère trop contraignant des nouvelles réglementations et de les voir dépenser des centaines de millions de dollars pour que des groupes de pression puissent y mettre fin!", a insisté Christine Lagarde, semblant visé plus particulièrement les banques américaines. "L'augmentation des coûts d'emprunt long terme serait d'environ un quart de point de pourcentage aux Etats-Unis et plus faible ailleurs", a-t-elle affirmé.
Les systèmes trop complexes d'avant la crise sont toujours présents
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Pour la directrice générale de FMI l'application de Bâle 3 est une nécessité car "les structures de base que nous jugions nuisibles avant la crise sont encore présentes". Elle a en effet estimé que "les systèmes demeurent par trop complexes, les actifs bancaires sont encore fortement concentrés et il existe une forte interdépendance entre banques au plan national. Certains établissements continuent de recourir de manière excessive aux financements de gros et beaucoup sont toujours 'trop importants pour faire faillite'"(to big to fail). Elle a dénoné parallèlement le "shadow banking", c'est-à-dire les activités de nature bancaire, notamment celles des hedge funds (fonds spéculatifs), qui échappent encore à la réglementation spécifiquement dédiée aux banques.
Séverine Sollier
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