La star du SBF 120, la société SES-imagotag, a décroché en Bourse dès la reprise de cotation de ses titres ce matin, après avoir été suspendu hier suite à la publication d'un rapport à charge par un fonds activiste qui a des positions vendeuses sur le titre. Dans un communiqué publié hier après midi, la société considère que ce rapport recèle de nombreuses inexactitudes et souligne que ses résultats sont audités et conformes à la réglementation.Le cours de l'action de SES-imagotag, une société française spécialisée dans l'étiquetage électronique pour la grande distribution, a presque été divisé par deux à l'ouverture des marchés. Soit quelque 500 millions d'euros de capitalisation partis en fumée en quelques heures. Le titre avait été suspendu hier provisoirement en raison d'un afflux d'ordres de vente.
Alors que la valeur, qui avait intégré le prestigieux indice SBF 120 en décembre, après un parcours boursier exceptionnel (+600% en trois ans), une note publiée jeudi matin sur les réseaux sociaux par le fonds activiste Gotham City Research a brisé net cet élan boursier. Cette note détaillée d'une cinquantaine de pages accuse la société française d'avoir des rapports financiers « trompeurs, incorrects et déficients », entre 2020 et 2022. Les comptes de cette société sont pourtant audités par deux commissaires aux comptes réputés, Deloitte et KPMG.
En clair, Gotham City Research reproche à cet société spécialisée dans l'étiquetage pour la grande distribution de gonfler se revenus via des transactions commerciales fictives en pointant notamment les relations entre SES-imagotag et son principal actionnaire (à 32%), le fabricant chinois d'écrans plats BOE Technology.
La société conteste le rapport
« BOE est le plus important actionnaire, le plus important fournisseur, l'un des plus importants clients, un partenaire de coentreprise et présent au comité d'audit », relève le rapport avant de conclure sur un potentiel « de malversations financières élevé ». Pour le fonds spéculatif, le chiffre d'affaires de la société serait « exagéré » de 7 à 13% et le résultat brut d'exploitation serait également surévalué et il devrait être au moins deux fois moins élevé. La société a publié l'an dernier un résultat net de 18,7 millions d'euros.