La fin du cash, utopie ou futur proche ?

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Si le papier imprimé et la ferraille tangible rassurent les plus âgés, les générations X et Y ne veulent plus s'embarrasser d'espèces obsolètes dans leur poche et préfèrent la simplicité du paiement invisible que permet le smartphone, dont elles ne se passent plus.
Si le papier imprimé et la ferraille tangible rassurent les plus âgés, les générations X et Y ne veulent plus s'embarrasser d'espèces obsolètes dans leur poche et préfèrent la simplicité du paiement invisible que permet le smartphone, dont elles ne se passent plus. (Crédits : montage iStock)
Partout dans le monde, des initiatives publiques et privées se multiplient dans le but de diminuer l'usage des espèces et de proposer des alternatives. Des banques, centrales ou non, réfléchissent aux monnaies digitales. Malgré l'essor phénoménal des paiements électroniques, par carte ou mobile, les populations restent néanmoins très attachées à l'argent liquide.

À Davos, au Forum économique mondial, l'an dernier, John Cryan, le patron de la Deutsche Bank, avait produit son petit effet en prédisant que « le cash n'existera probablement plus dans dix ans. Ce n'est pas quelque chose de nécessaire, c'est terriblement inefficace et cher » - pour les banques, surtout. Les Allemands sont pourtant les plus gros utilisateurs d'argent liquide en Europe ! Les habitudes de paiement, très culturelles, ont la vie dure. Presque partout dans le monde, « cash is king» - « le cash est roi » et fait de la résistance face aux assauts de la carte bancaire, du virement par Internet ou mobile, du sans-contact, voire des monnaies virtuelles comme le bitcoin : il est encore utilisé dans 85 % des transactions (en volume) selon une étude mondiale de MasterCard. Y compris dans l'Hexagone, même si la carte est le moyen de paiement préféré des Français (plus des deux tiers des opérations seraient réalisés en liquide).

Trois mille ans après la création des premières pièces métalliques au royaume de Lydie (où régna Crésus et où coulait la rivière Pactole...) et un millénaire après l'apparition de la première monnaie papier en Chine, l'argent s'apprête-t-il à connaître la rupture la plus brutale de son histoire, celle de son extinction au profit de solutions numériques ? Les Suédois sont bien placés pour basculer les premiers vers la « société sans cash » dans une décennie, la banque centrale du pays étudiant sérieusement l'émission d'une monnaie digitale légale. Un laboratoire observé de près en Europe, notamment par la Banque de France.

Guerre mondiale contre le cash

Si le papier imprimé et la ferraille tangible rassurent les plus âgés, les générations X et Y ne veulent plus s'embarrasser d'espèces obsolètes dans leur poche et préfèrent la simplicité du paiement invisible que permet le smartphone, dont elles ne se passent plus. Immatérielle, la monnaie numérique rend la dépense indolore : les festivals de musique ont compris le filon en adoptant le système « cashless », un bracelet à puce sans contact à créditer, qui aurait tendance à pousser à la consommation.

Les initiatives, publiques et privées, se multiplient un peu partout dans le monde afin d'accélérer la dématérialisation de l'argent, au point que certains médias parlent d'une « guerre contre le cash ». Ils sont nombreux à vouloir sa mort et proposer des alternatives : les banques, qui se plaignent des coûts associés (caisses en agences, distributeurs, transport de fonds) et créent elles-mêmes de la « monnaie » par le crédit ; les grands réseaux de cartes, comme Visa et MasterCard ; les fabricants de terminaux traditionnels (Ingenico, Verifone) et de lecteurs nouvelle génération (Square, iZettle) ; les spécialistes du paiement en ligne, comme le pionnier américain PayPal (210 millions d'utilisateurs actifs) ; mais aussi les jeunes entreprises de la Fintech, telles que le Suédois Klarna, le Néerlandais Adyen, le Californien Stripe ; ou les applis qui rendent le partage d'addition entre amis facile, comme celle du Français Lydia. Sans oublier les Gafa, qui ont tous leur solution de paiement en ligne ou mobile (Google et Android Pay, Apple Pay, Facebook Messenger, Amazon Pay), au succès encore modeste.

Fin des grosses coupures

Les États aussi veulent diminuer l'usage des espèces, qui coûtent cher en fabrication et recyclage, mais surtout pour réduire la part de l'économie informelle, la fraude et l'évasion fiscale. Moins de cash, c'est aussi statistiquement moins d'agressions physiques et de vols, notamment à l'arraché (sauf pour les smartphones !). Le spectaculaire braquage par hélicoptère d'un dépôt de billets à Västberga en septembre 2009 aurait d'ailleurs accéléré la désaffection du cash chez les Suédois. La réglementation pousse dans l'ensemble vers une utilisation accrue des moyens de paiement électroniques, tels que les virements et prélèvements Sepa en Europe et bientôt le paiement instantané ; cependant, la nouvelle directive des services de paiement DSP2 va paradoxalement faciliter les retraits de cash en permettant aux supermarchés de fournir des espèces en caisse à leurs clients (principe du cash-back, très répandu en Allemagne).

Le plus souvent, les États s'attaquent au cash en instaurant un plafond légal de paiement en espèces (ramené de 3.000 à 1.000 euros en France en septembre 2015 pour lutter contre le financement du terrorisme) ou en supprimant les grosses coupures, comme celles de 500 euros qui ne seront plus émises l'an prochain, sur décision de la Banque centrale européenne.

En Inde, le gouvernement Modi, qui voulait lutter contre l'argent sale, a décidé en novembre dernier de démonétiser brutalement les billets de 500 et 1000 roupies, provoquant une ruée de la population aux guichets et un choc monétaire qui lui a coûté 1,5 point de PIB. Il encourage toutes les formes de paiement mobile, prêtant main-forte à Google pour le lancement de son appli locale Tez, et rêve de sortir le pays de sa dépendance au cash. « Lentement, la monnaie papier sera remplacée par une monnaie digitale », a prédit le Premier ministre indien en août dernier.

En Corée du Sud, depuis avril, la banque centrale BOK a lancé une expérimentation afin d'atteindre l'objectif d'une « société sans pièces » d'ici à 2020 : les magasins rendent désormais la monnaie aux clients en créditant une carte prépayée. Au Japon, où le cash représente 70 % des paiements en valeur, un consortium de banques travaille au lancement d'une monnaie nationale digitale convertible en yen, le J-Coin, avec le soutien de la banque centrale, d'ici à 2020, en prévision d'un déferlement de touristes aux JO de Tokyo et de la montée en puissance redoutée du chinois Alibaba avec sa solution Alipay (520 millions d'utilisateurs).

Monnaie fiduciaire ou digitale ?

C'est en effet du côté des monnaies virtuelles, dans une version garantie par les banques centrales, qu'il faut attendre le remplaçant de la monnaie fiduciaire conventionnelle. Les technologies de stockage et de transmission d'informations dites de « registre distribué » (qui créent une grande base de données numérique décentralisée), comme celle de la blockchain, le sous-jacent des crypto-monnaies comme le bitcoin ou l'ether, sont perçues comme très prometteuses, bien que très émergentes.

Fin septembre, Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a imaginé, dans un discours, que « les citoyens pourraient un jour préférer recourir aux monnaies virtuelles, étant donné qu'elles ont le potentiel de devenir aussi pratiques que l'argent liquide, pour un coût identique, mais sans risque de règlement, sans délai d'autorisation, sans registre central, sans intermédiaires pour vérifier les comptes et les identités. Si les monnaies virtuelles lancées par des émetteurs privés restent risquées et instables, les citoyens pourraient même demander aux banques centrales de proposer des monnaies numériques ayant cours légal. » Il serait à ses yeux « imprudent de ne pas prendre les monnaies virtuelles au sérieux », a-t-elle prévenu les banquiers centraux.

Parée de toutes ces vertus, la version entièrement numérique de l'argent peut aussi présenter de fâcheux inconvénients. Un monde où toutes les transactions seraient enregistrées, traçables, potentiellement monétisables au plus offrant (l'employeur, l'assureur, etc), pourrait prendre des allures de cauchemar orwellien, avec au choix l'État, les GAFA, ou d'autres, comme puissance sachant tout de nos moindres dépenses quotidiennes, si révélatrices de l'intime (maladie, grossesse, séparation, addiction, etc) exerçant un contrôle social sans précédent. La banque centrale verrait son pouvoir de politique monétaire démultiplié, sur des dépôts captifs : elle pourrait contraindre les citoyens à consommer en imposant des taux négatifs. Ou les inciter à investir dans une valeur refuge (l'or, une monnaie étrangère non dématérialisée).

Le passage à l'argent tout-numérique devra se faire par étapes au risque d'aggraver l'exclusion bancaire, pour les populations n'ayant pas les moyens d'accéder à ces alternatives de paiement par smartphone ou ordinateur, pas formées ou rétives à ces nouveaux outils, ou bien vivant dans des régions isolées dépourvues d'Internet à haut débit. Plus largement, la perspective d'un monde des paiements entièrement électroniques pose le problème de la résistance d'un tel système aux chocs, catastrophe naturelle ou piratage entraînant un black-out électrique : le chaos ou le retour au troc ?

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Commentaires
a écrit le 31/10/2017 à 14:57 :
OK, donc le bon soldat troll néolibéral a fait supprimer mon commentaire contre les banques. Il a pas pu se coller derrière mois parce que n'ayant rien à opposer mais le seul dogme néolibérale pro-oligarchique lui permet de faire censurer simplement des propos qui ne lui conviennent pas. Au secours.

On a même plus le droit de dire du mal d'une personne morale tandis que les actionnaires milliardaires eux n'hésitent pas en permanence à se cacher derrière la personne morale pour ne pas assumer leurs responsabilités.

On est chez les fous là et je ne vous félicite pas de valider un fonctionnement aussi anti-démocratique.
a écrit le 30/10/2017 à 21:50 :
La carte bleue ça reste le plus pratique et le plus logique. Elle ne pèse que quelques grammes et ne nécessite pas de batterie et de connexion internet mobile et est directement liée à votre compte donc pas d'intermédiaire ni de frais à chaque transaction contrairement à d'autres. En France la majorité des paiements se font par carte blue ou virement, c'est un fait.

Maintenant l'argent liquide ne peut pas disparaître car c'est un droit fondamental. Tout individu à le droit d'être porteur et détenteur de son argent. Personne ne peut vous obliger à passer d'une banque à une autre ou d'un système électronique à un autre sans que vous ayez la possibilité de détenir VOTRE argent physiquement avec vous chez vous. Aucun de vos gadgets électroniques ne peut garantir la Liberté Individuelle.

