Karine Berger : "la loi bancaire, un cessez-le-feu avec la finance folle, mais pas la fin de la guerre"

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L'Assemblée nationale a définitivement adopté le projet de loi bancaire, le 17 juillet 2013. opyright Reuters
L'Assemblée nationale a définitivement adopté le projet de loi bancaire, le 17 juillet 2013. opyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
L'Assemblée nationale a définitivement adopté le projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires, ce mercredi. Pourtant, nombre de députés de l'opposition jugent le texte final très éloigné des engagements "guerriers" formulés par le candidat François Hollande, lors de son discours du Bourget en janvier 2012. La députée PS Karine Berger elle-même, rapporteur du projet de loi à l'Assemblée, estime qu'il faudra construire « d'autres étages à la tour de Babel de la régulation financière. »

C'est fait. L'Assemblée nationale a définitivement adopté le projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires, ce mercredi. Le Sénat devrait en faire de même jeudi, mettant fin à un marathon législatif de six mois. C'est en effet le 19 décembre 2012 que ce texte, destiné à éviter une répétition de la crise financière de 2008, avait été présenté en conseil des ministres. "Il s'agit là d'un net progrès en matière de régulation bancaire", s'est félicitée Fleur Pellerin, la ministre chargée des PME, de l'innovation et de l'économie numérique, qui représentait le gouvernement durant cette séance publique.

Quelques minutes plus tôt, durant la discussion générale précédant le vote, le député socialiste Laurent Baumel s'était dit "fier" que la France, via ce projet de loi, "se donne les moyens de séparer vraiment les activités spéculatives des banques de leurs activités utiles au financement de l'économie."

Le texte n'a fait que s'éloigner de son ambition initiale, selon le groupe UMP

Un point de vue que ne partagent pas les députés de l'opposition. "Nous ne pouvons nous satisfaire d'un texte qui, au fil de ses examens (par le Parlement), n'a fait que s'éloigner de son ambition initiale", a asséné le député UMP Jean-François Lamour, en référence au discours du Bourget de François Hollande. Ce 22 janvier 2012, celui qui n'était encore que l'un des candidats à l'élection présidentielle avait affirmé que son "véritable adversaire (était) la finance sans visage." Et, qu'afin de lutter contre cet ennemi si difficile à cerner, il imposerait une scission des banques en deux, à la manière du Glass-Steagall Act américain de 1933, qui avait dessiné une ligne jaune entre les activités de banque de détail (collecte des dépôts et octroi de crédits) et les activités de marché.

Le Crédit agricole et le groupe BPCE n'auront même pas à créer de filiales

Conséquence, les députés UMP n'ont pas voté en faveur du projet de loi bancaire. Pas plus que leurs collègues de l'UDI (Union des démocrates et indépendants), qui se sont abstenus, invoquant, par la voix du député Philippe Vigier, "une réforme timide, frileuse, qui ne sépare pas grand-chose, qui est éloignée des engagements de François Hollande, et qui ressemble à une ligne Maginot contre la finance mondiale."

Il est vrai que, sous la pression du lobby bancaire, le projet de loi s'est considérablement assoupli. Seules les activités spéculatives réalisées pour le propre compte des banques, et non pour leurs clients, seront cantonnées dans une filiale qui devra se financer toute seule, sans l'aide de sa maison-mère. Résultat, "deux des principales banques françaises, le Crédit agricole et le groupe BPCE, n'auront même pas à créer de filiales puisqu'elles sont en train d'arrêter leurs activités spéculatives pour compte propre", déplore le député GDR (Gauche démocrate et républicaine) Gaby Charroux. Et d'insister : "Cela tient à une vision restrictive de la notion de risque."

Ajouter des étages à la tour de Babel de la régulation financière

"Il ne s'agit là que d'une première pierre dans l'édifice de la régulation financière", s'est défendue Fleur Pellerin. "Oui, il y aura d'autres crises financières, et nous devrons donc ajouter des étages à cette tour de Babel de la régulation financière, comme le shadow banking [la finance parallèle, non régulée ; Ndlr], qui n'est pas abordé par notre loi", a renchéri la députée PS Karine Berger, rapporteur du projet de loi bancaire à l'Assemblée nationale. "Cette finance cupide et avide que nous essayons de réguler ne sera jamais à court d'inventions", admet Karine Berger. Et de conclure : "Cette loi constituera un cessez-le-feu entre nous et la finance folle mais pas la fin de la guerre."

