• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Entreprises & FinanceBanques / Finance

"Mario Draghi a rassuré les marchés en inscrivant sa politique dans la durée"

Juliette Raynal

Publié le 12 septembre 2019 à 15:05 - Mis à jour le 12 septembre 2019 à 16:57

Photo d'illustration

Photo d'illustration

Kai Pfaffenbach

Le Quotidien Numérique

20 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Audrey Fleurot : « Je regrette d’avoir mis trop de temps à m’accepter telle que je suis »

  • 2

    Temps perdu, succession d’erreurs, preuves accablantes… Le rapport sur l’affaire Lyhanna pointe une série de défaillances graves

  • 3

    Succession : le Conseil constitutionnel retoque la gratuité des frais bancaires

  • 4

    En Allemagne, la crise démographique devient de plus en plus inquiétante

  • 5

    Résistance aux antibiotiques : le CHU de Lyon en première ligne de la révolution des phages

  • 6

    Son appel à Attal et Retailleau, son rapport à Macron, son message aux Français pour travailler plus… Edouard Philippe expose les grandes lignes de sa campagne

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Les chiffres annoncés par Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, se situent dans la fourchette basse des attentes des investisseurs. Les marchés ont toutefois réagi positivement à ce plan de relance inscrit dans la durée, estime Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM. Le spécialiste prévient cependant des effets négatifs des taux bas sur le long terme.

Pour sa dernière décision avant de quitter son poste à la Banque centrale européenne (BCE), Super Mario a dévoilé un grand plan de relance monétaire afin de soutenir l'activité économique en berne dans la zone euro. Il a abaissé le taux de dépôt à -0,5% et a annoncé la mise en place d'un nouveau plan de rachats d'actifs (ou QE pour quantitative easing en anglais). Il a également largement insisté sur l'importance des politiques budgétaires, invitant l'Allemagne qui connaît un fort ralentissement économique à agir. De quoi souligner les limites d'une politique monétaire accommodante, devenue la norme depuis la crise de 2008. Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM, décrypte ces annonces.

--

La TRIBUNE - Les annonces faites aujourd'hui par Mario Draghi ont-elles été suffisantes pour rassurer les marchés ?

FRÉDÉRIC ROLLIN - Avant cette réunion, les marchés s'interrogeaient sur la capacité de Mario Draghi à convaincre les membres du directoire de la BCE à mettre en place un nouveau programme de rachats d'actifs, qui ne faisait pas l'unanimité. Les interrogations portaient également sur l'ampleur de ce programme s'il était bien relancé. Les marchés tablaient sur une fourchette comprise entre 30 et 60 milliards d'euros par mois. Le deuxième point clé concernait la baisse des taux, notamment du taux de dépôt (déjà en territoire négatif à -0,4%, ndlr) où l'on s'attendait à une baisse comprise entre 0,10 et 0,20 %. Pas de grosses surprises de ce côté, plutôt une légère déception. Les chiffres dévoilés se situent en bas de la fourchette avec un programme de rachats d'obligations de 20 milliards d'euros par mois et une baisse du taux de dépôt de 10 points à -0,5%.

Ce sont donc des chiffres un peu faibles et les marchés auraient pu réagir de manière négative, or leur première réaction a été positive. Les actions montent modérément et la devise baisse. Cette réaction s'explique par le fait qu'au-delà des chiffres, Mario Draghi a réussi à rassurer les marchés en inscrivant cette politique accommodante dans la durée. Il a , en effet, déclaré que les taux resteraient à ces niveaux-là tant que l'inflation n'aura pas convergé de façon robuste vers sa cible, de 2%. L'inflation se situe aujourd'hui à un niveau inférieur. Très important, le programme de rachats d'actifs a été relancé pour une durée indéterminée. En somme, plutôt que sur la quantité, Mario Draghi a réussi à rassurer sur la durée.

Nous pouvons par ailleurs estimer que ces décisions de politique monétaire pourront servir de guide pour le prochain gouverneur. Charge à Christine Lagarde, s'il est nécessaire, de renforcer le programme de QE. Mais il était important qu'il soit mis en place, qu'il soit relancé. Le cas contraire aurait été une très mauvaise nouvelle.

Cette politique de taux bas ne présente-t-elle pas des risques sur le long terme ?

Le principe des taux de dépôt négatifs est de dissuader les banques de laisser leur excès de trésorerie au guichet de la BCE, et les encourageant plutôt à les prêter aux ménages et aux entreprises. Ils favorisent donc le développement du crédit, qui est un élément moteur de l'économie. Ils font aussi baisser la devise, qui, mal rémunérée, éloigne les investisseurs. Toutefois, ils s'accompagnent de plusieurs effets négatifs.

Newsletter

Industrie et service

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Illustration de la newsletter Industrie et service

D'une part, il pèsent sur les banques qui placent leurs liquidités excédentaires à la banque centrale et qui se retrouvent en quelque sorte "taxer". (La facture est estimée à environ 7,5 milliards d'euros en 2018 et principalement supportée par les banques allemandes et françaises, ndlr). Pour compenser ces effets, la BCE va mettre en place une méthode dite de tiering qui consiste à ne pas soumettre aux taux négatifs une partie des liquidités des banques commerciales.

D'autre part, en constatant que leurs placements sont peu rémunérateurs, les ménages peuvent faire le choix d'épargner encore plus au lieu de consommer et aggraver ainsi le ralentissement. Actuellement, les marchés considèrent que les effets positifs l'emportent sur les effets négatifs. Toutefois, progressivement cette politique monétaire atteint ses limites en termes de quantité et de durée.

Lors de son allocution, Mario Draghi a justement largement insisté sur l'importance du rôle des politiques budgétaires aux manettes des pays membres...

Depuis la crise de 2008, les politiques monétaires sont devenues prépondérantes au détriment des politiques budgétaires. Or certains pays présentent une situation financière plutôt saine. L'Allemagne montre un excédent budgétaire et connaît dans le même temps un ralentissement économique très marqué. Ce message était donc adressé en bonne partie à l'Allemagne et l'encourage à adopter une politique budgétaire contra cyclique.

À lire également

  • La BCE relance son programme d'achats d'actifs
  • Climat, proximité : Christine Lagarde dessine une BCE plus à l'écoute de la société
  • La BCE parle ouvertement de baisser les taux d'intérêt
Nous pensons que l'Allemagne va s'y résoudre si son économie se dégrade de nouveau, certes peut-être plus tard et avec une ampleur moins importante que nécessaire. Cette relance budgétaire sera demandée par les ménages si le chômage se dégrade encore et des forces politiques importantes, comme les verts et le SPD, y sont favorables.

Sous la pression économique et politique, le CDU devra progressivement céder

. 

Une politique monétaire plus souple n'est d'ailleurs pas la meilleure 

solution pour l'économie allemande, dont l'industrie souffre surtout d'une faible demande extérieure, 

liée à la guerre commerciale et au Brexit

, et non pas d'un environnement monétaire défavorable.

Juliette Raynal

Sur le même sujet

  • 1

    Pétrole : l'Irak anticipe un retour à la normale de sa production d'ici deux mois

  • 2

    Parcs éoliens et solaires : l’ombre de 2027 ouvre la perspective de « rachats à la casse »

  • 3

    Résistance aux antibiotiques : le CHU de Lyon en première ligne de la révolution des phages

  • 4

    Alstom, Forvia : des usines françaises passent à la défense en Allemagne