La propagande gratuite pour Apple Pay puis les crypto-monnaies (qu'Apple sera ravi de fournir quand ils auront fait avaler la pilule) est honteuse et irresponsable de la part de la presse. Donc STOP ça suffit le non-sens orwellien!
a écrit le 29/10/2017 à 14:38 :
L'article ne fait aucune mention de la révolution WeChat payment en Chine depuis 1an, la plupart des payments se font par QR code / smartphone, de moins en moins de cash
a écrit le 26/10/2017 à 7:59 :
Plusd’argent Liquide un bon moyen d’assecher Le marché noir et tous les trafics dans nos villes
Réponse de le 26/10/2017 à 15:23 :
Je propose aussi qu'on oblige tout le monde à porter des lunettes caméras pour enregistrer tout ce qu'on fait et voit. Ce serait un excellent moyen de mettre fin au marché noir et aux trafics en tout genres.
a écrit le 26/10/2017 à 7:51 :
Encore une menace sur nos libertés individuelles..la société est en voie de lobotomisation...!
a écrit le 26/10/2017 à 7:51 :
La fin programmée du système bancaire : le vrai problème c'est qui est derrière tout ça... Les banques? On échange un système de privilèges pour un autre système de privilèges. Les GAFAS? Une simple lutte pour déposséder les banques de leurs privilèges et se les arroger... Encore pire que les banques. Des hackers philanthropes? Peu crédible. Des gouvernements? Ahhhh, tiens... mais qui aurait donc intérêt à effacer les traces de ses propres magouilles onshore et offshore, de la dévalorisation de sa propre monnaie et à convertir la dette des pays étrangers avant que le cours de la monnaie ne s’effondre définitivement, et surtout d'effacer sa propre dette :)