 


 

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a écrit le 03/08/2013 à 0:26 :
Un pas dans la bonne direction! Pour ceux qui doutent encore du bien fondé d"une règlementation accrue, voir le texte à l"URL ici-bas. La comparaison avec les normes de construction civile parle par elle-même.

http://bouteillesalamer.com/www.bouteillesalamer.com/Blogue/Entrees/2013/7/5_La_haute_finance_en_cabale.html
a écrit le 21/07/2013 à 18:15 :
Un "cessez-le-feu"? Mais j'avais même pas vu qu'elle était en guerre la KB!

Pour info, la contre-offensive a lieu demain en direct sur le web:
http://www.solidariteetprogres.org/nos-actions-20/conference-internet-cheminade-loi-bancaire-moscovici-10140.html
Réponse de le 23/07/2013 à 17:32 :
C'est encore un autre problème avec les socialistes : on ne comprend jamais très bien où ils vont. Ils ont un langage révolutionnaire et une pratique approximative : on ne sait jamais si c'est chair ou pois(s)on...
a écrit le 18/07/2013 à 14:45 :
Une grosse maline qui a écrit "les trente glorieuses sont devant nous" : soit elle s'est gourée de siècle, soit elle parlait d'elle et de sa copine !
Réponse de le 18/07/2013 à 17:19 :
Le PS est un parti de borgnes qui prétendent éclairer les aveugles...
Réponse de le 21/07/2013 à 18:16 :
nan, le titre était en fait "les années trente sont devant nous"
a écrit le 18/07/2013 à 14:34 :
Aucun politique ne veut une reforme bancaire....pas embeter leurs copains financiers surtout quand ceci payent grasssement...Goldman Sachs et Sarko...un exemple parmi tant d autres
a écrit le 18/07/2013 à 13:23 :
C'était à l'UMP, parti de droite en principe garant de l'orthodoxie libérale, d'inclure la réforme du secteur bancaire dans son programme pour les élections présidentielles. Ils s'en sont bien gardés, ce qui montre a) que ce ne sont pas des vrais libéraux, et, b) qu'ils ne voulaient surtout pas gagner. C'est sur cette réforme que Hollande s'est fait élire : tout le monde état furax contre les banques. Qui ont bien déc...né un temps, il est vrai.
Réponse de le 18/07/2013 à 17:21 :
Les banques ont déconné ? En êtes vous totalement certain ? Avez vous réellement étudié la question de vous même, à fond ? Ou bien vous laissez vous enfumer par les ignares qui sont censés nous gouverner ?
a écrit le 18/07/2013 à 12:19 :
Message pour l'UMP: c'est une première étape, c'est toujours mieux que rien.

