Le nouveau projet européen des paiements (EPI) bute sur le financement
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Les banques espagnoles s'interrogent toujours sur le coût du projet européen des paiements EPI.
Reuters
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Les banques espagnoles s'interrogent toujours sur le coût du projet européen des paiements EPI.
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Toujours pas de fumée blanche pour le projet européen des paiements EPI (European payments initiative) : alors que la liste des actionnaires de la société cible (target company), qui doit mettre en œuvre et financer le projet, devait être connue ce jeudi, et dont la création avait été actée le 26 novembre dernier, la société intérimaire (interim company) vient d'annoncer, dans un communiqué publié sur son site, qu'il faudra encore attendre « fin janvier/début février » pour connaître les participants effectifs au projet.
« Une majorité de ses actionnaires, banques et acquéreurs, de Belgique, d'Allemagne et de France, ont confirmé leur volonté d'aller de l'avant avec la création de l'EPI », précise le communiqué. En revanche, « d'autres actionnaires, tels que certaines banques espagnoles, donneront leur réponse en janvier ». En conséquence, « la liste définitive des banques et prestataires de paiements fondateurs de la Target company ne sera divulguée qu'à la fin janvier/début février ».
Pour mémoire, le projet EPI vise à créer un système paneuropéen de paiement instantané, reposant à la fois sur une carte et un portefeuille numérique (paiement mobile). Cette solution a vocation à devenir la nouvelle norme des paiements en Europe pour les consommateurs et les marchands, et ce pour type de transactions (en magasin, en ligne, retraits d'espèces, transfert P2P). Et de remplacer donc les systèmes existants dans chaque pays, comme CB Cartes Bancaires ou Paylib en France. Et c'est là que le bât blesse.
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En effet, les banques espagnoles ont massivement investi des dernières années dans leur infrastructures de paiement, notamment pour développer leur service de paiement mobile Bizum, qui connaît un réel succès en Espagne, et demandent des assurances sur la pérennité d'au moins une partie de leurs investissements. D'autant que EPI est un projet ambitieux, avec de lourds investissements à la clé. Une augmentation de capital qui pourrait atteindre 1,5 milliard d'euros serait en effet demandée au départ aux actionnaires de la target company.
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