Sachant que la monnaie, c'est l'influence... On aurait logiquement que 2 pays capables qui auraient intérêt au changement... le premier en Dollars, le second en Livres Sterling.
a écrit le 26/10/2017 à 7:44 :
Si on supprime le cash, les pauvres, les SDF et les habitants des cartons n'auront plus un moyen de survivre. Il faut d'abord penser aux personnes au lieu des scénarios.
Réponse de le 29/10/2017 à 14:41 :
En Chine, certains SDF on un QR code imprimé sur de carton, pour pouvoir se faire payer par wechat / alipay lorsque les gens n'ont pas de monnaie. Ces paiements virtuels sont aussi très utilisés dans l'associatif pour réaliser des cagnottes en quelques heures
a écrit le 26/10/2017 à 0:37 :
A quel par an? Par transaction? Comme Monéo?
a écrit le 25/10/2017 à 19:05 :
Laisser croire les utopistes, le cash il be faut surtout pas s’en priver, cela donnerai beaucoup aux rapaces bancaires et politiques, les especes c’est l’anonymat, et des statistique en moins pour les banquiers assureurs et politiques les vrais voyous de la republique... le raccordement des fichiers de paiements est un danger pour la luberté et les prix... un boulanger vous donnera toujours une baguette s’il manque ou deux centimes, mais vous donnera rien si votre banquier a annulé le moyen de paiement electronique.../
Réponse de le 25/10/2017 à 21:56 :
+1000 vous avez raison le cash c'est la liberté et les banques ainsi que l'Etat veulent nous la prendre
a écrit le 25/10/2017 à 18:09 :
Il faudra dire au éditorialistes de la Tribune de se tenir un peu plus au courant de l'actualité, cela fait plus de deux ans que le sujet est traité sur Quotidien point com !!!!!!
Réponse de le 27/10/2017 à 1:03 :
Effectivement! Ceci étant, mieux vaut tard que jamais...
C'est un peu une course de vitesse entre la prise de controle par l'Elite financière du mode et la reconquètes de nos libertés fondamentales; ça risque de faire mal...
a écrit le 25/10/2017 à 17:31 :
Nous utilisons déjà massivement une monnaie dématérialisée. Je n'ai rien contre au contraire.
Par contre, ce qui m'inquiète, c'est l'impact potentiel sur les libertés. « L’argent liquide, c’est de la liberté imprimée ». On peut le dépenser où on veut, quand on veut, en toute discrétion et sans l'autorisation de personne.
a écrit le 25/10/2017 à 16:56 :
La pauvreté d'argumentaire générale que révèle ce forum sur un sujet pointu laisse pantois. (à quelques exceptions courageuses prêts)
Je vous invite tous à lire "Pourquoi j'ai mangé mon père" de Roy Lewis, fable sur le progrès humain vue de nos très lointains ancêtres.
La monnaie scripturale est déjà une transgression par rapport à l'état naturel (on accorde de la valeur à un bout de papier). Et personne ne songe à la remettre en cause, malgré ses faussaires, ses défauts etc... La monnaie électronique est une autre transgression, qui représente déjà l'essentiel de la masse monétaire, et nous la manions déjà avec autant de facilité que l'argent liquide
Nous rigolerons un jour de ce que le monde ait pu fonctionner avec des bouts de papier. Comme on rigole que le monde ait pu fonctionner avec des coquillages (premières monnaies).
Réponse de le 25/10/2017 à 17:11 :
@ignare: le monde évolue et la monnaie ne fera pas exception. Pour l'instant, le Bitcoin n'a aucune protection et c'est ce qui en fait une monnaie suspecte et spéculative, surtout quand on voit le cours qui monte et descend comme les montagnes russes :-)
a écrit le 25/10/2017 à 15:46 :
Je ne crois pas à la disparition du cash. Simplement le "bitcoin" sera (est déjà) un autre moyen de paiement. Pas besoin d'alarmer les foules, on aura simplement à notre disposition un nouvel outil, pas de quoi se plaindre donc et libre à chacun de l'utiliser ou pas. D'ailleurs je ne vois pas de différence fondamental avec ce que fait une CB...
a écrit le 25/10/2017 à 15:02 :
Donc le vendeur paye pour encaisser et l'acheteur paye des frais en plus pour son achat. Et dire que certains trouvent cela magnifique. Le pseudo modernisme repose sur une coupure de courant.
Réponse de le 25/10/2017 à 15:57 :
Le vendeur et l'acheteur paye déjà en traitant des espèces.