Message pour le PS: on attend la suite avec impatience!! Respectez votre engagement, le lobby des banques on s'en fiche!!
a écrit le 18/07/2013 à 11:11 :
Allez on s'en paye une petite pour la route,La députée socialiste Karine Berger prend la parole :« Je suis un peu étonnée, j?ai l?impression que vous n?êtes pas spécialement gênés par cette loi. » C?est Frédéric Oudéa, le PDG de la Société générale, qui répond ? « les autres, courageux mais pas téméraires, préférant se taire » commente la journaliste : « Cela représente entre 3 et 5% de nos activités de BFI, qui représentent elles-mêmes 15% des revenus totaux de la banque. »
Emoi. Car cela fait 0,75% (5% de 15%) des revenus totaux de la banque, calcule Challenges. Karine Berger calcule vite elle aussi :« Alors cela veut dire que 99% de vos activités ne seront pas concernées par la loi ? »
Réponse d?Oudéa :« Ce sera au superviseur d?en décider, moi je n?en sais rien. ».elle est bien bonne non?
a écrit le 18/07/2013 à 10:41 :
En réalité, il doit y avoir un nid fécond de l'exception culturelle française, son centre de gravité ne serait pas au PS? La portée de langue française est étroite et ceci en fonction de l'ouverture des esprits fermés. Wikipédia au sujet de la spéculation résume:"Presque toutes les activités humaines sont spéculatives". Vous réservez votre voyage en dernière minute? Vous différez votre départ en vacances en fonction de...Vous changez de fournisseur de...? Il y a toujours des attentes plus ou moins raisonnées qui devrait donner un effet escompté, un gain: monétaire, gain de temps, météo plus clémente, gain de qualité (de vie, de productivité etc...). Malheureusement, la réalité nous attend également avec ses risques. Votre profit c'est le différentiel positif entre gain et risque et votre perte, c'est le différentiel négatif entre gain et risque; Maintenant nous lisons dans l'article : "la France, via ce projet de loi, "se donne les moyens de séparer vraiment les activités spéculatives des banques de leurs activités utiles au financement de l'économie." L'état français serait donc capable de connaître d'avance l'utilité d'un financement et pourra éviter la "spéculation" risquée? Sensationnel, exceptionnel! Une savante régulation, et l'économie française se redressera. Parlons maintenant du secteur économique le plus régulé dans le monde entier: L'immobilier qui est lui étroitement lié au secteur financier, car vorace en demande de financement. Parlons des origines de la "crise", faillite de Fannie Mae et Freddie Mac, organisme public (government sponsored enterprise) chargées du refinancement hypothécaire, faillite de Dexia, un établissement public administratif, dont la vocation première était de répondre aux besoins des collectivités locales, faillite du CIF, (Crédit immobilier de France) établissement financier indépendant, spécialisé dans le crédit immobilier aux particuliers. Effondrement des marchés immobilier US, Espagne, GB, Irlande etc qui nous préserve encore un trésor de titres toxiques non-résorbé. Comme l'immobilier est un sport national français avec la mythologie du risque 0 (sans qu'il y a une exception culturelle à ce sujet) sachez que la rentabilité à long terme de l'immobilier se situe entre 0 et 1 %. Par voie de conséquence, difficile de financer (à long terme) ce secteur d'utilité "publique" et qui est fort risqué. Les projets en cours du gouvernement vont dans le sens de l'augmentation du risque. Le spectacle politique est exceptionnel, nous y assistons, prenez votre "plaisir" et bonne chance à tous.
Réponse de le 18/07/2013 à 11:11 :
Dexia qui est le fiasco le plus cher de l?histoire des banques en Europe et qui était chargé du financement des besoins des collectivités locales ne rentre pas en réalité dans mon exemple du secteur immobilier, mais c'est un formidable exemple à quel point le risque du financement des collectivités a été financé collectivement. Mais les français adorent payer de plus en plus d'impôts! Ils comprennent qu'ils vivent maintenant des moments historiques, ensemble et en toute utilité. (enfin! ça c'est l'exception culturelle, le l'ai trouvé, elle existe en réalité)
a écrit le 18/07/2013 à 9:40 :
Députés, sénateurs et ministres PS se félicitent de leurrer le peuple. Ils iront fêter leur nouveau tour de passe-passe au Fouquet's avec leurs amis banquiers ! Moscovici, véritable cheval de Troie du lobby bancaire, doit être débarqué du gouvernement sur le champ !!
