Les marchés déboussolés face au coronavirus

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La crise du nouveau coronavirus est une situation inédite, dont il est très complexe d'évaluer les conséquences pour l'économie.
La crise du nouveau coronavirus est une situation inédite, dont il est très complexe d'évaluer les conséquences pour l'économie. (Crédits : Reuters)
Après une semaine noire, la pire depuis la crise financière de 2008, les marchés actions, sans repère, restent très nerveux face aux différentes annonces des gouvernements et banquiers centraux.

-11,94% pour le CAC 40, -12,36% pour le FTSE 100, -12,36 pour le Dow Jones, -11,49% pour le S&P 500, -10,54% pour le Nasdaq... vendredi 28 février, les marchés boursiers enregistraient leur pire semaine depuis la crise financière de 2008, alarmés par la propagation de l'épidémie du nouveau coronavirus en dehors de la Chine et ses possibles conséquences sur l'activité économique mondiale. La plupart des indices boursiers sont ainsi entrés dans une phase dite de correction, qui désigne un renversement de tendance soudain d'au moins 10%, marquant ainsi un coup d'arrêt à la tendance générale.

Preuve de la nervosité des investisseurs, l'indice VIX, aussi appelé indice de la peur (ou de l'aversion au risque), a connu son plus haut niveau depuis deux ans, en atteignant 45 points le 28 février. Cet indice est une photographie instantanée des anticipations des grands investisseurs pour l'indice américain S&P 500 et permet d'en mesurer la volatilité. Conçu au début des années 1990, il n'avait franchi qu'à cinq reprises la barre des 40 points.

La réaction des marchés amplifiée

Comment expliquer une telle réaction des marchés ?

"Cette correction, particulièrement violente et rapide, est liée à la découverte de cas en Italie et à la prise de conscience que la contamination se propageait à l'échelle internationale", explique Nadège Dufossé, responsable de l'allocation d'actifs au sein de la société de gestion Candriam.

Outre ce facteur rationnel, lié aux interrogations sur le degré de paralysie de l'économie mondiale, la réaction des marchés actions a été amplifiée par une hausse des cours non fondée au cours des derniers mois. "Depuis le mois d'octobre, la hausse des marchés actions n'était pas justifiée par des fondamentaux économiques, mais par le très bas niveau des taux d'intérêt qui laissait penser que les investisseurs n'avaient d'autres choix que de se tourner vers les actions et autres actifs à risques, qui eux seuls offraient des rendements intéressants", analyse l'économiste indépendante Véronique Riches-Flores. "Dans un contexte de dégradation des perspectives économiques, un certain nombre d'investisseurs ont allégé leur exposition au risque en début d'année, mais pas suffisamment pour se protéger d'une baisse des marchés aussi concentrée dans le temps. En une semaine, toute la hausse enregistrée depuis le mois d'octobre a été gommée", résume-t-elle.

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a écrit le 05/03/2020 à 0:48 :
Ok! Déboussolés peut'être mais pas pour tt le monde.
Les marchés boursiers sont moutonniers et réagissent à l'affect.
Ds ttes les places financières, il y a des traders vedettes qui donnent le là et sur des évènements de cette importance planétaire, des ententes ne sont pas à exclure pour orchestrer la peur et déclencher une panique généralisée.
Les mêmes qui auront mis en vente des stocks considérables de valeurs au voisinage de leur cours maxi, aidés par des outils et algorithmes de trading HF ou non, vont les racheter tt aussi massivement qcqs jours, qcqs heures + tard à prix cassé au plus fort de la dépression et réaliser pour leurs gros clients, de confortables plus values payées par ts les porteurs petits et gds qui n'auront pas réagi à tps où se seront précipités, paniqués, pour vendre au plus fort de la baisse.
A ma connaissance, le champion en la matière a été Wall Street dt l'indice vient de clôturer en 24 h de -5.5% à +4.5% !!!
Aux US, c'est sûr, ils savent faire...avec les sieurs Soros, Buffet et consorts et ts les fonds activistes survitaminés dt le dénommé Blackrock.
a écrit le 04/03/2020 à 12:35 :
Un mal pour un bien.. on finit par réaliser que seul "la diversité" permet de vivre plus sainement! L'homogénéité, que nous impose la mondialisation, a ses revers! Que l'on soit déboussolé est compréhensible surtout pour les rentiers!
a écrit le 04/03/2020 à 12:23 :
Les pays occidentaux et l'Europe ont tardé à comprendre l'importance de la menace et, pour ne pas perdre leurs précieux indicateurs économiques, ils n'ont pas pris les mesures drastiques qui s'imposaient et que seuls les Chinois ont prises.
Aujourd'hui, les Chinois peuvent espérer sortir de la crise d'ici 1 mois alors que l'occident entre seulement dans le début de l'épidémie sur son sol...
Au final, la première économie à refaire surface sera Chine alors que l'occident est en mode "bad trip" pour au mois 2 à 3 mois (en encore, si les mesures prises sont efficaces et si la météo est avec nous)...
Réponse de le 04/03/2020 à 13:20 :
Vous pouvez toujours rêver ! Les mesures de quarantaines en Chine ont eu exactement l'effet inverse de celles visées au départ : il s'agissait d'abord d'isoler des foyers notoirement contaminés pour éviter que la maladie se répande. Sauf la maladie a commencé à se répandre avant que ces mesures ne soient prises. Du coup la maladie a largement voire totalement disparue dans les zones en quarantaine, mais croissait partout ailleurs. Mais si la Chine commence à assouplir les mesures, aucun doute que la maladie va revenir de l'extérieur de ces zones actuellement isolées !
Du coup, elle va comme tout le monde changer de politique : 1) on s'en fout du nombre de contaminés, on ne prend en compte que les malades ayant besoin d'être hospitalisés 2) on lève une bonne partie de ces quarantaines inutiles histoire de refaire partir l'économie et c'est bon !
a écrit le 04/03/2020 à 11:45 :
La finance étant devenue une usine à argent et donc économie fictive avec tout son microcosme d'hommes d'affaires, de politiciens et de médias qui l'accompagne s'est totalement déconnectée de l'économie réelle qui elle englobe 8 milliards d'individus et non seulement quelques centaines de milliers.

Avec des serviteurs qui ont intérêt à laisser les mégas riches déconnectés comment voulez vous qu'ils soient en état de porter une analyse, de prodiguer une quelconque pensée de ce fat ?

Si les médias de masse ne tenaient pas cette aberration majeur à bout de bras notre civilisation aurait naturellement sainement périe depuis bien longtemps déjà et ça se voit que cette abomination sémantique dure bien trop anormalement longtemps.

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