Le vendeur doit payer un service à la banque pour remettre de l'argent en volume, doit passer du temps à trier, compter, payer pour la sécurité du transfert de fond.
L'acheteur lui, paye une CB, paye des commissions de retrait (si il ne retire pas dans un DAB de "son" réseau", paye car il perd des pièces ou des billets, dans un lave linge ou son jardin.
L'utilisation de l'argent liquide est couteux, risqué. Rien n'est gratuit
Réponse de le 25/10/2017 à 16:44 :
Je suis client d'une banque en ligne et je ne paie pas de carte, ni de commission de retrait. L'argent liquide est gratuit pour moi!!!!
Réponse de le 26/10/2017 à 10:54 :
@rafale: sauf que ta banque en ligne est reliée à un compte dans une banque ordinaire qui, elle, continue à tappliquer ses frais et commissions, non ?
a écrit le 25/10/2017 à 13:48 :
Comment vais-je faire l’aumône? avec mon smartphone et celui du SDF....:).....Il est vrai que dans la future société 2.0 que notre Président est en train de nous dessiner, toutes les personnes seront riches et seront assujetties à l'IFI!
Réponse de le 25/10/2017 à 15:59 :
Ce n'est pas Macron qui pousse cela, c'est une évolution de la société technologique. Votre argument aurait pu être le même quand on a déployé la CB, le chèque, le virement.
Cela s'appelle le progrès, et d'ailleurs les SDF ont parfois des smartphone - dans 10 ans, ils seront équipés.
C'est sur que c'est plus difficile d'aller vers l'autre pour lui demander son tel que de balancer une pièce derrière l'épaule pour se donner bonne conscience.
Réponse de le 25/10/2017 à 16:46 :
Au lancement du chèque ou de la CB il n'a jamais été envisagé de surprime le cash.
a écrit le 25/10/2017 à 11:47 :
J’ai lu un article sur l’intégration d’une puce sous la peau qui mentionnait notamment l’aspect financier. Selon cet article, la puce contiendrait toutes les données d’un individu, y compris bancaires. Le danger bien évidemment est l’utilisation de ces données et la possibilité pour un état dictatorial de mettre fin à l’existence d’un opposant. On est tout à fait dans un scénario orwellien, mais Eric Blair ne nous disait-il pas qu’il « ne faut pas laisser faire » (https://www.youtube.com/watch?v=ox-shlDXKO4)
a écrit le 25/10/2017 à 11:33 :
Cela serait la fin d'une liberté de disposer de son argent sans être fiscalisé et contrôlé .
Réponse de le 25/10/2017 à 16:01 :
Oui, le black sera plus compliqué. Il l'est déjà, avec des seuils de paiement espèce de plus en plus bas, des contrôles au sein des banques etc...
Réponse de le 25/10/2017 à 16:47 :
Je suis pour le développement du "black", seul moyen de survivre dans un pays qui consomme 54% de la richesse
a écrit le 25/10/2017 à 11:30 :
Rappel l'argent liquide est le seul véritable argent de l'Etat ! L'argent numérique est un accord des banques avec la BCE. Elle n'existe que virtuellement parfois en faux comme l'argent créer pour les prêts mais que les banques n'ont pas en coffre en cas de crash ! Donc cette manœuvre sert surtout les banques pour rendre leurs système pyramidale incontournable !
a écrit le 25/10/2017 à 11:07 :
Big Brother !
a écrit le 25/10/2017 à 11:06 :
Le Figaro affiche " La Suède, ce pays où l'argent liquide a disparu". En juin, j'ai utilisé de l'argent liquide, peut-être parce que je suis vieux :-) , mais juste pour les petits achats (fraises en sortie de magasins). J'avais validé ma CB avant pour le paiement sans contact (NFC) mais mon seul essai a échoué, le terminal me demandait mon code, y en a pas, et celui de la CB ne convenait pas. Leur article concerne peut-être plus la capitale.
A force de tout payer par CB, j'ai souvent aucune monnaie pour acheter le Canard une fois par semaine. Comment gérer les petites, toute petites sommes ? Moneo était trop "gourmand" en commissions, frais, ....
a écrit le 25/10/2017 à 10:22 :
C'est surtout un vrai bonheur pour les banques ( plus de cash donc augmentation des profits ) et une extase pour l'état qui peut prelever une taxe sur toute les transactions ( par exemple sur l'ensemble des prestatinos sociales ( vieillesse, familiales, maladies... 1200M/an soir 1% = 12 Mds, ainsi que des intrerets negatifs sur tout les encours financiers des Francais ( > 2500M, et HOP encore 25 Mds ).