a écrit le 18/07/2013 à 8:21 :
moi du moment qu'on me garantit qu'on ne me piquera pas mon fric pour renflouer les banques je suis ok ...... ou la la c'est bien silencieux .... y a quelqu'un ..... dites , on ne me piqueras pas mon fric ???? vous allez pas faire ca quand meme !!!
Réponse de le 18/07/2013 à 14:48 :
On est humain : on vous laissera un vélo pour aller à la soupe populaire
a écrit le 18/07/2013 à 7:52 :
Nos gouvernants d'états en faillite ne manquent pas d'air de vouloir donner des conseils à des entreprises profitables..Seule banque en France ayant eu des problèmes? Dexia, la banque des collectivités locales..il faut revenir sur terre, Karine Berger, et si vous avez besin d'une calculette, je me ferai un plaisir de vous l'offrir..
Réponse de le 18/07/2013 à 8:19 :
Ah bon y a pas eu d'affaire kerviel ??? Ah bon combien le credit lyonnais au contribuable . Ah bon les banques francaises se portent bien ??? Ah bon si la l'Italie fait defaut les banques francaises ne sont pas impactées .Donc @Bili Hari vous êtes pret a nous signer un papier nous garantissant que nos avoirs dans les banques ne seront pas taxés comme a chypre pour sauver nos banques ???
Réponse de le 18/07/2013 à 8:46 :
Même l'année où GLE a passé 5 milliards pour éponger l'affaire Kerviel, elle a présenté un exercice profitable..mais si vous avez des doutes sur la solidité des banques, mettez tous vos avoir en actions: contrairement au cash, les actions restent votre propriété, et ne rentrent pas au bilan des banques..tous vos dépôts en liquide sont au bilan, et si une banque fait faillite, vous ne serez qu'un créancier parmi d'autres, même si les états, en faillite, sont supposés vous garantir un montant de 100 000 euros..enfin, c'est toujours amusant de voir que les gens sans le sou sont les premiers à se preocuper de la sécurité de leurs avoirs..
Réponse de le 18/07/2013 à 9:01 :
Le crédit lyonnais : c'était de la "gestion" socialiste...
Réponse de le 18/07/2013 à 12:37 :
@ Bili hari et sa trotinnette : Sauf que la SG n'a jamais eu à inscrire 5 milliards de pertes puisque Christine Lagarde lui a fait automatiquement une remise fiscale de 1.7 milliards d'euros pour la consoler d'avoir été négligente. Ensuite, si l'état français ne s'était pas investi massivement (avec de l'argent qu'il n'avait pas et donc a du emprunter) pour plusieurs centaines de milliards d'euro, toutes ces banques"en magnifique santé" seraient mortes faute de liquidité. Le contribuable qui a été sollicité est en droit de réclamer une réglementation qui empêche à l'avenir que de tels choses se reproduisent à cette échelle. Sarko a fait une énorme connerie en ne soumettant pas les prêts et garanties à une contrepartie en matière de contrôle des CA.
Réponse de le 18/07/2013 à 12:37 :
@ Bili hari et sa trotinnette : Sauf que la SG n'a jamais eu à inscrire 5 milliards de pertes puisque Christine Lagarde lui a fait automatiquement une remise fiscale de 1.7 milliards d'euros pour la consoler d'avoir été négligente. Ensuite, si l'état français ne s'était pas investi massivement (avec de l'argent qu'il n'avait pas et donc a du emprunter) pour plusieurs centaines de milliards d'euro, toutes ces banques"en magnifique santé" seraient mortes faute de liquidité. Le contribuable qui a été sollicité est en droit de réclamer une réglementation qui empêche à l'avenir que de tels choses se reproduisent à cette échelle. Sarko a fait une énorme connerie en ne soumettant pas les prêts et garanties à une contrepartie en matière de contrôle des CA.
Réponse de le 18/07/2013 à 15:46 :
@JM57: La catastrophe du dossier Dexia a coûté selon la cour des comptes à ce jour 6,6 milliards d?euros au contribuable français. Pouvez-vous nous expliquer les réglementations qui seront d'après-vous nécessaire pour éviter de "tels choses". De tels choses...et oui de tels choses...Quelle précision. En sachant que le projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires ne serait pas vraiment adéquat pour le plus important dossier de l'histoire des banques européennes. Je crains que vous n'allez pas me répondre car de tels choses vous dépasse. Vous n'êtes pas le seul, notre état est également dépassé et oubliez bien sûr ma pauvre personne pour pondre des nouvelle règles. Bâle 3, vous en pensez quoi? Ce ne sont pas des règles étatiques françaises...Cela se passe au niveau du G20...
