Prêt, dons et autres cagnottes : le financement participatif opère sa mue

 |   |  2170  mots
(Crédits : DR)
Professionnalisé avec l'essor du Web et mieux réglementé depuis 2014, le marché du « crowdfunding » est en pleine mutation. Dans un secteur très fragmenté, chacun ajuste sa stratégie en quête de rentabilité.

Le cadeau de départ d'un collègue, l'exposition photo d'une amie, le documentaire d'un cousin ou encore le voyage au bout du monde d'un couple d'amis récemment mariés... Qui n'a jamais été sollicité, d'une manière ou d'une autre, pour participer au financement d'un projet d'un proche ? C'est ce qu'on appelle le financement participatif ou crowdfunding en anglais (littéralement « le financement par la foule »). Cet appel à la générosité n'a rien de nouveau. Il existe depuis des siècles. La statue de la Liberté, à New York, n'aurait sans doute jamais vu le jour en 1886 sans la participation de millions d'Américains pour financer son socle. Entre-temps, Internet a fait son apparition et a permis de démultiplier la force de frappe de ces collectes en abolissant les frontières et en permettant de réaliser des financements à l'échelle internationale, à l'image de la montre connectée Pebble qui avait collecté 10,3 millions de dollars sur la plateforme américaine Kickstarter, née en 2009.

Le financement participatif consiste à collecter des fonds auprès d'un ensemble de contributeurs via une plateforme en ligne dans le but de financer un projet de manière directe. En France,...

Article réservé aux abonnés

Achetez l'article
Pour
0.49TTC
J'achète
Abonnez-vous
Accéder
Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous
Se connecter

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :