Sueurs froides à Wall Street : plus de 600 SPAC cherchent cibles désespérément !
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Sur les quatre premiers mois de l'année 2022, 67 SPAC ont été cotés à la Bourse de New York.
BRENDAN MCDERMID
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Sur les quatre premiers mois de l'année 2022, 67 SPAC ont été cotés à la Bourse de New York.
BRENDAN MCDERMID
La vague des SPAC aux Etats-Unis a cessé de déferler sur Wall Street. Selon le cabinet Dealogic, ces structures cotées sans objet social autre que de racheter à terme une société non coté, seulement 67 « special purpose acquisition compagnies » ont été cotées en 2022, à la fin mai, contre 861 au cours des deux dernières années précédentes. Et, moins de 50 opérations d'acquisitions ont été comptabilisées sur les cinq premiers mois, loin du rythme de 2021 où 231 « déspacking » ont été réalisés.
Plus inquiétant, un nombre croissant d'acquisitions par un SPAC est reporté à des jours meilleurs. C'est notamment le cas du groupe de presse américain Forbes qui a annoncé, mercredi dernier, le report de son projet d'introduction en Bourse, via la fusion avec le SPAC Magnum Opus Acquisition, coté depuis mars 2021. Une opération qui devait pourtant permettre à Forbes de lever quelque 600 millions de dollars. Le même jour, la plateforme de réservation de billets de spectacles SeatGeek a également mis fin à son projet de fusion avec le SPAC RedBall Acquisition pour engranger 675 millions de dollars.
Les conditions de marchés plus défavorables n'expliquent pas tout. Le désintérêt croissant pour ce type de véhicule s'explique dans les raisons qui ont fait son succès en 2020 et au début de 2021.
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En résumé, un sponsor, généralement un financier ou un homme d'affaires réputé, lève de l'argent auprès d'investisseurs sur un projet, parfois vague, puis part à la recherche d'une cible à acheter, et ce dans un délai fixé à l'avance, généralement de 18 à 24 mois.