Réponse de le 18/07/2013 à 17:01 :
A l'époque de l'affaire crédit lyonnais, c'était une banque nationale !
Réponse de le 18/07/2013 à 17:23 :
@ déni de réalité : quand on n'a rien à dire, on peut effectivement toujours trouver une faute d'accord à dénigrer. Bale III ? , trop tardif à l'évidence, pas de séparation nette entre les activité de dépôt et celles d'affaire, des stress tests à 30 jours et on sait ce que ça vaut. Du bon avec une volonté de réduire la taille des bilans pour éviter le too big to fail, mais de vous à moi quand l'UBS a une surface financière en Suisse qui fait 3.7 fois le PIB du pays, qui peut croire qu'on va lui demander de réduire sa taille par 10? On ne va pas cracher dans la soupe, c'est beaucoup mieux que rien mais le coeur du problème ce sont les produits dérivés et B III n'en parle pas. Ce qui veut dire qu'on peut reconstruire des châteaux de cartes financiers dont la chute entrainera de nouveau un credit crunch, quelques soient les ratios de liquidité exigés par B III. La seule vraie réforme c'est d'interdire tout une série de montages et produits financiers et de séparer autant que faire se peut la banque d'affaire et la banque de dépôt en s'assurant que la chute des premières n'entrainera pas la chute des secondes. Pour limiter un risque de feu il faut dans l'ordre limiter la quantité de combustible et de comburant, empêcher l'inflammation, compartimenter en zones étanches et enfin seulement mettre des extincteurs. Et bien bâle III c'est tout juste un début de compartimentage.
Réponse de le 18/07/2013 à 18:09 :
JM57: Là il faudrait une expertise dans ce domaine que je ne possède pas; mais c'est tout de même intéressant et problématique ce que vous dites: oui les ratios pour diminuer l'effet de levier et les risques, oui pour une spécialisation bancaire et compartimentage, mais vous ne répondez pas au problème Dexia (que je ne peux pas évaluer dans le fond) un -seul- compartiment = service aux collectivités suivi d'une prise de risque "excessive" (vision ex-post, ils auraient dû faire autrement). Votre vocabulaire est à merveille recyclable dans un autre sens: châteaux de cartes régulatif qui entrainera d'autre réglementations; comment réduire la taille des réglementations / impositions etc. Tout business comportent des risques, et les risques ne sont pas des accidents ou un feu. C'est la normalité. C'est important, ça! Par contre, je vous rejoins, il y a un problème de dimension (le too big to fail), les risques cumulés, les surfaces financières, les risques systémiques qui ont été épongé par les (dettes des ) états. Et puis il y a le risque de contournement des règles... La réalité ne suivra pas "vos" règles.
Réponse de le 18/07/2013 à 20:01 :
Dexia est typiquement une banque qui n'aurait jamais du faire faillite. Les collectivités locales, comme les états, sont éternelles et il est rarissime qu'elles fassent défaut sur leur dettes. Dans le pire des cas il est toujours possible de restructurer, cad de ré-échelonner avec des remboursements plus légers. Mais Dexia a fait quelques erreurs, notamment de racheter FSA aux USA qui a été un des moteurs de la crise des subprimes, et aussi d'avoir misé sur la dette grecque, très rentable vu les taux d'emprunt mais terriblement risquée comme la suite l'a montré. Nonobstant ces deux erreurs Dexia aurait pu s'en sortir si les agences de notation n'avaient pas dégradé sauvagement dexia , en 2008 et 2009. En 2010, grâce aux aides combinées des états français,belges et luxembourgeois (et une restructuration) Dexia allait mieux et avait même retrouvé en 2009 une notation Moodys Aa1. En juillet 2010 la banque passe les stress tests et s'en sort mieux que BNP-paribas, la Soc Gen et le Credit Agricole. le 4 octobre 2011 Dexia se fait rattraper par sa dette grecque, dégradation et fin du parcours. Moralité: Dexia n'aurait jamais du s'embarquer aux USA avec un rehausseur de crédit (un garantisseur d'emprunt) et n'aurait jamais du spéculer sur une dette souveraine. Ensuite ne pas se fier aux stress tests ni aux notations (80% des subprimes avaient été notées au maximum). La métaphore du feu est au contraire bien adaptée. Dans une poudrière on stocke les munitions dans