Bourse : après deux années difficiles, le grand retour des « small et mid caps » se prépare

Maxime Heuze
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Un trader a la bourse de new york (nyse)
BRENDAN MCDERMID

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Un trader a la bourse de new york (nyse)
BRENDAN MCDERMID
Les petites et moyennes valeurs boursières pourraient bien faire leur grand retour ces prochains mois. C'est en tout cas la prévision de nombreux analystes, et ce alors même que « avec le risque de récession, les bourses européennes et américaines pourraient un peu baisser au deuxième semestre 2023 », prévient Alexandre Baradez, responsable analyses marchés chez le courtier IG France.
L'enthousiasme pour les « small » et les « mid » semble donc contre-intuitif étant donné que ces capitalisations (moins de 150 millions d'euros pour les petites valeurs et jusqu'à un milliard d'euros pour les valeurs moyennes, selon les critères d'Euronext Paris) sont traditionnellement plus exposées au cycle économique, à la hausse comme à la baisse. Mais cette fois-ci, les choses pourraient être différentes. Sur un mois, le Russel 2.000, qui rassemble les petites et moyennes valeurs américaines, a par exemple affiché un rebond de 5,72%, confirmant les espoirs d'une dynamique plus porteuse.
Estimée aujourd'hui à 33% par rapport aux grosses capitalisations, la décote de valeurs constitue le premier facteur d'optimisme pour les investisseurs.
« Les petites et moyennes capitalisations ont connu une hausse de 140% entre 2011 et 2017, quand le CAC 40 gagnait 52%. Mais depuis 2019, elles stagnent », s'étonne Vincent le Sann, directeur général adjoint chez la société de gestion Portzamparc.
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Dans le sillage de l'inflation, de la hausse des taux et des tensions sur le système bancaire qui a suivi la faillite de la banque américaine au printemps, « les investisseurs se sont repliés sur des titres liquides », explique un trader spécialisé sur les petites et moyennes valeurs d'une société de courtage française. Preuve de la frilosité des investisseurs face au risque, « nous voyons des retraits importants de capitaux sur nos fonds small et mid caps depuis 2019 » admet Bertrand Lamielle, directeur de la gestion chez Portzamparc.
Maxime Heuze