Immobilier coté : le rebond de l’été divise toujours les investisseurs
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La banque suisse, récemment rachetée par UBS, vient à nouveau de suspendre la cotation de son fonds immobilier.
DENIS BALIBOUSE
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La banque suisse, récemment rachetée par UBS, vient à nouveau de suspendre la cotation de son fonds immobilier.
DENIS BALIBOUSE
La deuxième tentative ne sera pas la bonne. Un an après un premier report, Credit Suisse, récemment rachetée par UBS, a annoncé avoir à nouveau suspendu le projet de cotation de son fonds immobilier 1a Immo PK, prévu en principe pour le quatrième trimestre 2023. « En raison de la nouvelle baisse des volumes de transactions sur le marché des fonds immobiliers suisses cotés par rapport à l'année précédente, (une IPO) aurait probablement conduit à une volatilité nettement plus élevée en cas de cotation en bourse », a justifié Credit Suisse dans un communiqué jeudi.
Pourtant, après deux années de chute vertigineuse de l'immobilier européen avec la hausse des taux, le timing semblait propice alors que les valeurs immobilières ont connu un rallye surprise cet été. Depuis 2021, l'indice immobilier européen Stoxx Europe Real Estate a chuté de 35% mais l'indice a gagné 6% depuis juillet alors que les principales sociétés foncières européennes ont revu à la hausse leurs prévisions de bénéfices. Selon les données Refinitiv, les révisions de bénéfices sont ainsi devenues positives en juillet après quinze mois de baisse, avec des profits attendus en hausse de 1,4% en 2024.
Selon l'agence Reuters, les vendeurs à découvert ont même dû racheter des titres pour couvrir leurs positions au mois d'août alors même que les flux nets positifs commencent à se matérialiser sur certains fonds indiciels immobiliers (ETF), comme celui de BlackRock qui a enregistré une hausse de 10% de ses flux entrants depuis mars.
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De fait, les économistes anticipent une pause dans la hausse des taux des banques centrales, y compris en zone euro, après la hausse de 25 points de base prévue par la Banque centrale européenne lors de sa prochaine réunion du 14 septembre. Certes, les pressions inflationnistes sont toujours présentes, notamment à l'aune de la hausse des prix de l'énergie mais l'épisode de hausse des taux est désormais terminé ou presque, alors même que les indicateurs d'activité commencent à se dégrader.
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