La startup Finexkap accélère dans l’affacturage en ligne
Juliette Raynal

Cédric Teissier et Arthur de Catheu, les cofondateurs de Finexkap.
FinexKap
Juliette Raynal

Cédric Teissier et Arthur de Catheu, les cofondateurs de Finexkap.
FinexKap
Racheter des factures non payées aux entreprises pour leur apporter de la trésorerie. C'est le principe de l'affacturage. La startup Finexkap tente de tirer son épingle du jeu sur ce marché en pleine expansion, qui a dépassé 320 milliards d'euros en 2018, en hausse de 10,2% sur un an, selon les derniers chiffres de l'association des sociétés financières (ASF)
La jeune pousse, opérationnelle depuis quatre ans, vient de finaliser une levée de fonds de 7 millions d'euros auprès de Chenavari Investment Managers, un fonds de dette basé à Londres et créé par un ancien banquier français, et de ses deux actionnaires historiques : le fonds de capital-risque Black River Ventures et le family office britannique Somerston, qui a fait fortune dans l'immobilier mais qui développe depuis peu une activité de capital-risque dans les startups de la Fintech. « Cela porte le montant total des fonds levés en equity à 25 millions d'euros depuis notre création », précise Cédric Teissier cofondateur de la Fintech, qui revendique 1.900 clients (indépendants, TPE et PME)
Le gestionnaire d'actifs Chenavari Investment Managers injecte également 32 millions d'euros dans le fonds de financement de Finexkap, qui lui permet de racheter les factures de ses clients.
Depuis son lancement commercial en 2015, Finexkap a octroyé près de 300 millions d'euros de financement de trésorerie, dont 110 millions d'euros en 2018. Elle entend en financer entre 200 et 250 millions d'euros cette année.
Grâce à cette nouvelle augmentation de capital, Finexkap compte renforcer son expertise dans l'analyse des données bancaires avec le recrutement d'une dizaine de personnes, amenant les effectifs à 35 employés d'ici la fin de l'année. La jeune pousse parisienne prévoit également de développer de nouveaux services autour du financement de trésorerie des petites entreprises et internationaliser son activité. « Nous nous sommes lancés en Espagne il y a quelques semaines et nous allons rapidement attaquer le marché allemand », indique Cédric Teissier. Finexkap vise également l'Italie et les pays du Benelux.
Pour se distinguer des banques, qui dominent le marché, la startup a développé une approche B2B qui se traduit par la conclusion de partenariats.
La plateforme d'affacturage en ligne est ainsi intégrée à des logiciels de facturation électronique, de comptabilité ou à des places de marché, comme la plateforme Malt qui met en relation des indépendants avec des entreprises ou Yoss, la plateforme pour les indépendants lancé par Adecco. « Cela permet aux freelances d'être payés en 48h, sans qu'ils ne sachent que leur facture est en fait rachetée », explique Cédric Teissier.
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Finexkap, qui se rémunère en prélevant une commission sur le montant des factures rachetées, a enregistré un chiffre d'affaires légèrement supérieur à 4 millions d'euros en 2018. Elle vise la rentabilité en 2020. Son dirigeant reconnaît que son développement a été moins rapide que prévu.
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Par ailleurs, d'autres offres digitales ont vu le jour. C'est le cas de Cash In Time, développée par Crédit Agricole, ou encore de la startup blege Edebex très présente sur le marché français. Outre-Manche, marché où la finance alternative est beaucoup plus plébiscitée par les PME, la Fintech MarketInvoice a déjà financé plus d'un milliard de livres de factures depuis son lancement en 2011.
Juliette Raynal