Pour cela c'est super simple, petite manipulation de masse "marteler que le cash, c'est la fraude"
Effectivement ca marche bien.. Des que vous sortez un billets de 50€ on vous regarde bizarre avec une petite allusion... Le lavage de cerveau est bien efficace.

Ensuite quand tout le monde sera d'accord, Et HOP plus de CASH et l'etat pourra / les banques pourrons se gaver !!!!

N'oubliez pas, prenez du recul.. le CASH c'est votre Liberté !!!!
a écrit le 25/10/2017 à 9:52 :
C'est un perte de liberté de plus. Et toute une population sera laissée de côté, soit par âge, soit par défaut de compétences ou de matériel, soit par refus aussi d'une soi-disant solution qui n'enrichira au final que les financiers
Réponse de le 25/10/2017 à 10:58 :
c'est bien pire qu'une perte de liberté, c'est une perte d'identité....
Réponse de le 25/10/2017 à 16:41 :
Votre argument a déjà été employé quand on est passé du troc de moutons à la monnaie. Il n'y avait pas les forums à l'époque, mais il y avait déjà des esprits frileux et conservateurs qui considèrent que le monde dans lequeil il vivait est parfait, et que rien ne doit changer.
a écrit le 25/10/2017 à 9:46 :
pour ruiner les gens d'un trait de plume, rien ne vaut un compte en banque qu'on rayera de la carte........ politiquement ca s'appelle ' transmission optimale des politiques monetaires'
les allemands n'en veulent pas; Schäuble et Weidmann ont dit que c'etait une question de liberte........ la derniere fois qu'un imbecile a fait n'importe quoi avec la monnaie, ca s'est tres mal passe pour tout le monde.......
pour le reste le paiement electronique c'est pratique, tant qu'il est adosse a la liberte..... les comportements des indiens et des chinois sur le bitcoin valent mieux qu'un grand discours
a écrit le 25/10/2017 à 9:37 :
La fin du vrai argent ça nous expose aussi au bon vouloir des banques qui pourront détourner, supprimer, perdre l'argent suite à des malveillances, bugs, piratages ou tout simplement leur bon vouloir....
Du vrai argent ça ne disparait pas suite à une mauvaise manipulation
Réponse de le 25/10/2017 à 16:45 :
Vous n'avez jamais vu un billet brulé ?
Vous devez avoir 50 ou 100 euros max en liquide sur vous, et combien sur votre compte électronique en banque ? Combien vaut votre voiture ? Votre maison ?
L'argent, ne vaut rien, c'est du papier imprimé. Sa valeur ne tient qu'à confiance qu'on accorde la banque centrale
Vous voulez du "vrai argent", mais vous n'en avez déjà pas. Sauf si vous avez un lingot dans votre jardin.
Réponse de le 25/10/2017 à 18:06 :
Non j'ai jamais vu un billet bruler. Mes voitures sont vieilles donc elles ne valent rien, je suis locataire.

Le papier vaut la valeur marquée dessus. Une fois que vous l'avez en main il ne se déprécie pas, ne disparait pas etc....
Un compte electronique ne vaut rien vu qu'il n'y a rien de physiquement adossé dessus. Si demain la banque se fait hackée vous compte passe à 0 et vous n'avez aucun moyen de prouver combien il y avait dessus avant.

Si demain je veux acheter du pain je fais quoi ? il faut que j'achete un smartphone ? et la même chose pour ma fille ?

Allons allons, l'argent ça a toujours été physique, justmeent pour eviter les abus et responsabiliser les gens. Faire disparaitre le cash c'est donner le pouvoir aux banques. Et on voit ce qu'elles en font derriere ....
a écrit le 25/10/2017 à 9:29 :
C'est l'enfer de la chyprisation de vos économies qui s'annoncent. Une ponction de x % de votre capital directement sur vos comptes en banque pour assécher la dette de la parasitocratie.

Acheter du gold, des diamants, des terres pour débancariser.

The Death of Money. Jim Rickards
a écrit le 25/10/2017 à 9:12 :
contre la suppression des espèces, encore une façon de vouloir flicker les gens, disposez de votre argent sur les comptes et vous obliger à travailler avec les banques, pour mieux vous imposez des frais de tenues de comptes, donc encore une atteinte aux libertés
a écrit le 25/10/2017 à 9:06 :
La fin du cash augmentera l'endettement et la servitude des personnes les moins favorisées, en avant donc pour la servitude 4.0
a écrit le 25/10/2017 à 8:54 :
Comme la fin des chéquiers souhaitée depuis des décennies, les banques manœuvrent pour supprimer l'argent liquide et instaurer cette idée dans le public....supposée moderne mais surtout effrayante en terme de surveillance des peuples!
a écrit le 25/10/2017 à 8:54 :
Comme la fin des chéquiers souhaitée depuis des décennies, les banques manœuvrent pour supprimer l'argent liquide et instaurer cette idée dans le public....supposée moderne mais surtout effrayante en terme de surveillance des peuples!
a écrit le 25/10/2017 à 8:46 :
La fin de l'argent liquide facilitera un retour a nos monnaies nationales!
a écrit le 25/10/2017 à 8:30 :
Quand les gens ont du cash, ils le dépensent dans le commerce local, pas sur Amazon. La fin du cash est une catastrophe économique en perspective.... Il y a gros à parier que le cash en euros sera remplacé par des monnaies locales.

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