des alvéoles séparées de façon à ce que si les munitions dans une alvéole explosent, les autres munitions n'explosent pas. Ca implique de limiter la quantité d?explosif par alvéole et de dimensionner les murs en fonction de la résistance adéquate. La résultante est qu'en cas d'incendie vous n'êtes pas obligé de prendre des risques démentiels. Vous arrosez de loin et si ca pète les dégats resteront limités. Interdire les produits dérivés n'implique pas une réglementation monstrueuse, les produits et mécanismes sont connus et il suffit d'interdire tous les produits connus pathogènes et avant mise sur le marché de tout produit financier de le faire homologuer par une commission d'experts qui rendra son verdict avec son mode d'emploi agrée. Ily aura toujours des risque de contournement mais ca ne pourra pas être de grande ampleur, et c'est ce qui compte. Pour en terminer avec Dexia, sa filliale FSA aurait pu être sauvée ou du moins soldée avec "seulement" 420 milions de dollars, soit 1/20 ème de ce que Dexia va couter à la seule France. Le vrai scandale il est là.
a écrit le 18/07/2013 à 7:43 :
à Etat escroc correspond des banquiers qui doivent se défendre.
Quand Bercy appelle pour exiger 2 milliards il n'y a pas le choix, il faut financer. Et quand il devient évident que l'Etat en question ne remboursera jamais il faut trouver un moyen de récupérer cet argent !!!!!
c'est bien Mme Lagarde qui a exigé des banques de financé la Grèce !!!
Réponse de le 18/07/2013 à 17:23 :
Les socialistes se prennent pour Robin des bois : ils volent les riches en prétendant donner aux pauvres, tout en se servant largement au passage...
Réponse de le 18/07/2013 à 17:42 :
Quelqu'un pourrait encore sortir .." que c'est de bonne guerre" ! ...ah! lala !
a écrit le 18/07/2013 à 6:01 :
c'est pas la dame qui avant d'avaler son chapeau bossait comme chef economiste dans une ...banque ?
a écrit le 17/07/2013 à 21:07 :
C'est bon, les socialistes font diversion et essaient de nous monter contre les banques...
Qu'ils s'occupent donc de finir leur mandat en évitant de trop monter les impôts, et tout ira bien...
Quant à l'assurance vie, attendez vous à être taxés...
Réponse de le 18/07/2013 à 9:03 :
Les socialos ne sont bons qu'à jeter de l'argent à leurs électeurs. Pas gérer quoi que ce soit : cf. le crédit lyonnais et nombre de collectivités locales...
a écrit le 17/07/2013 à 19:16 :
Une question.Les banques sont cotées en bourse.Comment cela va t il se passer pour leur bilan ? Les deux activités serront elles rassemblées ? Une banque qui fonctionne uniquement avec des prets presentera un bilan trés mediocre ,et elle risque d'etre boudée en bourse et de ce fait son cours va s'effondrer !Que peu t il se passer pour elle dans ces cas là ? Des OPA innamicales des depecages ext ...par des banques de l'union européenne ?
a écrit le 17/07/2013 à 19:02 :
"Oui, il y aura d'autres crises financières, et nous devrons donc ajouter des étages à cette tour de Babel...". Donc nous allons attendre une autre grande crise pour à nouveau légiférer ! GOUVERNER C'EST PREVOIR, NON ? Dans ce gouvernement, il ne connaissent pas l'anticipation. On attend les catastrophes, on analyse et on légifère. Je préférerait que l'on légifère grâce à une bonne analyse afin d'éviter la catastrophe. Mais qu'ils sont compétents ces élus !!!!
Réponse de le 17/07/2013 à 19:19 :
Les banques françaises qui sont cotées en bourse sont obligées de presenter des bilans comparables aux banque étrangeres et des dividendes tout aussi comparables.Quand une action n'est plus recherchée son cours s'éffondre et il arrive quoi d'aprés vous ?
Réponse de le 17/07/2013 à 19:37 :
Les règles ont changées. GOUVERNER C EST SANS FOUTRE. Seul gérer est prévoir; et personne ne peut demander cela à un politique.
Réponse de le 17/07/2013 à 19:45 :
ses actions sont rachetés par ses clients, et elle se retrouve à l'abri.
Réponse de le 17/07/2013 à 20:01 :
Il faut être fou pour acheter des bancaires sur le long terme. Autant aller au casino...
Réponse de le 18/07/2013 à 8:22 :
les banques francaises c'est comme les centrales nucleaires francaises ... ZERO probleme , tout va bien ....
aussi bien qu'en 40 .... les boches ne passeront pas !!!
Réponse de le 18/07/2013 à 17:44 :
l'expérience ne sert fichtrement à rien !

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